Laureena et Toran, après avoir echangé un regard, avalèrent à leur tour la potion. Celle-ci, à leur grande surprise eut un effet immédiat. Il leur semblait avoir les yeux élargis de force, étirés sur les côtés. Gregoroff semblait avoir déjà utilisé des potions de cette sorte et maitrisait les effets. On ne pouvait pas en dire autant de ses deux compagnons, qui n'avaient pas le moindre contrôle sur leurs yeux. Le monde leur apparaissait tantôt bleu, tantôt rouge, tantôt blanc et leur yeux se focalisaient sur tel ou tel objet.
Toran vomit et Laureena se sentait sur le point de s'évanouir. Gregoroff leur fit alors sentir un parfum, ce qui eut pour effet de calmer leurs nausées.
-Au nom de tous les dieux et de leurs putains, s'exclama Laureena avec une vulgarité innatendue, cela aurait été trop demandé d'êtr avertis de ce genre d'effets secondaires ??
-Navré, répondit l'apiculteur, l'air coupable. Cela fait belle lurette que je m'étais habitué à ces potions, j'en avais oublié les vertiges.
-Bon ça va déjà mieux, dit Toran, avec un geste pour calmer le Lynx qui semblait assez énervée, commençons cette traque.
Je propose qu'on aille à pied, je ne vois pas l'intérêt d'amener les chevaux, si on passera notre temps dans des grottes ou à renifler par terre pour chercher la trace du loup.
-D'accord avec toi, dit Laureena, impatiente d'en découdre, direction la brume!
Le Chemin qui s'ensuivit fût haut en couleurs, c'est le moins que l'on puisse dire ! Les traces de luttes de la veille apparurent aussitôt aux trois compagnons. Toran avait déjà goûté aux vodkas hallucinogènes, mais ne savait pas encore les magner. Il fut donc plus à même que Laureena de distinguer ce qu'ils cherchaient avec Gregoroff.
En effet, le pistage fût bien plus aisé : les pas dans le sol, les traînées et taches de sangs étaient rayonnaient comme par magie.
Mais les effets hallucinogènes étaient particulier à l'utilisateur, Toran parcourait des sentiers où des morts s'entassaient, et des souvenirs difformes de son passé resurgissaient, tandis que Laureena semblait gambader au début dans une forêt riche et luxueuse, des animaux oubliés ou n'ayant jamais existé, mais surtout des elfes lui souriaient tristement.
Gregorof lui, habitué parcourait encore les toits en chaumes de villages morts aux milieux des marais, il s’efforçait de ne pas regarder la Lune haute dans le ciel...
Les rêves de chacun commencèrent à s'estomper aux approches de la grotte où Bleiddfoilé s'était apparemment cachée. Il reprirent tous leurs esprits après un grand frisson froid !
-« Brouuuuh ! Les effets se dissipent ? Demanda Laureena en se frottant les épaules.
- oui, mais seulement les indésirables, pour moi, cela fait quelques minutes déjà, mais je suis habitué à cette substance. » Gregorof répondit avec assurance, mais il était lui aussi en nage dans ses vêtements.
Ils pénétrèrent dans la caverne, les torches n'étaient pas indispensables, les parois étaient bleutées à leur vue, mais c'était l'effet de la potion.
La pente venait de s'accentuer lorsqu'ils dérapèrent tous trois sur le sol, à cause de ce qui paraissait être une forte humidité.
Ils contrôlèrent difficilement leur descente, et atterrirent finalement sur un entassement étrange : ils étaient dans un antre où étaient entassés par dizaines des corps et des membres mutilés, un véritable charnier.
L'humidité au sol était du sang encore frais, des grognement se faisaient entendre au loin ...
Les trois aventuriers essayèrent tant bien que mal de ne pas dérapez sur les cadavres qui jonchaient le sol. Après une rapide analyse des corps et des vêtements qu'ils portaient; ils se rendirent compte que les cadavres n'était que des magiciens, sorcières et autres diseuses de bonnes aventures.
-A ce rythme là, Bleiddfoilé atteindra sa forme finale plus bien rapidement que je ne le craignais. Analysa calmement Gregoroff.
Ils continuèrent de marcher en direction des bruits et se retrouvèrent nez à nez devant trois couloirs distincts qui s’enfonçaient dans les profondeurs de la grotte.
-Eh bien si c'est pas le destin qui à décider de se foutre de notre gueule je veux bien devenir paysanne. Lacha grossièrement Laureena.
-Je crois qu'il n'y à pas trente six solutions, on va devoir se séparer. Commenta Toran.
Heimrich prit le couloir de gauche en tenant fermement son fusil dans les mains, Laureena prit le couloir de droite, ses deux lames en mains et sa dague dans la bouche tandis que Toran prit le chemin du milieu avec son épée dans la main droite et une chaîne en argent enroulé autour de son bras gauche. Toran n'aimait pas du tout la situation actuelle, il n'entendait que ses pas résonnait sur le sol et il voyait des traces de griffures phosphorescentes partout sur les murs du couloir qu'il traversait. Il faisait de plus en plus obscur et voyait à peine devant lui quand d'un seul coup il se retrouva dans un salle circulaire et haute de plafond. Soudainement des bruit de pas rapide se firent entendre près de lui et il vit une silhouette fonçait vers lui qu'il discernait très mal dans le noir. La silhouette l'attaqua avec une épée qu'il contra par réflexe et par chance. Il recula en arrière et pivota pour charger ce qui lui évita de se pendre une dague en plein visage. Il fit tourner sa chaîne en argent et la jeta droit dans les jambes de la silhouette. Au lieu de chuter comme c'était le cas à chaque fois, la sombre silhouette esquiva habilement la chaîne en improvisant un poirier spectaculaire pour éviter l'assaut. C'est lorsque Toran vint au contact, épée contre épée qu'il se rendit compte contre qui il se battait.
-Laureena ? C'est toi ? MERDE ! lacha Toran.
-Conneries d'obscurité, ta failli me tuer enfoiré. Putain j'espère que le pognon qu'on va se faire vaut largement ce maudit contrat. Râla la Lynx en crachant par terre.
