Tandis que Dagga et Djidane étaient donc partis à la recherche d’un Piment Ankou afin de préparer une potion d’oubli qu’ils administreraient à Lamie, Steiner « tenait compagnie » à celle-ci :
« -T’es calmée, maintenant. dit-il d’un air suffisant.
-Fais gaffe à ce que tu dis...mon vieux... commença-t-elle d’un air menaçant.
-Sinon quoi ? T’es attachée, poupée...t’es loin d’être en position de force. Alors si t’es pas calmée...va falloir y travailler ! Et sérieusement ! renchérit Steiner sur le même ton.
-Ah oui ? répondit Lamie ironiquement.
-OUI ! ET CESSE DE PRENDRE CET AIR AVEC MOI ! SINON et là oui y aura bien un SINON, ma belle, J’TE JETTE PAR-DESSUS BORD ! !! vociféra-t-il.
-Comme si t’en avais les c... » Steiner ne lui laissa pas le temps de finir, c’en était trop, une femme n’avait jamais adopté une attitude aussi irrespectueuse avec lui...il était à bout...aussitôt, il plongea son regard dans celui de la jeune femme et l’embrassa furieusement. ( ! ) Attachée au mât, Lamie ne pouvait pas se défendre...c’était de l’abus ! A ce moment, Djidane et Dagga revinrent et tombèrent nez à nez devant la fiévreuse embrassade de Papy et de Lamie. Ouvrant des yeux ronds et des bouches à en rendre jalouses les carpes les plus souples ( nos amis ressemblaient donc...à deux merlans fris en fait. Dans le genre
multiplié par 10 au moins.), ils ne réagirent pas tout de suite. Ce fut tout de même au bout de quelques secondes qu’ils crièrent tous deux : « MAIS STEINER ! !! TU ES FOU ! !! » en se précipitant sur lui pour l’empêcher de continuer. Djidane l’emmena de force dans la chambre de Dagga, ferma la porte derrière eux, fit asseoir Steiner sur le lit et enfin s’adressa à lui : « Mais enfin Steiner... qu’est-ce qui t’as pris ? » Laissant Dagga et Lamie en face à face :
-« Que s’est-il passé ? demanda Dagga choquée et intriguée à la fois.
-Qu’est-ce que j’en sais, moi, de ski spass’ dans la tête de ce vieux morse ? On parlait...
- Oui, donc vous vous disputiez... corrigea Dagga.
- Oh...bon peu importe ! Tout d’un coup il s’est emporté et à foncé sur moi pour me coller ses lèvres pâteuses dessus ! Aaah...quand j’y repense...mais bwark
! reprit Lamie.
- Heu...oui, bon...bah...moi non plus je ne sais pas trop ce qui lui a pris mais bon... bredouilla Dagga.
- Mais y a pas intérêt à sk’il r’commence...j’t’assure que sinon... commença Lamie d’un ton menaçant.
- D’accord, d’accord. Mais, je...
- Au fait, tu t’appelles comment ? coupa Lamie d’un air curieux et doux.
- Dagga. répondit la jeune fille surprise que Lamie s’intéresse soudainement à elle.
- Dis, Dagga... c’est franchement serré cette corde...j’sens plus mes mains...si tu pouvais me détacher un peu...
- Oui...mais...non...attends ! Si t’es là, dans cette situation, c’est à cause de toi... et je ne pense pas que Djidane serait d’acc... fit Dagga réalisant qu’elle avait failli se faire piéger par l’air doux de Lamie.
- EH BEN PARLONS-EN DE DJIDANE ! J’LUI AI RIEN DEMANDE ! J’ME RETROUVE ATTACHEE A UN MAT, Y A UN MORSE QUI VIENT ME ROULER VITE FAIT UNE PELLE, ET UNE PUCELLE QUI ME TAPE LA CAUSETTE ALORS QUE TOUT CE QUE J’AI FAIT C’EST ME BATTRE CONTRE UN ESKURIAX ! !! PU...LUCHE ! ! FOUTEZ-MOI LA PAIX ! !! vociféra Lamie, la voix tremblante de rage.
