Dans la chambre de Dagga, Djidane sursauta en entendant une porte claquer.
« Qu’est-ce que c’était ? demanda-t-il à la jeune fille allongée sur le lit à sa gauche.
-Je ne sais pas. Une porte qui claque, rien d’autre.
-Oui, mais...elle a sacrément claqué fort...alors qu’on n’avance plus ! Donc faudrait qu’il y ait beaucoup de vent... dit-il.
-On devrait peut-être aller voir Lamie et Steiner... ? »suggéra Dagga.
Ils se dirigèrent sur le pont et découvrirent que le mât auquel était attachée Lamie était nu, et ses liens n’étaient pas au pied du poteau.
« Elle s’est libérée ? ?? s’étonna Djidane.
-Comment a-t-elle fait ? ! dit à son tour Dagga.
-Steiner ! fit Djidane d’une voix paniquée. Va chercher la hache de Lamie ! cria-t-il à Dagga qui s’exécuta sur le champ.
Ils se mirent à chercher Papy en courant, cherchant d’abord sur le pont, puis dans sa chambre et enfin aux toilettes. Ils ouvrirent à la volée la porte et hurlèrent en tombant nez à nez devant…
Le corps de Steiner se balançant à une corde au-dessus de la bassine d’eau des toilettes.
Aussitôt, Djidane qui avait la hache de Lamie en main trancha la corde qui retenait son ami qui tomba alors dans la bassine, inerte.
« Oh mon Dieu ! ! Djidane ! ! criait Dagga qui tremblait, secouée de sanglots.
Le jeune homme n’arrivait à articuler aucun mot, aucun son ne sortait de sa bouche. Ils restaient tous deux là, devant la bassine, devant celui qui fut leur compagnon de route, et c’était comme s’ils perdaient le Véritable Steiner. C’était Steiner, même dans le Monde Parallèle. C’était perdre un Ami !
-Mais que va-t-on faire Djidane ? » pleurait Dagga, le visage déformé par les pleurs,la terreur et les soubresauts de ses sanglots qu’elle tentait de contenir en vain.
Il ne disait mot, mais dans sa tête, un seul raisonnait : « LAMIE » .
-Comment a-t-elle pu faire une chose pareille ! ! Oh mon Dieu ! ! Djidane...poursuivait Dagga agenouillée devant la bassine.
-C’est la corde qui nous a servit à l’attacher . murmura-t-il. Je vais lui faire payer ! ! » hurla le jeune homme des larmes de rage coulant sur son visage convulsé.
Laissant Dagga près du cadavre de leur ami, Djidane sortit, la hache à la main. Mais au moment précis où il sortait des toilettes, on le frappa dans le dos à l’aide d’une énorme masse ronde et lourde, il s’écroula sous la surprise et la force de l’attaque.
Dagga qui avait entendu un bruit de trébuchement, hurla de peur , un sanglot dans la voix: « Djidane ? ?? »
A cet instant, Lamie débarqua brusquement dans la petite pièce en brandissant sa hache, elle riait, elle riait bien cette diablesse...en fixant Dagga, d’un air triomphant.
« Espèce de monstre ! !!! vociféra Dagga.
-Garde tes forces, ça serait dommage de les perdre en me criant dessus au lieu de les préserver pour ce que je te prépare...
-Mais qu’est-ce que tu crois ? demanda Dagga en reculant doucement à quatre pattes vers la bassine. Que tu vas tous nous tuer ? ! C’est mal nous connaître !
-Qu’est-ce que tu racontes...tu disjonctes ma pauvre. snoba Lamie.
-Je ne crois pas NON ! » cria-t-elle. Et en disant cela, Dagga devînt violette et brillante, elle était en état de Transe.
Surprise, Lamie recula d’un pas et se cogna au lavabo, la glace accrochée en face lui tomba dessus et se brisa en mille morceaux dans un bruit de porcelaine cassée.
-Sept ans de malheur ! ! dit Djidane de la porte.
-Djidane ! cria Dagga, rassurée de le voir en vie.
-On va lui régler son compte ! ajouta-t-il tandis que Lamie, des bouts de miroir incrustés dans la peau, saignait et tremblait de rage, sa hache en main, prête à frapper.
« Ouroboros » prononça mystiquement Dagga.
- Bahamut, chimère incroyable, mythique, sublime...fit son apparition et...[scène trop violente :x Censurée x: ]* > Plus de Lamie ^^
« On t’a vengé Steiner. »