Les deux aventuriers se mirent à rire de bon coeur une fois l'adrénaline passé car ils avaient failli s'entre tuer. Puis un grognement qu'ils reconnurent immédiatement se fit entendre en avant, puis un second grognement inconnu. Ils coururent comme un seul homme en diretion du bruit et qu'elle ne fut pas leur surprise alors. En effet devant se tenait Bleiddfoilé, le grand loup noir qui avait désormais l'apparence d'un énorme loup garou, qui luttait griffe contre griffe contre un autre monstre. Un monstre poilu avec des oreilles de chauves souris et des crocs plein la bouche, un monstre qui portait néanmoins un costume déchiré, un chapeau haut de forme et un monocle à l'oeil.
-DE L'AIDE SERAIT LA BIENVENUE. leur lança le monstre Sir Heimrich Gregoroff le monstre apiculteur.
Remis de leur stupeur de voir leur ami changé en monstre, ils attaquèrent le Bleiddfoilé. Celui-ci hurla alors et des squelettes vinrent à sa rescousse. On pouvait imaginer que le monstre soumettait les cadavres de ses victimes et les controlaient. Certains n'étaient que des os blancs, d'autres étaient couverts de lambeaux de chairs et certains étaient de vrais zombies, encore dans leur tenues de vivants.
Le combat de prolongeait. Gregoroff luttait rageusement contre le Bleidd tandis que Toran et Laureena faisaient face aux hordes de draugr. Ceux-ci étaient lents, mal équipés et faibles, mais leur nombre impressionnant finirait par submerger les deux compagnons d'armes. Ayant compris ça, Laureena ramassa le fusil de Gregoroff, et couru dans un couloir qui partait de la salle. Les draugr la suivirent, et Toran, profitant d'un moment de répit, décida de venir en aide à l'apiculteur.
Le Lynx s'enfoncait dans le tunnel obscur, dont meme ses yeux de chat avaient du mal à distinguer les contours. Arrivée à ce qui semblait être le bout de cette impasse, elle se retourna, visa et commença à tirer. Entre les éclairs et les bruits assourdissants de détonation, elle ne savait pas si elle faisait mouche ou pas, mais elle continuait de tirer, recharger et tirer, encore et encore, jusqu'à ce que son bras ne puisse plus contenir le recul du fusil. Epuisée, mais satisfaite, car tous les dragr étaient morts, elle était sur le point d'aller voir ses amis quand une main attrapa sa botte. Laureena se retourna, prête à frapper, et vit un enfant, ou plutôt un jeune elfe (de sang pur) attaché et au bord de l'agonie. Un choix se porta alors à ses yeux : aider ses compagnons ou sauver la vie du jeune elfe, qui ne pourrait pas survivre à quelques minutes sans eau et nourriture...
D'une main protectrice, elle caressa et calma le jeune elfe qui pouvait à peine parler, il était déshydraté et en anémie ... elle n'avait pas pris de gourde, mais improvisa un récipient avec ses mains; mais voilà, malgré ses sens provisoirement aiguisés, elle ne percevait pas d'eau. elle fouilla quelques corps et trouva des œufs étranges : c'était parfait !
Elle les ouvrit avec précaution, l'odeur et le goût feraient l’affaire, il fallait des protéines à ce jeune elfe !
Ce dernier avala goulue-ment et presque en convulsion le liquide épais, il ne pouvait pour le moment rien faire d'autre dans son état.
Laureena avait occulté tout bruits venant de l'autre bout du corridor, c'est finalement Toran qui en émergea, suant sang et eaux. Elle sursauta en agrippant machinalement son épée.
-« Bien, tu es encore en vie. » dit-il encore essoufflé.
- Bleiddfoilé est mort ?
- Non, il a relancé une vague magique, et il a disparu … il y a des survivants ? Remarqua-t-il en voyant l'elfe.
- Il est apparemment le seul … il a besoin de soins. »
Toran s’approcha en dérapant sur le charnier dense de cette pièce et s'agenouilla pour ausculter l'elfe. Ce dernier dormait déjà, mais suait légèrement, Toran mit sa main sur son front : il était brûlant, mais le corps avait légèrement froid.
Ils ramassèrent quelque vêtements et des bouts de cadavres des draugrs, firent un cercle en pierre et allumèrent un feu près de l'elfe.
Gregoroff revint sous forme humaine, torse nu, ses caleçons déchirés tenaient encore malgré tout.
Laureena lança :« La prochaine fois, prévenez nous s'il y a un détail que nous devrions connaître à votre propos, ça nous évitera de vous confondre.
- Rassurez-vous, j'ai dépassé mes premiers instincts animal, par contre, avez vous remarqué sa mutation Toran ?
- Il est abominable oui ! La chaire est apparente par endroit, des membre qui ne devraient pas s'articuler bougent ...
- Attendez ! Intervint Laureena. Ce n'est pas du tout ce que vous nous aviez dit !
- Ma foi, c'est vrai, et c'est bien ce qui m'inquiète … Gregoroff avait l'air inquiet, et son monocle tremblait. Il doit s'agir d'une victime de Bleiddfoilé ….
Ils se regardèrent, remplis d'appréhension. Gregoroff les mena vers l'endroit où il pensait avoir retrouver la Bête, laissant l'elfe dormir en paix avec un petit feux crépitant.
Des hurlements parvenaient à leurs oreilles, le chemin ne faisait aucun doute … ils allaient devoir combattre encore plus profondément dans les souterrains.
Toujours aussi implusive, Laureena lanca un des petits couteaux qu'elle avait dans sa botte en plein dans le visage du Bleidd.
Ce qui suivit surpris même l'agguéris Gregoroff : la créature attapa le couteau entre deux doigts fins et osseux, et renvoya le couteau en coupant au passage une mèche de cheveux du Lynx.
Subjuguée, celle-ci faillit tomber.
Le Bleiddfoilé, malgré le visage dur comme la pierre, fit semblant de sourire et dit ": L'heure n'est pas encore au combat...Je crois que vous n'avez pas bien compris à qui vous aviez affaire.
":Je pensais avoir affaire à une bête sanguinaire qui décimait des mages et des elfes pour accroitre sa puissance maléfique. Si je me trompe quelque part, dites le moi brava Toran.
-Doucement jeunes impudents...La seule chose qui me retient de vous tuer est mon admiration pour votre art du combat de mélée. S'il n'y avait pas ça, cela ferait bien longtemps que vous nourririez les rats et les chauves souris. Un peu de tenu je vous prie. La prochaine bravade vous coutera la vie!, les menaça le Monstre.
