Les discussions avec Dak'kon sont très intéressantes, et j'aime beaucoup la nature de la relation qui le lie à Sans-Nom. Ignus est... très chaotique, les discussions avec lui sont assez mouvementées, surtout lorsqu'on lui demande de nous enseigner la magie. J'aime beaucoup la nature torturée de ce personnage (ainsi que le fait que Sans-Nom soit en partie responsable de ce qu'il est devenu). Vhailor est excellent, le bourreau impitoyable qui applique froidement la justice, ça change agréablement du cliché du paladin dopé à la moraline qui sauve la veuve et l'orphelin. En fait, les compagnons les plus intéressants sont ceux avec lesquels Sans-Nom a un passé commun : Dak'kon, Morte, Ignus et Vhailor. Grace, Annah et Nordom, je les trouve un peu plus fades (surtout Nordom mais lui c'est une sorte de compagnon bonus, à l'image du labyrinthe où on le trouve).
(c'est surtout ça que je reproche, les combats de rpg avec un groupe c'est comme les ff, ça devient interessant A PLUSIEURS, sans compter que j'aime bien parler avec les différents perso).
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Je ne dis pas que j'aurais apprécié de faire tour le jeu en solo, moi aussi j'adore les RPG "en groupe", mais j'apprécie cette sensation de déréliction qu'on ressent à Péragus, dommage que cette partie du jeu soit un peu gâchée par une phase de tir au pigeon avec les dizaines de soldats sith qui débarquent de nulle part lorsqu'on s'échappe à bord de l'Ebon Hawk (encore une belle incohérence du scénario).
Pour la ressemblance entre Mira et Annah, non ça ne m'avait pas sauté aux yeux. Mais maintenant que j'y pense, ça doit être pour ça que je ne l'apprécie pas non plus.
Bishop est un type cupide, égoïste et qui se montre désagréable avec absolument tout le monde. Le fait qu'il ait prévenu son village montre qu'il lui restait à l'époque un peu de compassion qui s'est évaporée depuis. Sa philosophie, c'est : le fort survit, le faible meurt. Il respecte d'autant plus le héros lorsque celui-ci se montre impitoyable et calculateur. Par contre, on peut effectivement se demander pourquoi il n'a pas tué Duncan pour le réduire au silence plutôt que de rester lié à lui par une dette ? Il n'a pourtant pas l'air de constituer un adversaire bien dangereux... J'ai l'impression que le scénariste n'a pas voulu se casser la tête à expliquer cette incohérence.
Ammon Jerro, je l'apprécie parce que c'est le compagnon le plus ambigu et le plus complexe. Sa philosophie ne consiste pas à se comporter de manière vertueuse ou égoïste, mais à s'assurer par tous les moyens que son objectif, qu'il pense juste, sera atteint.