-"Kwoooaaa" cria un chocobo.
-Oui Bingo, coubo
Tu peux manger ! se fit entendre une petite voix.
Dagga n´osait pas remuer d´un centimètre, elle se demandait quelle serait la réaction du chocobo et de son maître quand ils la verraient se lever du panier..on ne sait jamais ils pourraient avoir des réactions violentes créées par par la peur ! ! Elle préférait attendre là, à l´abris.
-Je suis fatiguée, coubo...je vais faire un petit somme, d´accord Bingo, coubo ? dit le petit mog.
-Kwo kwoaa..répondit le chocobo d´une voix compatissante.
Dagga aurait bien voulu voir ce qu´il se passait mais elle ne voulait pas se risquer à bouger et éveiller la curiosité des habitants de la petite maison.Elle était dans l´obscurité, entre le coussin et le panier.Elle attendait, tandis que sa joue s´appuyait contre les mailles tressées du panier. Soudain, elle sentit le panier remuer fortement, le coussin s´affaisser sur elle contre le bord du panier, les mailles rentrer dans sa peau, et un poids énorme se coucher contre elle en la comprimant de plus en plus. Elle avait mal, et se retint de crier. Elle entendit à côté d´elle : Dors bien Bingo, coubo . ..
-Kwoa kwoaaaa répondit tendrement le chocobo en s´enfonçant de tout son poids dans le coussin moelleux.
Dagga était écrasée comme dans une boîte de sardine, elle ne pourrait pas tenir longtemps ainsi. Il fallait faire qqchose car elle ne tiendrait pas le temps d´une sieste de chocobo! Ca remue un chocobo dans son sommeil en plus...non non non il fallait sortir de là ! Mais comment ? Doucement, elle entreprit de sortir la tête au-dessus du coussin. Entreprise plus que complexe car le panier la grattait, une des mailles s´était prise dans ses cheveux et le chocobo la tenait coincée de telle sorte qu´elle ne pouvait pas remuer d´un poil sans que ce fut indiscret. Alors tant pis, elle sortit son bras de sous le coussin et tâta la bête somnolante. Elle tâtait le flanc du chocobo, et, rapidement, elle se mit à la chatouiller vigoureusement en le poussant pour qu´il lui libère la place. Manque de chance, il réagit aussitôt et poussa un KWAAAAAAAA retentissant en écrasant de plus belle la jeune fille contre le panier sous l´effet de la surprise. C´en était trop, elle avait mal, elle avait peine à respirer, sa joue droite était rouge et imprimée des mailles du panier...et ce chocobo lui broyait le dos à l´écraser ainsi ! Bon sang mais que faisait-elle ici ? ? Elle se releva violemment alors que le petit mog demandait à son chocobo de se calmer. Dagga courut hors du panier en trébuchant sur une des pattes du chocobo qui remua à cet instant. Le mog cria...bref, c´était la panique. Comment Dagga allait-elle expliquer ce qu´elle faisait chez le mog et comment allait-elle ressortir de cette maison de fous ?
Nous revenons à Djidane et Steiner, ils sont toujours dans la chambre, à l´auberge et commence à se demander où est passée Dagga. Djidane a une superbe bosse bleue au-dessus de la tête, le baume à bien agit, il n´a plus mal. Il dit:"On devrait peut-être aller voir au village pour la ramener...
-Ouais...si ça se trouve elle s´est faite coincée par le maire ! plaisanta Steiner.
-Hey ! J´te défend de dire des trucs pareils ! le coupa Djidane en s´énervant à l´idée du dîner en tête à tête que Dagga et le maire auraient plus tard.
-Bon aller, on va la chercher !
Ils sortirent tranquillement de l´auberge et entendirent alors un bruit atroce, ils tournèrent la tête en direction de la source du bruit, c´était le moulin ! Il venait de s´effondrer sous leurs yeux ! !!! Paniqués, les deux hommes coururent aux décombres en priant pour que personne ne fut à l´intérieur à ce moment.
Les villageois sortirent tous des maisons pour venir voir la catastrophe . On entendait partout des petites voix paniquées : " Comment ça s´est passé ? ?? Qui c´est qui a fait ça ? ?? Où est Charlotte ? ?
Les enfants couraient partout à la recherche des personnes qu´ils espéraient ne pas avoir perdues dans l´accident. Une jeune fille courut jusqu´aux ruines, il s´agissait de la jolie blonde que Djidane avait invitée à dîner le soir même pour rendre jalouse Dagga. Elle semblait effarée et s´était aussitôt mise à enlever les débris. Djidane et Steiner la regardait faire, comme ahuris, puis, réalisant qu´il pouvait y avoir des gens coincés sous les décombres, ils rejoignèrent la jeune fille pour l´aider. Les enfants s´étaient un peu calmés et quelques uns commençaient à s´approcher du moulin en ruines pour aider. Une petite fille, choquée par l´accident s´était mise à pleurer, toute seule par terre. Une deuxième la rejoingnit et s´agenouilla près d´elle pour la réconforter.
Deux heures passèrent, on enlevait ce qu´on pouvait, des morceaux de bois, des pierres, des mécanismes étaient retirés un par un par les courageux habitants. Le maire avait fait l´appel et tous les villageois étaient présents. On était rassurés...sauf Steiner et Djidane qui craignaient fort que Dagga se trouva dans le moulin au moment où la catastrophe s´était produite. C´était eux à présent les plus actifs. La jeune fille blonde les aidait aussi mais commençait à fatiguer, il était près de 18hoo, le soleil était bas, la luminosité diminuait peu à peu. C´est alors que Steiner retire un énorme morceau de pierre et trouve la porte cylindrique, complètement écrasée en dessous. Cabossée de toutes parts, on voyait bien qu´on ne pourrait pas l´ouvrir en essayant de faire tourner la poignée normalement. Tout était applatit. Steiner et Djidane se regardèrent mutuellement et tentèrent d´arracher la porte de toute leur force. Rien . La jeune fille se joignit à leurs efforts, et peu à peu, les villageois les aidèrent du mieux qu´ils purent. Mais la porte ne bougeait qu´un peu. Djidane eut alors une idée, il demanda à ce qu´on lui amène un corde et la noua à la poignée, la corde mesurait environ 5mètres, elle était solide et chacun prit un morceau, une chaîne humaine se forma alors. Et, au commandement de Djidane, tous tirèrent de toute leur force. Et là, la porte cèda dans un bruit sec de ferraille cassée. Les villageois crièrent " Hourra" et Djidane suivit de Steiner se précipita jusqu´au trou pour voir où cela menait. Sauf qu´il n´y avait pas de trou...tout était bouché par de la terre !