Nos héros se regardèrent tour à tour, et Grégoroff prit la parole :-Bien, puisque tu sembles décidé à vouloir discuter, monstre, et bien discutons. Tu disais que nous ne savions pas à qui nous avions affaire, pourtant mes ancêtres semblaient en savoir long sur toi et sur ton projet de domination du monde, ce qui jusque-là me paraît crédible.
A cela, il ne répondit tout d'abord rien, et se contenta de sourire de toutes ses dents.
-« Voyez vous, je ne puis emmagasiner plus d'une certaine quantité de magie, et ce malgré la faim primitive qui m'y pousse pour atteindre un nouveau stade de maturité. Mais le fait est, cela fait longtemps que je suis adulte, peut être même immortel, que je ne mûri plus, aucune évolution, rien ! Quand à la faim, eh bien …. disons que j'apprends ces dernière années à ne pas « trop » manger. Son sourire avait disparu, et il apparu presque sincère aux trois compagnons.
- Comment ça, ces dernières années ? Intervint Toran. Nous vous avons croisé pas plus tard qu'il y a cinq minutes, et vous n'aviez pas cette apparence !
L'homme qui se tenait devant eux paru interloqué.
- Hein ?! Ah, non, ce n'était pas moi ! Répondit il soulagé. Non non, je peux certes m'approcher de la forme de loup garou, mais pas muter à ce point de bizarrerie ! Ah ah ah ...
Laureena détestait la manière condescendante qu'il prenait pour rire, Gregoroff écoutait inquiet ce qu'il craignait alors que l'ennemi terminait son éclat de rire forcé et hautain.
- … Ah ah ah, non, mais quand à vous maître Gregoroff, j'ai entendu parler de vous !
- Comment cela ? Répondit le concerné, avec calme et appréhension.
-Tout de même, quand on risque d'être pourchasser, autant s’intéresser à nos éventuels poursuivants ! De plus, vous pouvez m'aider ! »
Tous trois se retournèrent, le grand loup noir qu'ils avaient pourchassé jusqu'ici se tenait derrière eux, la gueule (ou du moins ce qui en restait de visible) pleine de bave et de sang. Laureena le voyait pour la première fois ainsi, et en effet, le mot abomination était de vigueur !
La Bête avait encore grandi, la fourrure avait laissé place à de la chaire à vif, sa cage thoracique était ouverte, mais des os s'y articulaient d'une manière horrible, laissant entrevoir une grande parie de ses entrailles. Elle laissait échapper des rugissements rauques et graves, paraissant prête à bondir sur les trois compagnons.
L'homme derrière eux interrompit le silence.
-« Mes chers amis, je vous présente feu Monsieur Wilson ! Lança-t-il guilleret. Un brave paysan dans son genre, surtout quand il s'agit de rendre service à plus puissant que lui ! Un grand sourire sardonique fut esquissé sur son visage, puis disparut rapidement. Bref, toujours est il que c'est l'une de mes victimes, mais il commence à échapper à mon contrôle.
- Que lui avez vous donné espèce de fou ?! Rugit Gregoroff.
-Une plante moussue qui provient de cette caverne, je l'ai découverte il y a un an alors que j'étais venu … me remémorer ... le bon vieux temps.
Il était parcourus de tics bizarres, et tous s'en aperçurent. Laureena pressenti le pire :
- Que vous arrive-t-il ?
- Eh bien … il est presque hors de mon contrôle, je ne pourrai pas le maintenir beaucoup plus longtemps … Mettez le hors de nuire s'il vous plaît, et rejoignez moi à … (Il tomba à genoux).... à Aedd Gynvael, je donne une fête dans une semaine …. je vous y récompenserai …"
Il s’évanouit dans une ombre magique sombre, à bout de force. La Bête hurla plus férocement encore, ses pattes s'allongèrent, son corps grandit encore plus ; et bien que la caverne en ce point était plus vaste, elle semblait trop petite pour contenir ce monstre qui atteignait déjà le plafond.
C'est alors que les trois aventuriers comprirent enfin tout. Le grand loup noir qui avait tué Manducare et qu'ils suivaient depuis tout ce temps n'était pas Bleiddfoilé mais une expérience de Bleiddfoilé qui avait mal tourné et dont il commençait à perdre le contrôle. Mais l'autre conclusion a laquelle ils arrivèrent était bien pire, le vrai Bleiddfoilé avait atteint sa transformation finale depuis un certain déjà, suffisamment pour devenir un noble assez influent pour organiser des fêtes dans toutes la ville. Il s'avéra que Bleiddfoilé estimant que ses "soldats" loups n'étaient pas assez puissants ou indépendants, avait commençai des expérimentations sur l'un d'eux. Hors après avoir fait ingéré des mousses et des champignons semblables à ceux que prenait les sorceleurs pour leurs mutations à l'un de ses loup, ce dernier commença à muter pour ressembler à son maître, capable lui aussi d'évoluer en se nourrissant de magie et capable de contrôler les autres loups. Mais l'évolution et les mutations avaient échappées à Bleiddfoilé et son expérience avait commencé a se transformer en super loup-garou mutant qui finissait par échapper à son contrôle.
Tandis que les trois aventuriers se retournait prêt à affronter l’expérience loupé, Bleiddfoilé s'éclipsa discrètement par un passage dissimulé, laissant le soin aux trois chasseurs de tué la bête ou de mourir en tentant de le faire.
-Ce monstre affreux nous bouche le chemin je crains que nous ne puissions nous lancer à la poursuite de Bleiddfoilé pour l'instant. Il va nous falloir détruire à tout jamais cette monstruosité ! Lança Heimrich serrant son fusil, les vêtements déchiré, ayant perdu son haut de forme mais avec son monocle fidèlement visé sur son œil gauche.
Le monstre était affreux, il ne possédait plus aucun poils, certains de ses os sortaient de sa peau et changeait de configuration en émettant de bruits de craquements effrayants. Sa cavité thoracique était ouverte laissant apparaître certains de ses organes internes, on pouvait d'ailleurs voir qu'il possédait désormais trois cœurs. Sa tête et son corps énorme, couverts de muscles proéminents semblaient sur le point d'exploser et faisait ressembler l'expérience d'avantage à un ours monstrueux et mutilé qu'à un loup.
Toran n’hésita pas une seconde, il fonça droit vers le monstre mais à peine tenta t'il un coup d'épée dans le ventre que la bête lui décocha un énorme coup qui envoya l'imposant Toran roulait dans un coin. Laureena essaya de jeter des dagues en direction du monstre mais il les attrapait dans sa gueule comme de vulgaires moucherons. Quand à Heimrich ses coups de fusils était tout aussi inefficace car le monstre par sa grande vitesse ne se faisait jamais touché.
