Le jeune homme sortit donc en silence de la chambre et se dirigea à pas feutrés jusqu´à la porte d´entrée. La pièce était vide et très sombre,néanmoins,une faible lumière permettait à notre héros de voir où il allait. Cette lumière était émise par les quelques restes d´un feu qui avait été allumé récemment mais il n´avait pas été alimenté et les braises flamboyantes s´éteignaient peu à peu. Un silence total reignait dans l´entrée. Mais il fut soudain rompu par un bruit de ronflement mélangé à un cri aigu. Ce cri provenait de la cheminée, Djidane fit volte-face et se retint de crier en plaquant ses deux mains sur sa bouche grande ouverte par la surprise. Il tremblait de tous ses membres, voulant fuir le danger plutôt que de l´affronter, il se précipita vers la porte et l´ouvrit à la volée, la peur lui donnant des ailes et de la force. Un courant d´air s´engouffra dans la pièce tandis qu´il sortait en courant. L´air se propagea jusqu´à la cheminée ou les qqes braises rougeoyèrent, attisées par le vent.Puis, elles s´éteignèrent pour de bon lorsqu´une chose, poussée par le courant d´air tomba lourdement sur elles. Le chat ( !) hurla de surprise et de douleur ( la chute+la chaleur des braises qui venaient à peine de s´éteindre...ça fait mal quand même, pauvre bête.) et bondit hors de l´âtre pour se réfugier sous le comptoir de son maître qui était parti se coucher qqes minutes plus tôt. Réveillée par le cri suraigu de la bête, Dagga se redressa brusquement sur son lit et courut voir la source de ce bruit. Elle devina qu´il s´agissait du chat après avoir entendu un petit crachement digne de l´animal. Rassurée, elle revint dans la chambre et là, s´aperçu que Djidane avait disparu. Prise de panique elle alla tout de suite réveiller Steiner qui ronflait et qui n´avait même pas remarqué l´agitation de l´hôtel. Elle monta sur le lit, et se pencha sur Steiner en parlant à voix haute: " Steiner, vite Steiner, il y a un problème ! Djidane n´est plus dans son lit ! Réveillez-vous s´il-vous-plait ! Il faut le retrouver !
-(Ermergeant des profondeurs de la nuit, des draps,de la sueur-berk mais c´est vrai il faisait chaud- et des rêves)Hein...?Mais que...quoi? Qu´ezquizpas?"
Le secouant elle se répète et le tire du lit. Il secoue la tête pour se réveiller et prenant conscience de ce que la jeune fille lui dit, il articule d´un ton décidé:
-"D´accord, on y va ! "
Et ils s´élancèrent hors de la chambre et sortirent en trombe de l´hôtel. Dagga creignait que Djidane ait quitté le village et qu´on ne puisse le retrouver. Ils avaient dormis 1heure et demi et il faisait nuit noire. Mais leurs yeux s´étaient habitués à la pénombre et ils distinguaient leur environnement. Avec difficulté mais au moins, ils voyaient qqchose. " Tous" ( yen a pas bcp nonplus.) les magasins et les habitations étaient fermés à clef donc Djidane ne pouvait pas s´y trouver. Steiner et Dagga cherchaient des traces de vie mais rien ne bougeait dans le petit village et la jeune fille commençait de plus en plus à paniquer. Quand Steiner romput le silence en lui redonnant espoir: " Et chez Papy Moricio? Si on allait voir chez lui ? Djidane est peut-être là-bas !
-Oui ! "répondit Dagga d´une voix pleine d´espoir.
Ils coururent jusqu´à la sortie du village et se ruèrent chez Moricio, " le pépé des cafés".
On aperçevait une faible lumière qui éclairait la petite maison du vieillard. Steiner était sur le point d´arracher la porte mais la voix de la raison ( >Dagga) lui dit :"Non, je pense qu´il vaut mieux frapper avant d´entrer Steiner, si Djidane n´y est pas, nous aurons dérangé et effrayé ce vieil homme pour rien.
Steiner acquiesça et toqua à la porte de trois petits coups secs.
Une chaise racla le sol terreux derrière la porte et on entendit qqn claudiquer jusqu´à l´entrée. Une vieille voix chevrotante mais nullement effrayé se fit entendre:"Qui va là?
Dagga prit la parole:-Excusez-nous de vous déranger monsieur, nous sommes de personnes qui tentons de retrouver un ami à nous. Nous aimerions savoir si vous avez vu qqn venir par ici...
( Pas de réponse)
Nous sommes vraiment désolés monsieur, mais cette personne compte vraiment beaucoup pour nous et malheureusement nous ne savons pas où elle est allée...
( Pas de réponse)
L´ombre derrière la porte ne bougeait pas, elle semblait attendre. Dagga l´observa et quand elle se décida en regardant Steiner d´un air consterné à partir, un cliquetis se fit entendre et la porte s´ouvrit lentement dans un grincement de gonds rouillés et crasseux. Dagga reposa ses yeux sur la porte tandis que celle-ci s´ouvrait et laissait apparaître Moricio, le visage plissé, tellement plissé qu´on avait du mal à distinguer ses yeux et sa bouche des rides. Les sillons de l´âge marquaient absolument tout le corps du vieil homme : ses mains, son cou,ses pieds ( dans des petits chaussons rapiécés)...il faisait peine à voir. Dagga ne l´avait jamais vu ainsi. Elle le regarda les yeux brillants, ce petit vieux que Djidane et elle aimaient tant et avaient aidé allait-il les aider ?