Quel joie de pouvoir faire copier/coller
Bonne lecture, je vous aime
( aheeeem
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Chapitre 44 : Général
Le héros du peuple asgharien fût amené d´urgence à l´infirmerie. Il saignait abondemment et ses yeux devenaient étranges. Huyvhar et Ika s´occupant des défenses du mur Est, Toson et Stirald devaient rester en permanence avec Gauvain. Celui-ci gémissait toujours quand le médecin arriva, accompagné d´infirmière et de la reine au bord des larmes.
Le chevalier la regarda d´un air absent quelques secondes, puis lui lança un sourir qui se voulait rassurant. Le docteur demanda à Messaline et aux soldats de sortir, afin qu´il puisse mieux s´occuper du blessé. Ils attendirent tous une heure, deux heures, trois heures, sans que rien ne se produisit. Quand ils décidèrent de s´en aller, une jeune infirmière sortit de la salle, livide. Elle leur confia qu´elle n´avait jamais vu corps si meurtri, et que cette opération délicate était son baptême de feu. Ils se rassirent, un peu soulagé. Ils avaient cru cette femme venir leur annoncer de mauvaises nouvelles. Toson et Messaline allèrent dormir, éreintés autant dans le corps que dans l´âme. Stirald resta de son plein gré dans la petite salle d´attente. C´était la deuxième fois qu´il vivait cette scène, la première pour sa mère défunte.
Il resta ainsi éveillé jusqu´à l´aube, attendant les nouvelles, bonnes ou mauvaises. Alors que les premiers rayons du soleil commençaient à le réchauffer, le vieux médecin sortit de la salle d’opérations. Ses yeux surplombaient de grandes cernes teintées de mauve, mais il avait l’air satisfait. Il aperçut Stirald, la mine toute aussi fatiguée, assis sur un chaise, et s’avança vers lui, étonné. Il prit place à côté du Sofien et parla le premier.
- Doux soleil, n’est-il pas ?
- Il est vrai, dit l’autre sans s’émouvoir.
- Peu de gens peuvent prétendre avoir des amis. Et sont encore plus rares ceux qui peuvent l’affirmer.
Il marqua une courte pause et frotta ses yeux rougis par la lutte contre le sommeil. Puis il poursuivit.
- Pourquoi avez-vous attendu toute une nuit de repos ?
- Je n’sais pas… c’est pas facile, de savoir pourquoi.
- Votre ami va guérir, mais pas tout de suite.
- Combien de temps devra-t-il rester ici ?
- Un an, voir un an et demie.
Cette affirmation était difficile à accepter, mais Stirald garda le silence.
- Je peux le voir ? finit-il par demander.
- Oui, mais pas trop longtemps… Nous avons tous besoin de repos.
- Je sais…
Le Sofien entra dans la salle, qui n’était éclairée que d’une toute petite bougie, pour ne pas réveiller Gauvain, pensa-t-il Il prit un tabouret et s’installa, s’assit près du lit de son ami et garda le silence, regardant son visage endormi. Stirald baissa la tête, et fixant le sol quelques secondes, il ferma les yeux, autant pour réfléchir qu’à cause du sommeil. Une voix le tira de sa somnolence.
- Stirald ?
- Gauvain, répondit l’autre d’une voix calme et rauque.
- Que fais-tu là ?
- J’attendais que tu te réveilles.
Le général se redressa quelque peu, et s’agrippa l’épaule en grimaçant. Sa douleur, il la cacha, et continua de parler.
- Depuis combien de temps ?
- Toute la nuit…
Gauvain le dévisagea, l’air très surpris, puis regarda le mur ne face.
- Merci, dit-il simplement. Dis-moi, combien de temps vais-je devoir resté cloué ici à ne rien faire ?
- Je, euh… balbutia l’autre.
- Et bien ?
- Entre un an et un an et demi, finit-il par dire tout bas, en baissant les yeux.
- Quoi ? s’exclama-t-il, complètement interloqué.
Un lourd silence s’installa pendant plusieurs minutes, puis Gauvain reprit la parole dans une longue inspiration.
- Alors tu vas commander les armées, dit-il, le visage fermé !
- Mais !
Le général prit les mains de son ami et plongea ses yeux gris dans les siens.
- C’est peut-être ma dernière requête. Bats-toi en mon nom et mène Asgharia vers le salut. Fais-le !
- Je… hésita Stirald.
- L’heure n’est pas à la réflexion ! C’est Ragnarok ! Alors s’il te plait, mon ami…
Il se tût quelques secondes, conscient qu’il avait gagné, et finit sur cette phrase.