-On va devoir travailler en équipe et en parfaite synchronisation ! expliqua encore un peu sonné Toran.
-J'ai pas l'habitude de travailler en équipe mais cette fois je crains que tu ais raison, si nous ne voulons pas y passer. Abdiqua Laureena.
Les trois aventuriers se mirent à encercler le monstre. Laureena se jetait sur le monstre avant de mieux reculer, l'harcelant comme un véritable lynx monopolisant toute l'attention du monstre. Toran et Heimrich s'approchèrent suffisamment de lui pour que Toran puisse lui mettre un coup d'épée dans la colonne vertébrale qui était apparente, jetant le monstre au sol. La bête se régénéra instantanément et essaya de se jeter sur Toran, ce dernier lança sa chaîne en argent directement dans les jambes de l’expérience qui commença à vaciller. Laureena dans une mouvement de grâce impressionnant effectua une roulade avant et trancha les tendons de la bête qui tomba sur le dos hurlant de douleur. Heimrich en profita pour s'approchait au contact afin de lui donner un coup de fusil dans l'un de ses trois cœurs. Mais la bête fut une fois de plus la plus rapide, elle se releva brisant la chaîne d'argent entre ses pieds et mit un violent coup de poing dans le visage de l'apiculteur, lui brisant le nez et souillant sa moustache de sang, mais cela brisa aussi le monocle qui tomba au sol révélant un œil entièrement noir avec une pupille blanche parfaitement effrayante et repoussante. Mais l'heure n'était pas au question, Heimrich hurla de fureur et lança son fusil en direction de Toran qui l'intercepta au vol. Puis Gregoroff se transforma en monstre, celui même que les deux autres avaient vu avant, un monstre tout en poils et en muscles avec des oreilles de chauves souris. Le monstre Heimrich fonça vers la bête qui était harcelé par les rapides coups d'épées de la Lynx et bondit dans son dos avant de maintenir ses bras et sa tête dans une prise violente et puissante.
-ALLEZ MAINTENANT ! hurla Heimrich Gregoroff le monstre.
Laureena se jeta dans les pattes de l’expérience, lui maintenant les jambes comme un véritable félin. Toran s'approcha au contact, le fusil dans les mains, et dans un puissant coup de tonnerre, fit exploser un des trois cœurs de la bête.
Le monstre les repoussa tout trois, grondant de fureur et se régénérant totalement. Néanmoins il ne lui rester que deux cœurs sur trois.
-Nous avons trouvez les moyen de le tuer mes amis. Jubila Gregoroff le monstre.
La joie de nos compagnons ne fut que de courte durée. A peine l'un de ses coeurs détruit, non content de se regénérer, le monstre se fit pousser une paire de bras supplémentaire.
Avec une force incroyable, il écrasa Laureena au sol, qui y resta sonnée. Il lança ensuite ses 4 bras sur Toran, l'envoyant instanément au tapis. S'acharnant sur lui, le monstre attrapa le guerrier par la jambe et l'envoya valser contre le mur opposé. L'apiculteur monstrueux charga alors le mutant qu'on aurait pu croire pris au dépourvu. Mais il n'en était rien : d'un unique coup de poing il mit coupa l'élan et la fougue de Gregoroff. Le monstre ne réagit même pas lorsque Gregoroff lui arracha le second coeur à mains nues. Il se contenta de hurler, en reculant contre la paroi.
Laureena se releva et vit Toran en piteux état, mais celui-ci étant dans les vapes, il n'y avait pour le Lynx aucun intérêt à aller voir le guerrier : le monstre était encore vivant.
Celui-ci avait maintenant doublé de volume, s'était fait pousser une paire de mains de plus et avait l'air encore plus féroce, si c'était possible.
Il se jetta a une vitesse ahurissante sur Laureena, qui parvient à éviter l'attaque tout en tailladant la peau du mutant. Celle-ci était devenu plus dure que du cuir, les épées très affutées de Laureena ne firent que de minuscules éraflures sur le monstre.
Gregoroff allait frapper le monstre de plein fouet, mais celui-ci lui remis un coup au nez puis l'envoya au tapis, tout près de Toran, dont une jambe semblait très mal en point. Laureena sauta à nouveau sur le monstre en visant les artères, mais le monstre était invincible : il neutralisa Laureena avec l'aide de quatre bras et avec les deux restants, il la souleva en l'étouffant en serrant les mains de sa force monstrueuse.
Gregoroff ne parvenait plus à se relever, sans doute à cause de trop nombreuses métamorphoses pour son âge. Toran était toujours hors de combat. Laureena suffoquait, son tein tourna au bleu...
Tout à coup un éclair de lumière traversa la pièce et les bras étouffants le Lynx tombèrent au sol, détachés du reste du corps. Le mutant regarda autour de lui et vit une ombre... Ou plutôt une entité, car comment qualifier d'ombre un être de lumière ? L'elfe avançait d'un pas calme et serein, un baton à la main, pointé droit sur le monstre.
Celui-ci n'était pas en mesure de réfléchir et chargea le nouvel arrivant. L'elfe sourit, fronça un sourcil et le monstre s'arrêta net : il avait perdu la moitié inférieure de son corps. Son coeur roula au pied de l'elfe, qui écrasa le coeur de son bâton.
Tout semblait fini, mais les bouts de loup continuaient de se regénérer. L'elfe parut soucieux pour la première fois, regarda les cadavres d'elfe purs qui parsemaient la caverne, et scanda une incantation... A ces mots, toute la caverne fut envahie de flammes multicolores, comme si un arc-en-ciel consummaient la noirceur de ces lieux. L'elfe jeta un dernier oeil à la créature puis fit léviter nos trois compagnons jusqu'à la sortie : les flammes s'écartaient et laissait l'elfe passer...
-J'imagine que tu t'es chargée toi-même de l'empailler et de l'arranger? C'est du joli travail, la complimenta Heimrich
-Merci bien, répondit le Lynx, sans le moindre sourire. Et si nous allions retrouver Ahriman, l'elfe qui nous a sauvé la vie.
-Ahriman ? demanda Toran. Ce n'est que un nom d'elfe ordinaire..
-N'as tu pas remarqué qu'il était tout sauf ordinaire ? Ah oui, suis-je bête, tu étais en train de roupiller pendant que nous luttions pour nos vies, le nargua Laureena.
