- Ce serait avec plaisir que je vous conseillerai jeune homme. Vous avez sauvé la vie de mon fils, c´est à mon tour de vous aider, quoique vous vouliez ! fit la vendeuse.
-Merci Madame mais considérez -moi seulement comme un client. Je ne vous demande pas de me rendre la pareille, encore une fois,n´importe qui aurait fait la même chose. répondit Djidane.
-Comme vous voudrez ! Bon alors, votre amie est comment physiquement ? Pour le maquillage il faut savoir sa couleur de peau, de cheveux et la couleur de ses yeux aussi !
-Ah,si vous le dîtes, mais pour les cheveux c´est pas important puisque je vais lui prendre une perruque. C´est une femme aux yeux bruns, comme les miens et elle a un teint comme vous, clair.
-Alors dans ce cas je vous conseille de prendre d´abord la perruque et nous choisirons son maquillage ensuite ! Veuillez me suivre...
Elle l´entraîna dans le fond de la pièce où Djidane pu voir au moins un millier de perruques ttes plus belles les unes que les autres. Des bouclées, des lisses, des courtes, des longues...des rouges, des bleues, des vertes,des blondes, des brunes...il y avait vraiment beaucoup de choix . Finalement, il opta pour une perruque qui ne s´éloignait pas trop de sa couleur naturelle : le chatain clair. Il y avait de superbes ondulations qui donnaient tout leur charme à la perruque. Elle était plutôt longue, elle arrivait un petit peu sous les épaules. Djidane demanda à la vendeuse s´il pouvait l´essayer en lui disant que son amie faisait environ le même tour de crâne que lui et que ce serait bien de voir si cela n´était pas trop petit, ni trop grand. Elle lui montra une glace et il posa la perruque sur sa tête. Il aurait pu ressembler à une jolie jeune fille s´il ne s´était pas aperçu que la vendeuse pouffait de rire dans son dos, ce qui l´irrita et lui fit prendre une moue énervée et loin d´être féminine. Il retira rapidement la perruque et dit à la vendeuse : " C´est bon j´l´a prend..." Celle-ci, réprimant son rire lui prit la perruque et l´emmena au comptoir.
Ayant repris son calme elle dit: " Bien, à présent il faut trouver du maquillage...tenez, c´est là-bas, sur cette table ! "
Djidane se dirigea vers la table et pris à l´aveuglette un peu de tout, il finissait par en avoir marre de cette séance de " féminisation " . Il revint au comptoir alors que la vendeuse venait le rejoindre et lui fit signe qu´il allait payer.
Quelques minutes plus tard, le jeune homme sortait avec une poche et un bon de réduction pour ses prochains achats.