- Reviens dans deux jours, je te dirai quoi faire.
Le Sofien quitta la pièce et se retrouva dans la salle d’attente, où il revit le médecin qui dormait en souriant. Il sortit du bâtiment, et alors qu’il allait refermer la porte, l’homme marmonna quelque chose d’incompréhensible.
Chapitre 45 : Le rôle des dieux
La guerre se poursuivait à Asgharia, et le soleil ne se levai toujours pas. Les chimères étaient maintenant de la partie, causant des dommages considérables à l´armée asgharienne. Gaia menait la danse de ses pouvoirs terriens meurtriers. Les hommes ne savaient que faire, rien ne l´arrêtait. Nombre de vaillants Asghariens, dont Sire Savialiro et Sire Aziha, étaient tombés devant elle en combat singulier. Sire Gauvain ne guérirait pas avant la fin d´Asharia, si cette déesse continuait de massacrer son armée.
Stirald avait accepté de prendre la direction des troupes, comme l´avait demandé son ami. Comme quand il était conseiller, il devait se battre chaque jour sur le champ de bataille, mais il ne restait qu´un soldat commun à un autre. Désormais, il allait être la cible favorite des Syriens. Il alla à la maison de jeunes de la ville et demanda à parler au jeune garçon qu´il avait adopté. Celui-ci arriva l´air incertain, mais se mit à courir vers Stirald à sa vue, criant joyeusement son nom.
- Papa! hurla-t-il de sa petite voix, l´enlaçant au niveau des jambes.
- Mysiar, souffla-t-il en le levant de sol.
Il avait ainsi appelé son fils en souvenir de son ancien ami, qui était mort trois ans auparavant.
- Papa va partir très loin, Mysiar. Peut-être qu´il ne reviendra pas...
Il ravala ses larmes et caressa vigoureusemet la tête de l´enfant en souriant. Celui-ci regarda son père, l´esprit plein de questions et d´hypotèses inconscientes.
- Pourquoi? finit-il par demander.
- Je vais te raconter une histoire, bonhomme. Tu veux bien?
Le petit hocha la tête, montrant son approbation. Il avait la bouche ouverte, ce qui révélait ses petites dents de lait. Stirald l´amena dans sa chambre et s´installa sur son lit, le petit Mysiar sur les genoux. Il prit une longue inspiration et commença sa petite histoire.
- Il y a longtemps, Libnan, notre dieu, a crée Héalia. Sur cette terre pleine de sagesse, il a dessiné les hommes. Certains voulaient être très forts, les plus forts du monde. D´autres voulaient avoir une vie tranquille, loin de l´antipathie humaine. Ces braves gens se sont retrouvés et ont crée des villages prospères où les incidents mauvais étaient rares et punis. Mais un jour, les amis de Libnan en ont eu assez de voir leurs créations s´éterniser dans leur monde monotome et relaxant. Alors ils ont offert aux méchants de grandes divinations très dangereuses pour qu´ils puissent les amuser en détruisant les petits villages prospères. Heureusement, Libnan a donné un héros aux gentils. Cet homme a sauvé les petites villes en danger, et a repoussé leurs ennemis très loin. Cet homme venait de terres légendaires, il s´appellait Gauvain. Pendant des siècles, il a aidé les peuples prompts à disparaître. Les grandes guerres qui décidaient de l´avenir de Héalia portaient le nom de Ragnarok. Chaque fois que Ragnarok éclatait, Gauvain intervenait. Beaucoup d´années avaient passé, et cette guerre était à son apogée. Le héros légendaire était incapable d´aider les villages prospères. Mais il disait savoir la solution de leurs misères. Un guerrier, son demi-frère, pouvait, avec l´aide d´un autre grand guerrier, sauver la ville. Il demanda à son ami d´envoyer un homme tuer la mère de son demi-frère et de retrouver l´autre grand chevalier. Celui-ci, qui s´appellait Ghad, allait donc bientôt faire la connaissance du demi-frère de son ami. Gauvain, le héros, demanda à son ami de faire cela à la treizième année de guerre.
Après cette longue histoire, Stirald ébouriffa les cheveux de son fils et parla une dernière fois, les larmes aux yeux.
- Et l´ami de ce héros, c´est un ami de son demi-frère, fils de la pauvre mère. Et cet homme, mon fils, c´est ton père.
Il prit Mysiar dans ses bras et serra très fort, pleurant à chaudes larmes.
- Souviens-toi de ce moment. Souviens-toi de moi et de cette guerre. Et vis loin de tout ça, loin de ces guerres incessantes.
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Fut ce bien?