A la grande surprise du Lynx, Toran ne répondit pas et se rembrunit.
Pour couper court à tout eventuel conflit, Gregoroff décida qu'il était temps de se préparer avant d'aller dans la forêt.
-Prenons le strict nécessaire, Flathik peut garder la roulotte et nos équipements de voyages. Voyageons léger et confortablement, et toi, Toran, ménage ta jambe, lui conseilla l'apiculteur.
-Je sais ne t'en fais donc pas, répondit Toran avec un faible sourire. Sa bonne humeur semblait l'avoir quitter.
Faisant mine de ne pas s'en rendre compte, Laureena s'affairait en séparant l'utile du superflu. Elle laissa deux grands sacs de voyages dans la roulotte et chargea sa monture d'une magnifique lance de chêne rouge, avec une pointe qui semblait être faite de minerai des étoiles. Les yeux de Gregoroff et de Flathik brillèrent, mais ils ne dirent mot.
Quand tous furent prêts, un signal tacite fut lancé et tous lancèrent leur monture au pas pour traverser la bourgade. Toran était confortablement installé dans une selle aménagée pour favoriser la circulation du sang vers sa jambe.
-A la sortie de la ville, nous suivrons le chemin vers le sud. Nous avons deux jours de cheval pour arriver au bord des Montagnes Bleues. Là-bas se trouve la plus belle et la plus naturelle des forêts du monde connu, dit Laureena qui semblait émue par la destination.
Plusieurs heures s'étaient déjà écoulées.
Toran avait fini par sortir sa pipe et la fumer pensivement, Gregoroff s'affairait à lisser autant que possible sa moustache. Le lynx elle, ouvrait la marche avec une bonne humeur remarquable, comme si le Soleil était au beau fixe, mais c'était un paysage gris qui semblait s'étaler à l'infini au-dessus d'eux.
Un petit étang fini par pointer son nez, ils décidèrent donc d'y faire une halte.
« L'un de vous sait pêcher ? Demanda Laureena.
- Absolument pas ma chère. Répondit Gregoroff avec son accent.
- Moi oui … mais je n'ai pas l'équipement nécessaire. Répondit Toran. Après tout,mon expédition me tournait vers le Nord, pas au Sud.
- Vous êtes tous aussi inutiles l'un que l'autre ! Se moquât Laureena.
- Vous n'avez qu'à chasser de petits animaux ou amasser quelques baies, je m'occupe du feu. » Dit doucement Toran
Un moment de flottement paru s'éterniser, ne sachant si Toran était vraiment triste ou s'il faisait simplement tout pour plomber le voyage. Gregoroff agrippa amicalement Laureena et lui dit : « Allons-y chère amie. »
Une fois seul, Toran se mit en quête de petits bois et brindilles. Il trouva plusieurs pierres noircies en cercle et décida d'y installer le feu.
Laureena et Gregoroff n'étaient qu'à une trentaine de mètre à peine, Laureena semblait dubitative, Gregoroff prit donc la parole pour la rassurer : « ne vous inquiétez pas, il est normal que Toran paraisse se morfondre.
- Que voulez vous dire ?
- Il a perdu une jambe, et quand bien même il récupérai ses facultés, il a besoin de temps pour accepter cette perte.
- Peuf ! Ça ne sert à rien ?! Vous les hommes êtes trop sentimentaux, surtout lorsque vous pensez que quelqu'un ou quelque chose vous appartient !
- Il se sent inutile, vous même pourriez vous sentir de même s'il vous arrivait la même chose. »
Laureena voulut y réfléchir, mais plusieurs bruit dans les fourrés sur leur gauche. Ils s'accroupirent instinctivement, aux aguets.
Toran avait tout installé pour le feu. Il méditait en fumant sa pipe, regardant l'étang puis s'arrêtait parfois pour regarder sa jambe. Au premier, il se dît que peu de poissons devaient être ici : l'eau était peu profonde et il n'y avait ni canard ni oiseaux ; au second, il se dit qu'il avait bien amélioré sa recette de baume cicatrisante : seules quelques cloques avaient fait leur apparition autour du tube métal.
Il fût tiré de ses réflexions par une sorte de cri, au loin.
D'un bond, il se releva et appela ses compagnons : « Heimrich ?! Laureena ?! ».
Épée à la main, il se dirigea en titubant légèrement vers l'entrée de la forêt qu'avaient pris ces derniers.
Gregoroff et Toran se regardèrent avec surprise, ainsi Laureena était fille de druide. Quoique cela parut quelque peu logique vu la connection entre la Lynx et son environnement. Sa beauté trahissait une ascendance elfique également.
":Alors fillette, on ne respecte plus la nature ? Je passe pour une mauvaise mère à cause de ton mépris pour la vie, dit la doyenne avec amusement. Bienvenue à vous dans les dernières forêts primaires du continent. Bien plus ancienne que Brokilone et ses vieilles gargouilles de gardiennes. Je suis Mel Loraan, la gardienne de ces bois."
Aucun des trois compagnons ne répondit. Laureena semblait furieuse et blessée dans son orgueil, Heimrich semblait hagard et Toran souffrait de la douleur qu'avait réveillé l'arbre en le portant.
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Malgré la beauté et la tranquillité des lieux, une tension était montée dans le cœurs de nos trois amis.
Mel Loraan s’aperçut de la souffrance de Toran : « votre ami est mal en point ma fille, nous pourrions le soulager.
- Je vais bien, et je connais les plantes et leur préparation. Répondit Toran dans les graves.
- Et puis ce n'est pas mon ami ! » Riposta Laureena, farouche !
Mel Loran s'approcha des oreilles de cette dernière, de sorte qu'elle fut seule à entendre ses paroles : « vous êtes déjà liés tous trois, et donc toi avec lui...
- Bon ! Arrête tes balivernes l'ancienne ! Les soins de Toran ne sont qu'un prétexte, je le sais ! Tu a besoin de nous pour un sale boulot ! »
Les druides se concertèrent avec embarras, car cela n'était pas faux. Laureena en avait soupé de ce genre de personnes, et bien que son initiation de prêtresse laissait deviné un avenir spécial, elle tenait trop à sa liberté !
Mel Loraan reprit la parole, ne laissant poindre qu'une fin à peine perceptible du même embarras : « comme toujours, ton intuition est très forte ma fille, et tu le gâche pour ôter la Vie à ce qui vit.