- Alors, d’une, Steiner n’est pas « un morse », de deux, qu’en sais-tu que je suis « pucelle » ? Et de trois, je crois que la pelle que tu mérites, c’est pas roulée qu’elle va être mais PLAQUEE DANS TA SALE TETE VICELARDE DE...s’emporta Dagga.
- Nom d’un Puluche ! Dagga ! Arrête ! !! Qu’est-ce qui te prends à toi aussi ? ? intervînt Djidane alors que Dagga semblait prête à étrangler Lamie, le visage contracté de fureur.
- J’en peux plus ! !! Qu’ON LA JETTE PAR-DESSUS BORD ! ! cria Dagga sans quitter des yeux Lamie, qu’elle fixait d’un regard assassin.
- Mais ça va pas non ? T’es devenue folle ! J’t’ai jamais vue comme ça ! s’étonna Djidane.
- Elle n’arrête pas de dire des immondices ! ! reprit la jeune fille, outrée.
- Qu’est-ce que tu racontes encore ? s’énerva Djidane à son tour en s’adressant à Lamie.
- Mais rien...elle nous fait un complexe à propos de sa virginité...elle veut un morse comme amant... »fit Lamie d’un ton calme.
Dagga devînt rouge pivoine
: « Mais...MAIS ELLE EST COMPLETEMENT FOLLE ! !! Elle dit n’importe quoi ! » s’indigna-t-elle.
-Ouh là ouh là tout doux ! On se calme ! intervînt Steiner. Bon, j’propose qu’on fasse « ce qu’on a à faire » et qu’on laisse cette furie ici.
-Alors j’viens avec vous ? demanda d’un ton faussement innocent Lamie.
-Bah non. Répondirent ensemble Djidane et Steiner.
-Ah bon...parce que la furie ici...c’est pas moi hein
. .. »
A bout, Dagga quitta le pont d’une démarche décidée et rapide, suivit de Djidane, décidément dépassé par les évènements. ( Les femmes, c’est à n’y rien comprendre...)
Restés seuls, Steiner et Lamie ne dirent plus un mot pendant un long moment. Steiner faisait mine de regarder le paysage, et Lamie semblait observer avec intérêt ses pieds. Puis, enfin, ils rompirent le silence tous les deux au même moment :
-« Pour...commença Steiner.
-Est-ce... commença en même temps Lamie.
-Oui ? dirent-ils d’une même voix.
-Est-ce que tu pourrais me détacher un instant s’il te plais . .j’ai vraiment mal... demanda doucement la jeune femme.
-Un instant alors...grogna-t-il en s’exécutant.
-Merci. » dit Lamie.
Elle se leva et se dégourdit les mains et les jambes sur le pont de l’aérocargo, sous l’oeil attentif de Steiner. Après quelques minutes, Steiner, hésitant, la rattacha sans qu’elle ne s’y oppose d’aucune façon. Il dit alors aller faire un tour aux toilettes. [Passionnant]
Passant devant la chambre de Dagga, il voulut voir si la jeune fille s’était calmée ; trouvant le couple allongé sur le lit en plein bouche à bouche, Steiner préféra passer son chemin, sans doute que Dagga était moins énervée ( sans doute oui :o) perspicace le Steiner) que tout à l’heure.
Il entra donc dans les toilettes tranquillement et ( non vous n’aurez pas tout de suite les détails anatomiques de Steiner, bande de vicieux ! ) ferma la porte. Il s’installa donc sur « le trône », fit ce qu’il avait à faire ( oh ça va...j’peux bien raconter un tit peu quand même Steiner aux chiottes non ? ) et se leva pour se laver les mains. Enfin, il s’essuya dans un petit linge propre posé au bord de la bassine d’eau pour se rincer. Tandis qu’il s’essuyait minutieusement ( Steiner...maniaque de la propreté ? GENRE ! !!)dans ce petit cabinet , la porte grinça ( « le vent » pensa-t-il) et deux mains lui entourèrent la taille, deux volumes ( hum :x) s’appuyèrent contre lui et il fut plaqué contre le mur. Il sentit un souffle chaud et parfumé dans son cou : « Tu sais pas ce qui t’attends. » Aussitôt, on le retourna, dos au mur , c’était bien Lamie, d’un geste vif avec sa jambe droite elle ferma la porte, et se jeta sur lui.