Bon voila le 2eme chapitre.
S´il vous plait lisez et donnez votre avis ce cerais cool...
Merci d´avance.
Chapitre 2 : Renaissance et cauchemars
Dans une petite maison d’un village adjacent à la commune de Madret, une famille était en effervescence, dans l’attente d’une arrivée. Une bonne grosse femme trépignait d’impatience tapant du pied.
« Tu crois qu’ils vont venir ? »
« oui »
« Je suis bien habillée ? »
« oui «
« Oh ! remet moi ce nœud papillon voyons ! »
« J’espère que je ferai bonne impression »
« Mais oui Margat, ne te fait pas tant de soucis »
« Oh ! Charles, j’ai peur »
Ils s’enlacèrent, Charles essaya de réconforter sa femme, mais tous ses efforts étaient vains. Quand on toqua trois coups sec à la porte, Margat sembla se transformer en flaque. Elle se mit à transpirer fortement et sa nervosité s’accrue.
« Entrez c’est ouvert ! »
Deux personnes pénétrèrent dans le vestibule de la petite maison. Margat et Charles étaient au bout du couloir.
« Hé bien ! Bonjour ! dit Charles »
« Bonjour ! répondit le plus âgé des hommes »
Le second ne dit rien. Une capuche cachait la moitié de son visage. Charles et Margat affichaient un grand sourire quelque peu forcé.
L’homme âgé reprit sa discussion en s’adressant à la silhouette encapuchonnée : « Avance donc et dit bonjour à ta famille d’accueil Valec ».
La silhouette s’avança prudemment et un bonjour glacé se fit entendre sous la capuche.
« Hum… il est un peu timide, excusez le ! dit l’homme visiblement gêné »
« Bien, je vais vous laisser »
Et il disparut derrière les haies du jardin. Valec retira sa capuche et adressa un regard étrange à Charles et Margat qui ne parvinrent pas à savoir s’ils ressentaient de la joie ou du mépris.
Valec saisit la main que Pénola lui tendait.
Un sourire illuminait son visage.
Jamais il ne l’avait trouvé aussi belle.
Par une force inexpliquée Val ferma les yeux et leurs visages se rapprochèrent.
Mais au moment où leurs lèvres allaient entrer en contact, Val sentit l’haleine de Pélona.
Une haleine glacée. Il rouvrit brusquement les yeux, Pénola avait le visage grimaçant, crispé de douleur et maculé de sang. Val fit un pas en arrière et sentit le vide sous son pied. Il était au bord du gouffre creusé par la foreuse. Pénola ria d’un rire qui gela tous les organes de Val. Elle tendit une main décharnée et poussa Val dans le trou. Un rire froid et hostile accompagnait sa terrible chute.
Valec se réveilla essoufflé et en sueur. Il reprit ses esprits, enfouit sa tête dans ses mains encore moites.
« Encore ce cauchemar… quand cela s’arrêta-t-il ? »
Val inspira et expira plusieurs fois. Il se redressa. Ses draps lui collaient à la peau. Il se leva et regarda par la fenêtre. Ce même cauchemar hantait ses nuits depuis qu’il avait failli. Pénola n’était plus. Il le savait très bien, mais cette dernière image restait solidement ancrée dans son esprit.
Les premiers rayons du soleil frappèrent le sol de la chambre de Val. Ce dernier ne s’était pas rendormi de peur d’avoir encore à affronter ce cauchemar. Quand les lueurs de l’aube eurent fini de remplir la pièce, il se leva, s’habilla et descendit pour dire bonjour à sa famille d’accueil.
Malgré un départ plutôt calamiteux, les relations entre le couple et Valec s’étaient nettement améliorées. A chaque fois que Charles ou Margat avait du mal à faire une tâche, il venait leur prêter main forte. Parfois, lorsqu’il se trouvait seul, la voix qu’il avait entendu au bord de la foreuse se manifestait, rabachant toujours la même chose : « tue le ! tue l’homme ! »
Cette fois elle se fit entendre si nettement que Valec appuya sur sa tempe comme pour faire cesser une douleur.
« Finit ta quête ! »
« Comment ? je ne sais même pas où il se trouve ! »
« Va à Madret »
« Pouquoi ? »
La voix ne se fit plus entendre.
Valec enleva la main de sa tempe et la douleur se dissipait.
« D’accord je vais le faire ».
Valec partit une nuit d’octobre alors que la pleine lune illuminait la nuit.
Il laissa juste un mot à Margat et Charles expliquant qu’il était parti vivre sa vie et qu’il avait pris quelques provisions. Val atteignit les fortifications de Madret en milieu de matinée. Le soleil éclairait les tours de guêt, plantées autour de l’entrée principale, tirant ainsi de leur rêverie des gardes engourdis de sommeil. Val pénétra sous l’arche baroque et imposante. Les rues fourmillait de monde et les voleurs exerçaient leur métier avec autant d’habileté que de discrétion. Par réflexe Val garda sa main sur sa bourse accrochée à sa taille. Il évolua difficilement dans les rues bondées et arriva enfin à une auberge. Il avait faim et ne pouvait plus tenir très longtemps car de l’auberge émanait un délicieux fumet de viande en cuisson. Mais il se ravisa à tourner la poignée de l’auberge car au même instant une hâche se planta dans la porte suivi de hurlements rauques.
« Suppôts de l’Empire ! dégagez ! on ne sert pas les lâches ! !! »
Valec recula d’un bon en arrière. Quelques secondes plus tard la porte s’ouvrit à grande volée. Une dizaine d’hommes en sortirent en courant, trébuchèrent et reprirent leur fuite en vociférant des insultes. Des couverts jaillirent par la porte mais manquèrent les hommes. Dans l’auberge, la voix rauque continuait à beugler : « Suppôts ! ne revenez plus ! lâches ! »
Un homme de grande taille sortit de l’encadrement de la porte. Valec mit la main à la garde de son épée, mais l’homme ne sembla pas lui accorder d’importance. Il continua de fixer férocement la direction dans laquelle les hommes couraient.
Il avait le visage cramoisit et sa tempe battait énergiquement.
Il laissa échapper un grognement et rentra dans l’auberge.
En refermant la porte nerveusement, celle-ci déjà en très mauvais état ne résista pas et se cassa en deux sur le seuil de l’auberge.