- Vous savez bien que ce n'est pas pour cela Mère !
- ...
- Oh ! Tu nous met en retard ! Un Elfe a besoin de nous pour terrasser une créature ancienne et maléfique !
- Nous sommes au grand chêne de la rivière, la coupa Mel. Te souviens tu où se situe le pont de pierre menant au bosquet jaune ?
- Bien sûr !
- Alors vas-y avec tes compagnons, et faîtes ce que vous savez le mieux faire ! »
D'un geste de Mel Loraan, le grand chêne releva les trois aventuriers avec une simplicité affolante.
Toran considéra Laureena et Gregoroff fît de même. Ils attendirent qu'elle prenne les devant puis lui emboîtèrent le pas.
Leurs pas les menèrent auprès d'un petit pont de pierre décrépit, nul cours d'eau ne coulait au-dessous, mais le fossé était large. Le silence s'était installé autour d'eux, Laureena dégaina ses épées, Gregoroff et Toran firent de même : il était clair qu'ils devaient tuer une créature, chose à laquelle se refusait tout défenseur de la Vie. Ils foulèrent ce vieux pont en inspectant lentement ce qui pouvait se cacher. Ils ne virent pas un œil bleu nuit s'ouvrir près du sol, tant la texture de la peau faisait penser à de la pierre.
Les trois compagnons traversèrent le vieux pont et ne firent pas attention au Troll qui se cachait en dessous et leur barra la route.
-HALTE LA, S'VOU VOULER PASSER FO K'VOU M'DONNIER UN TRUK ! Hurla le troll en souriant de sa face grotesque.
Instinctivement Laureena et Toran dégainèrent leurs armes.
-Alors c'est un Troll puant que ma mère nous envoient tuer ?! Pfff quelle plaisanterie nous n'en ferons qu'une bouchée ! S’esclaffa Laureena en agitant dangereusement sa lame.
-NON NE LE TOUCHE PAS !!! S'interposa Gregoroff en se jetant devant la Lynx.
-Mais que fait tu chasseur ? Demanda Toran incrédule.
-Je pense connaître ce troll, il ne ferait pas de mal à une mouche. Regardez il possède une caractéristique bizarre sur le front. Expliqua Heimrich.
En effet on pouvait voir que le troll semblait avoir une corne sur le front alors que normalement ils n'en possédait pas.
-Ne serait tu pas le frère de Mor'Ik le troll qui garde le pont près de mes ruches au delà du Nord ? Demanda Heimrich en souriant et en tendant une flasque de bière au miel au troll.
-MOUAHAHA SI K'CHUI SON FRERE A MOR'IK, MOA C MOR'OK, T'LER BIEN SIMPATIK L'HUMEIN ! répondit le troll en buvant à grande gorgée le liquide dans la flasque.
Puis sous les regards incrédule de Laureena et Toran, le troll et Gregoroff s'amusait à plaisanter et à parler des péages sur les ponts qui certes coûtait cher mais qui au final était rentabilisait par les travaux qu'effectuait les trolls sur les ponts. Puis au bout d'un moment le troll leur expliqua qu'il les avaient attendus.
-CES LE P'TIT SAGE QUI MA DI QU'VOUS VIENDREZ ET QU'SI VOUS M'ATTAKIER SAN REFLECHIR VOUS N'MERITER QU'LA MOR MAI QU'SI VOU VOU COMPORTIER EN AMI ALOR J'DEVAIS VOUS AMNER A LUI ! Leur explique le troll en les menant à travers les bois.
Ils travèrsèrent des lieux si obscurs que sans le troll jamais ils n'aurait pu trouver le chemin eux même. Laureena questionna le troll au sujet que sa mère les avait envoyé pour le tuer mais le troll expliqua qu'il ne devait pas s'agir de lui mais d'une sombre présence qui se plaisait à errer dans ces bois depuis quelques temps. Puis les quatres compagnons finirent par arriver au milieu d'une magnifique clairière ou les fleurs volait au vent comme de magnifiques papillons de couleur et assis au sol en tailleur se trouvait le jeune elfe blond qui les attendait en souriant.
-Nous allons avoir une petite discussion mes amis car il est temps que vous compreniez la personne que vous allez devoir affronter.
Plus loin dans le campements des druides, il y avait partout du sang au sol, et les cadavres des druides se comptait par vingtaines. Mel loraan, sa robe blanche maculé de sang essaya de ramper et se retrouva le dos collé contre un magnifique saule pleureur tandis qu'elle voyait avancé la sombre silouhette. Bleiddfoilé souriait devant tout le massacre qu'il avait commis, il portait son magnifique costume noir et bien que l'on voyait toujours des crocs dans sa bouche, son visage était de plus en plus beau et ses oreilles commençait même à pointées. Il s'agenouilla devant Mel loraan et lui maitint la tête comme un amoureux.
-Je te hais Bleiddfoilé..... pour tout ce que tu as fait, tout ce que tu ait et surtout pour tout ce que tu as pu être pour moi.... ! Dit faiblement la druidesse en crachant du sang.
-Je t'ai il y a longtemps offert mon coeur et lors de ma dernière visite en ce monde tu n'a rien fait pour essayer de me retenir ici et j'ai du regagner l'obscurité permanente. Je n'y retournai plus jamais et tu ne pourra rien faire pour m'en empecher et pire c'est toi qui m'a renvoyer là bas ! Lui dit dit doucement Bleiddfoilé.
-Pour que tu reste dans ce monde... il faut que des gens meurs.... et ceci est hors de question.... si je ne peux te tuer moi même..... c'est ma fille et ses compagnons qui s'en ocuperont...
-Notre fille, Mel Loraan, notre fille.... mais hélas ils tomberont tout trois dans mon piège lorsqu'ils me rejoindront dans ma ville à la petite fête qui sera la dernière pour eux.
Puis Bleiddfoilé déposa un long baiser d'amour sincère sur les lêvres déjà mortes de Mel Loraan avant de planter ses crocs dans son cou et d'aspirer à pleines gorgées une terrible puissance magique.
