Progressant avec prudence, elel se résolut à sauter plutôt que de glisser et se faire mal. Elle prit donc sa respiration, et sauta. Elel atterit sans aucun mal, puis se dirigea vers le bois.
Grenat : Eh bien, j´ai toujours ces reflexes que j´ai acquis avec Djidane ! Bon, il s´agit maintenant de retrouver les autres, s´ils sont ici!
Elle passa entre les arbres aux milles couleurs, rouge, orange, vert, jaune, bleu, violet, tout se mélait pour donner à cette forêt calme un aspect paradisiaque. Elle atterit dans une petite clairière, au centre de laquelle se trouvait un puit de briques blanches. Des rayons du soleil tombaient au fond du puit, refletant le ciel comme un voile de lumière. Elle but un peu d´eau et sentit ses forces revenir. Puis un bruit doux la tira de ses pensées. Un oiseau tournoyait autour de la clairière, un magnifique oiseau aux plumes faites de lumière. Il faisait resplendir le ciel entre ses plumes, il avait de longs yeux bleutés, et ses serres avaient la couleur de l´or. Il criait, mais il criait doucement. Grenat eut l´impression qu´il appellait. Elel se cacha et attendit. Au bout d´un moment, l´oiseau ralentit la cadence, et vint se poser au bord du puit. Grenat eu alors l´impression que le soleil s´était concentré sur lui pour le faire briller de mille feux. Il était grand, il faisait facilement deux fois sa taille. Il but un peu d´eau, puis recommença à tournoyer au-dessus de la clairière, en appellant. Puis, comme un léger écho, vint une mélodie. Une douce et paisible mélodie, qui ressemblait au souffle de la brise au petit matin. L´oiseau redescendit alors, et se mit à changer. Grenat faillit crier, mais elle se retint. L´oiseau devenait humain. Il prenait la forme et la silhouette d´un homme. Celui-ci pourtant ne ressemblait pas aux autres hommes : sa peau aait un éclat nacré de bleu, et ses yeux était violets, ils brillaient comme une pierre précieuse dans le noir. Tout le long de ses avant-bras s´était formées des plumes fines qui ressemblaient à de longs fils d´or. Ses mains avaient aussi un léger aspect de serres. Il était vétu d´un long pagne blanc, et par-dessus, il avait une armure dorée qui lui couvrait les cuisses. Son torse était nu, avec toutefois un long collier pendant de son cou. Grenat ne le vit qu´un court instant et eu l´impression qu´il s´agissait d´une perle d´invokeur comme celle qu´elle possédait, mais avant qu´elle ait pu l´identifier, l´homme-oiseau s´était retourné. La mélodie était devenue une voie, courant entre les arbres. En effet, une femme chantait. Elle sortait du bois en marchant lentement et en chantant sa mélodie d´une voie qui ressemblait, en même temps, à un choeur de violons réunis, et au souffle du vent d´été. Cette femme était la plus belle que la jeune reine avait jamais vu. Elel ressemblait beaucoup à l´homme-oiseau, mais sa silhouette était élancée, fine, comme flottante, on avait l´impression qu´elle foulait le sol sans le toucher. Elle possédait des ailes fines, alors que l´homme, lui, ne les avait pas gardées sous sa forme humaine. Elle termina sa chanson, et se dirigea vers le puit. Grenat crut, là encore, distinguer une perle d´invokeur à son cou. L´homme-oiseau parla à la femme, dans une langue douce et aux sonorités plaisantes. Grenat admirait ces deux êtres qui, visiblement, s´aimaient d´un amour infini. Elle remarqua au front de la femme un diadème de pierreries, qui luisait comme une larme dans une rivière de diamants éclairée par un soleil d´or : une princesse, de toute évidence. Ce qui expliquait ces ailes qui restait après la " transformation". Leur amour était impossible, Grenat l´avait tout desuite compris, cela lui rappella vivement sa propre histoire. Puis l´homme-oiseau donna un baiser à sa compagne, et elle s´envola, transformée en aiglonne d´argent miroitante sous le ciel de rubis. Et là, l´homme tira de sous son armure de cuisse une épée magnifique, nacrée et aux reflets rouges de la passion. Elle était parfaitement taillée, d´une extrême finesse, les runes s´entrelaçaient vivement le long de la lame, et elle ressemblaient à l´épée des dieux Elfes dans les histoires fantastiques que Maître Totto racontait à Grenat.
Il se plaça en position de combat, et attendit. Le coeur de Grenat battait la chamade, elel était fébrile. Elle ne comprenait pas ce qu´il faisait. Soudain, un immense phoenix de flammes noires apparut, entachant la lumière qui tombait dans le puit, depuis le ciel. Il se métamorphosa en homme, ressemblant comme un jumeau aux premier homme-oiseau, mais il était noir et rouge, et ses yeux jaunes luisaient d´une flamme animée par la haine. Il tira lui aussi une épée, semblable à celle des vampires, avec des pointes sur les côtés. Il luis lança une parole méprisante, et se jetta sur lui, lame en avant. Ils s´entretuaient.