Les génomes concentrèrent leurs esprits afin de se trouver sur la même ligne spirituelle, l´accordance des âmes spéciales qu´ont les génomes servant finalement au rôle qu´ils auraient dû jouer : des réceptacles***
Les mages noirs utilisèrent cette justesse, formant une ligne spirituelle représenté par un cercle bleu, pour disposer leur magie sur le même modèle.
Ils embrasèrent le cercle qui prit feu et adopta une teinte violacée, puis il se dédoubla pour former comme un tube qui envellopa nos cinq magiciens. Ils accordèrent leurs esprits pour former magiquement le pentagramme, signe universel de la magie. Djidane forma un point bleu, Mikoto un point vert, Grenat un point rouge, Bibi un point vert et Beate un point jaune. Le tube de lumière les envellopa et ils furent dérobés à la vue des autres. Ils entrèrent enfin dans le monde des âmes. Un tourbillon d´intense rayonnement de toute les couleurs les transportait, les soulevait.
Ils traversèrent des plaines colorées, des montagnes enneigées et des plateaux arides. Mais ils étaient différent de ceux du monde réel. Ils étaient couverts de petites flammes blanches et bleutées, qui circulaient lentement dans tout les sens. Mais eux ne pouvaient pas s´arrêter, toujours emportés par ce tourbillon. Ils furent déposés en haut d´une colline verdoyante, totalement isolée du fait des montagnes environnantes. Cette colline leur rappella la prison naturelle de Kuja. Au milieu se trouvait un grand cercle de pierre, simple et sans décoration. L´endroit était désert. Djidane décida de se diriger vers le cercle, seul. Mais il lui semblai que plus il marchait, plus il s´éloignait ! Comme pour vérifier son impression, il se mit à courir. En effet, le cercle s´éloignait. Non, il se rendit compte que c´était lui qui refusait de s´en approcher.
Il s´arrêta, mais pensa que son frère avait lui aussi le droit à un repentir. Il avait agi par la peur de mourir cette même peur qui tenaille tous les hommes. Et puis ses amis étaient là, eux aussi. Il se retourna et vit tout les génomes, les mages noirs, mais aussi Freyja, Kweena, Steiner, Cid, Eiko, Bibi, et tout les autres, mais surtout Grenat, qui l´encourageai des yeux. Ils avaient vingt ans, ils pouvaient se marier mais Djidane n´avait pas voulu de suite. Il avait peur de manquer de courage.
Il ne se sentait pas prêt. Mais il l´était maintenant.
Déterminé, il avança. Et cette fois, le cercle se rapprocha. Et il aperçut un orifice au centre. Une grande fumée s´en dégagea, noire mélée de blanc, aucun ton gris, parfaitement entremélés sans se mélanger. Garland se dégagea de cette fumée, et s´approcha de Djidane.
Djidane : Garland!
Garland : Tu n´aurais pas dû venir !
Il déploya sa cape noire et son regard s´alluma de braises.