Durant la longue explication du jeune elfe, Toran trouvait quelque chose étrange, il avait le sentiment qu'une autre personne se trouvait dan la piece, en se concentrant, il finit par voir une entité qui se tenait debout derriere le jeune blond, il ne pouvait voir son visage dissimule par un foulard et un capuchon noirs. Seuls ses yeux brillants d'un teint légèrement rouge étaient visibles, et il avait l'air de regarder fixement un point, étrangement, quand Toran essayait de voir vers ou son regard etait pointe, il ne voyait que le mur, ce personnage étrange inspirait de nombreuses questions dans l'esprit de Toran, pourquoi est-il ici? pourquoi fixe-t-il ce mur? et surtout, pourquoi il ne l'avait pas vu plus tot, quand il regarda ses amis, il vit qu'apparemment, ils n'avaient toujours par regarde cette personne encapuchonnée. Il examina la tenue que l'homme portait, et au fur et a mesur que ses yeux se déplaçaient sur les longs membres agiles, il voyait apparaitre comme par magie des objets sur sa tenue, sur ses habits noirs et gris, il portait un sac en bandoulière et une chaine en guise de ceinture, a sa jambe droite, une dague etait rangee dans un fourreau, preuve qu'il était gaucher, alors que sur sa jambe gauche se trouvait une sacoche, dont on ne pouvait deviner le contenu. Ses grands gants étaient noirs et au niveau des poignets, des plaques de fer le protégeaient. Ses bottes étaient elles aussi renforcées au niveau des chevilles, et, sur son torse, on pouvait voir une multitude de pochettes remplies. Son capuchon noir recouvrait presque ses yeux, et on distinguait légèrement une peau lisse et pale, on pouvait donc déduire qu'il était jeune. Une fois que l'elfe eut fini de parler, il disparut mystérieusement, et réapparut juste en face de Toran, ce qui fit sursauter tout le monde, l'homme mystérieux prit la parole:
- Je suis Zell, je vais vous accompagner dans votre "mission" (un ton d'ironie se ressentait)...
J'en sais "un peu" plus que vous sur la marche a suivre, donc, je vous prie de me suivre.
Rien qu'a ces mots, les heros se mirent a detester ce Zell.
Zell marchait à foulées rapides et agile devant les trois membres de la compagnie comme si il jugeait impropre de marcher avec eux au même rythme ou même de leur parler. Toran avait encore un peu de mal à s'habituer à sa prothèse et elle le lançait douloureusement en ce moment, heureusement Laureena le soutenait par les épaules comme l'aurait fait le plus solide des hommes. La lynx se cloîtrait dans un silence quasi religieux depuis qu'elle avait rencontré sa mère, l'esprit perdu dans ses noirs pensait. Gregoroff lui était très agité, il avançait, s’arrêtait, se lissait nerveusement sa grande moustache et sa barbichette sans cesse. Les paroles du jeune elfe l'avait touché lui plus qu'aucun des autres. L'elfe blond leur avait expliqué la vraie nature de Bleiddfoilé, il s'agissait en faite d'un elfe qui n'appartenait pas à ce monde, un DhuSeidhe plus exactement, un peuple belliqueux qui voyageait entre les mondes et qui fut exterminé par les autres elfes à l'époque ancienne de la conjonction des sphère. Bleiddfoilé était le dernier représentant de cette espèce et peu avant la conjonction des sphère et la perte de son pouvoir de passer de monde en monde, il resta bloqué pour toujours dans un monde inconnu absolument terrifiant. C'est le jeune elfe, l'érudit qui le découvrit car lui aussi possédait comme de rare personne et érudit le pouvoir de passer de monde en monde et la seule fois qu'il y arriva, il se retrouva dans le monde ou Bleiddfoilé était piégé. Et c'est lui qui sans s'en rendre compte ouvrit une porte qui permit a l'elfe mauvais de pénétrer dans notre monde. Ainsi il pu arriver avec sa forme finale, ainsi il séduisit beaucoup de personnes et les trompa, notamment la mère de Laureena mais lorsqu'elle se rendit compte de son erreur, elle aida le jeune érudit à bannir Bleiddfoilé dans son monde de ténébres. Mais sans que personne ne sache comment Bleiddfoilé trouva il y a plusieurs années le moyen de revenir mais cette fois sous une forme affaiblis et monstrueuse, la forme d'un grand loup. Puis en dévorant des magiciens il regagna petit à petit sa forme pour accomplir sa vengeance sur ce monde en temps que dernier représentant d'une espèce qui avait été exterminé. Pour finir le jeune elfe érudit avait expliqué que la seule personne qui connaissait le secret du retour de Bleiddfoilé et le moyen de le renvoyer, était un grand chasseur qui avait perdu la vie en combattant Bleiddfoilé. Ce grand chasseur était Fredrich Gregoroff, le père de Heimrich. Toute ces révélations plongèrent le chasseur dans une sombre dépression. D'autant plus que l'érudit lui avait dit en aparté une nouvelle, un secret à l'oreille à lui et à lui seul, un secret lourd de conséquence.
Les quatre compagnons arrivèrent enfin au bosquet des Druides pour y trouver un massacre sans nom. Aucun ne dit mot mais tous savez qui en était le responsable. Ils passèrent les heures suivantes à enterrer les corps et firent même une sépulture en empilant des pierres blanches pour Mel Loraan. Laureena ne laissait rien paraître mais on voyait en s'approchant de près que des larmes coulaient sur son visage. Puis lorsque la nuit fut tombé c'est elle qui prit la parole.
- Il me semble que quelqu'un nous à invité à une fête.... il serait très impoli de ne pas s'y rendre ! Lacha t'elle la voir pleine de fureur et de rage.
Les trois jours de voyage passèrent sans histoire, dans une amertume générale des plus maussades excepté pour Zell, mais il restait dans un mutisme : nul ne sut son état d'esprit car il n'avait pas été très loquace.
Lorsque Aedd Gynvael fut en vue, le groupe se senti extrêment fatigué tout à coup, ils avaient eu l'impression d'errer sans âme, sans se parler, et la vue de la citée avait réveillé la langueur qu'ils avaient ignoré jusqu'ici.
Ils se regardèrent, comme saisi de doutes.
Laureena prit la parole la première, se trouvant la plus prompte à briser la glace :
« Bon ! Que fait-on maintenant ? Il ne nous a donné aucun nom !
- Je connais un peu la citée, je pourrai nous guider dans les grande lignes et dans quelques endroits précis. S'avança Toran.
- Et où pourrions nous nous renseigner sur cette « fête » ? s'enquit Gregoroff. Ils n'invitent pas généralement les bas quartiers ni ne les informe ce me semble !
- Exacte, mais soit ils ont un partenariat pour ce qui est de la nourriture et même les vins, au mieux, il a dut louer les services d'une auberge de haute réputation ...
