comme je l´ai dit à l´école, j´arrete cs, ca me rend malade ^^
je remplacerai occasionellement par un chapitre 
En voila d´ailleurs un
Braises, Cendres, Flammes et Destruction
Quand il se réveilla, sa chambre était baignée de soleil et la fenêtre était restée ouverte, laissant rentrer le doux vent du matin. Il se redressa et regarda autour de lui avec satisfaction, se disant peut-être que le bonheur lui tendait les bras, sûrement même. Après s’être rafraîchi et rassasié au village, il rendit visite à ses proches et répondit aux appels de ses quelques admirateurs.
Il resta étendu à l’ombre d’un hêtre toute la matinée, pensant à ce qui l’entourait et retournant dans sa tête tous les points de vue possibles sur sa prochaine mission. Allait-il être assassiné par ce mystérieux guerrier dont Nibelem lui avait parlé ou triompher avec courage de l’épreuve ?
Lorsque midi fût sonné par les cloches de l’église, il retourna au marché et participa au dîner sur la place pour ensuite rentrer chez lui, l’esprit à la fois reposé et troublé. Une fois dans sa chambre, il empoigna son fourreau et se l’attacha au dos, comme toujours. Il prit un bouclier qu’il passa au dessus de l’épée, éteignit les quelques joyeuses bougies et sortit de nouveau à l’air frais pour se rendre dans les mines de Sofia. Ces mines pouvaient à la fois être un vrai isoloir et un cauchemar vivant ; il y allait dans l’espoir de trouver quelques objets intéressants.
Une fois à l’entrée des caves, il loua une torche et s’engouffra dans leur humidités d’un pas sûr et vif, la torche levée à ses yeux et sa lame en main. Il marcha quelques dizaines de mètres lentement, regardant partout autour de lui, se sentant observé. Arrivé à un pont à l’air incertain, il sentit derrière une chaleur intense. Il se retourna, et ce qu’il vit lui retourna le cœur : un dragon rouge le fixait, l’air peu commode et des flammes sortant de sa gueule. Il posa lourdement un de ses pattes et Ark vit de longues griffes se planter dans le sol pierreux, ce qui ne l’encouragea pas d’avantage à l’attaquer avec son épée ridicule.
« Pars ! bête infâme ! passe ton chemin et laisse moi ! »
Ses mots rendirent le dragon fou de rage : il cracha du feu aux pieds du commandant et planta ses longs crocs dans son bras droit. Ark hurla de mal et tomba à genoux, le bras perforé par la morsure, il ramassa son épée et transperça le corps immense de la bête, déversant un flot de sang incroyable sur le sol ; il s’écroula enfin au sol dans un cri perçant, manquant de peu d’écraser l’homme sous sa masse.
Il regretta de n’avoir pris son armure et l’épée sacrée qui lui avaient étés donnés, préférant une simple tunique et un glaive terni. Il se releva dans un gémissement, s’appuya sur une paroi et haleta de plus en plus calmement, laissant à son cœur reprendre un rythme régulier. Sa vue était floue et le vertige le gagnait peu à peu, comme quand on boit trop d’alcool trop vite, tout se mit à tourner autour de lui et ses jambes tremblaient de plus en plus violemment. Après quelques efforts pour marcher, il s’écroula, mortifiant ses genoux déjà sanglants ; il avait du mal à respirer et n’arrêtait pas de penser qu’il avait été stupide de venir en ces lieux pour rien. Alors qu’il agonisait vraiment, deux autres dragons, plus petits, se détachèrent des ombres de la caverne, non sans faire trembler les mines sous leurs pas puissant, et vinrent se placer devant Ark, Ark qui n’avait plus la force de relever la tête pour observer ces deux monstres sanguinaires.
Il était fini, il le savait et pourtant, il ramassa son épée et se releva dans un effort ultime pour tenir à ses ennemis. Son bouclier bien maintenu en poing, il fonça sur le premier dragon et à grands coups d’estoque, il se mit à le taillader avec une rage aveugle, le sang mauve sortait petit à petit du monstre paralysé par la rapidité des coups. Son congénère tenta de l’attaquer par derrière, mais une flamme immense surgit entre lui et le paladin, l’empêchant de faire un pas de plus. Lorsque la première bête tomba enfin, il se retourna et dans ses yeux dansaient braises et cendres, flammes et destruction. Ark fixa le dragon avec calme, leva son bras sanglant, resserra la main et dit dans un souffle ce mystérieux mot :
« Ignis ! »
Des flammes jaillirent du sol et parsemèrent le corps du monstre dans une danse folle et rapide. Treize secondes avaient passés quand les flammes s’évanouirent, laissant à la vue une plume blanche zigzagant doucement pour finalement retomber sur un tas de cendres noirâtres. Le commandant regarda quelques instants ce superbe spectacle, puis tomba au sol, plongeant dans une inconscience incertaine.