Zell intervint pour la première fois depuis longtemps : il nous reste jusqu'à demain soir pour le trouver, pensons d'abord à nous restaurer et nous coucher, vous avez mauvaises mines « compagnons » … Il s'éloigna sur ce mot lancé avec dédain.
Laureena dans un coup de sang le rejoignit en le bousculant : « écoute mon p'tit pote ! Si tu n'as pas envie d'être ici ou avec nous c'est une chose ! Et si tu DOIS nous accompagner par obligation, je te suggère de collaborer un peu mieux !"
À son tour, elle s'éloigna de lui, suivit de Gregoroff et Toran.
C'est donc sous l'égide de Laureena qu'ils pénétrèrent dans la Citée de Aedd Gynvael. l'effervescence juste avant l'hiver se faisait sentir ! On mettait en reserve le plus de grain possible, les stocks de bois et de vivres s'arrachaient sur les deux places de marché.
Le soir allait s'annoncer. Laureena prit la direction d'une auberge qui semblait moins miteuse que celles dans l'entrée de la citée malgré un jeu de mots douteux : « Le Poêle au Poil »
Alors que Laureena était rentrée, et que Zell n'était pas en vue, Toran, furieux, saisi Gregoroff par le col et le plaqua contre le mur de l'auberge. Gregoroff ne comprit pas, mais se prépara au pire ! Ils n'avaient peut être pas vu une blessure cachée, et leur compagnon se trouvait maintenant possédé ?! Gregoroff ne pouvait luit tenir tête très longtemps sans user de son fusil où même de sa lycanthropie ...
« - où est ton ami ? Sorti Toran d'une voix sourde, les yeux enragés.
- Mais Bleiddfoilé n'est pas ...
- Je te parle de VESEMIR, EMPAFFE A MONOCLE ! OU EST KAER MORHEN !!!! Toran bavait presque de rage.
- Je … je ne sais pas. Répondit doucement Gregoroff.
- TU MENS ! OU EST MON FILS !
- Je l'ignore ! Haussa Gregoroff. Je vous l'assure ! »
Toran raffermit son emprise, Gregoroff hésitait quand à la suite. Ce dernier fut décontenancé lorsqu'il fût éjecté sur le sol, par dessus Toran. Le sol était fort heureusement pas humide, ce qui évita à Gregoroff d'être entièrement crotté .
« Je vous rejoint demain matin ».
Gregoroff nota intérieurement le comportement de Toran, sa propension à exploser d'un coup sans en donner signe extérieur.
Il était encore assis sur la terre battue, perdu dans ses pensées, lorsque Zell lui tendit la main, sans amitié apparente : « du mal à tenir debout ?
Il semblerai ... » répondit ironiquement Gregoroff.
Ils s'engouffrèrent ensemble rejoindre Laureena dans la taverne.
UP ![]()
Le vieux Hans s'arrêta de conter son histoire pour lever la tête au dessus du feu. Il n'y avait plus personne qui écoutait son histoire et tout les villageois étaient partis.
-J'ai surement était trop gourmand se dit il, pourtant d'habitude l'histoire du loup noir passionné les foules.
Puis en regardant sa bourse il se dit que finalement il ne s'en était pas si bien sortit. Le vieux conteur se leva et décida de marcher jusqu'au prochain village malgré la nuit qui était bien avancé. Il eu à peine le temps de faire quelques pas qu'il sentit quelque chose lui tirait sa cape. Il s'agissait d'une toute petite fille au visage illuminé.
-S'il vous plait monsieur, comment elle se finit l'histoire ? demanda t'elle suppliante.
-L'année prochaine peut-être lorsque je repasserai. Lui répondit Hans.
-Oh non pitié ! Tenez je vous donne ma poupée en échange je n'ai rien de plus précieux. Dit elle à moitié pleurante.
Hans fut pris de culpabilité et ses pensées le menèrent vers son fils mort né qu'il n'avais jamais connu. Sa femme enceinte fut tué par un sorceleur et par erreur.
-Non garde là petite. Lui dit il gentiment en se rasseyant et en prenant l'enfant sur ses genoux.
-Alors comment elle fini l'histoire ?
Hans lui sourit un peu tristement car il savait ce qu'attendait la petite fille.
-Eh bien tout les aventuriers réussirent à vaincre Bleifoillé grâce au conseil de Zell l'elfe qui repartit vivre dans la foret. Gregoroff, Laureena et Toran repartirent vivre dans le village de l'apiculteur et y vécurent heureux. Toran et Laureena se marièrent et eurent beaucoup d'enfants qui s'amusèrent beaucoup avec leur oncle Gregoroff.
-OUAH exactement comme je le pensais, c'est une très belle histoire monsieur mais pourquoi vous pleurez ?
-Parce que c'est une très belle histoire. Repondit il en essuyant ses larmes.
Il se leva et regarda la petite fille partit pleine de joie. Oui c'était une belle histoire, bien plus belle que la vraie. Jamais il n'aurait dit à la petite que Zell c'était sacrifié au cours d'un rituel ouvrant un portail vers le monde de ténébres de Bleidfoillé car il était coupable d'avoir été le lieutenant du loup noir lors de la première visite de ce dernier dans ce monde. Jamais il ne lui aurait dit comment Laureena était morte vainement au cours du combat final lorsque le loup noir lui révéla qu'il était son père et que la Lynx sous la violence et la tristesse de la révélation n’opposa aucune résistance à l'épée de Bleidfoillé qui lui transperça le coeur. Et il ne lui raconterait pas non plus comment, voyant que tout était perdu Gregoroff se jeta dans le portail entraînant le loup noir avec lui et se condamnant à aller dans un monde rempli d'une éternelle nuit noir et rempli de monstres sanguinaires cherchant à tout instant à vous tués.
Non le vieux Hans qui avait porté un autre nom il y à longtemps se leva et partit sans un mot vers le prochain village avec l'étrange bruit que faisait sa jambe de métal. Il pleura longtemps en repassant à l'histoire du loup noir. L'histoire d'un groupe de personnes exceptionnelles qui avaient sauvés le monde sans que personne ne soit au courant. Une histoire que les gens prenaient pour une invention d'un vieux conteur à la recherche de quelques pièces. Un conteur qui n'avait plus jamais été heureux et qui se demandait souvent le soir lorsqu'il était seul pour quel raison il continué de vire alors que la vie avait perdu tout gout pour lui il y à bien longtemps.