Je l'ai demandé parce que le Tome 9 est sorti (il n'en sors pas beaucoup) et que la trame est prenante
même ce tome bouge encore beaucoup, il faut vraiment lire entre les lignes pour chaque personnage qui fait réellement avancer l'intrigue et la pensée de fujimoto.
l'épingler, j'ai voulu redonner un coup de fouet pour cette oeuvre que j'apprécie beaucoup, qui présente un univers ou le droit le plus élémentaire de l'homme est bafoué, ou on est mis en cage et redréssés pour etre de parfaits pions dans un jeu, et ça mérite d'etre lu et découvert au même titre que one piece ou d'autres shonens.
...comme la majorité des mangas.
Je l'ai lur il y a 3jours...
Ba ouaip, c'est un bon tome, mais putain c'edt quand meme frustrant quand tu vois la vitesse de publication...
Mais sinon tres bonne serie ![]()
J'ai lu les 3 premiers tomes, mais l'aspect histoires courtes me rebute trop, je déteste ça, on n'avance pas, et le sujet reste trop superficiel.
Le dernier tome n'est pas vraiment à la hauteur mais bon, la conclusion reste correcte.
Je viens de lire le tome 10, incroyable retournement, tout avait un sens clair et précis, hallucinant.
Seulement une chose me chiffonne.
TOME 10
On nous parle de deux choses : la fédération et l'allié.
L'allié c'est bien les Etats-Unis d'amérique ? Et le pays dans lequel se déroule l'histoire est bien le Japon étant donné les nombreuses allusions a la seconde guerre mondiale etc ...
Dans ce cas qui est le pays qui attaque le Japon et déclenche la guerre et surtout ... pourquoi a la fin fujimoto veut aller au Japon ?
Dans quel pays se déroule l'histoire finalement ?
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j'ai pu tout ça en tête, mais non, l'histoire ne se déroule pas au Japon, c'est justement un des gros cliffhanger de ce tome,
le pays où se déroule l'histoire est une sorte de pays imaginaire voisin du Japon ... et "l'allié" c'est le Japon justement
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Merci pour la réponse. Donc c'est un pays imaginaire en asie et finalement l'allié et l'ennemi pendant la seconde guerre mondiale n'était donc que le Japon ? Incroyable
A vrai dire j'ai eu un souci de compréhension dès le début du tome 10 quand on apprend que des fonctionnaires japonais envisagent une loi de prospérité nationale !
Et la fédération alors ?
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Chaque tome est une "histoire" différente, ou il faut obligatoirement les lire dans l'ordre ?
Ca avance ce manga ? J'avais lu le début, c'était toujours la même chose alors j'ai drop.
Il me semble que ça soit terminé là, 10 tomes en tout ![]()
Seth_Origine
Le schéma répétitif de l'intrigue pourrait laisser à penser que les histoires peuvent être lues dans le désordre de prime abord, seulement il y a en filigrane du récit des derniers jours de vie des destinataires de l'Ikigami l'évolution du livreur dans son travail, les questions qu'il se pose à ce sujet. En résumé il faut bien les lire dans l'ordre pour saisir la partie la plus intéressante du propos.
Lighthalzen
Effectivement comme l'a dit GovDenim, le parution des dix tomes du manga s'est terminée il y a peu. Si les premiers tomes peuvent sembler très répétitifs, se concentrant uniquement sur les destinataires de l'Ikigami, l'univers est élargi de manière croissante à partir de la moitié de l'histoire environ. L'histoire se termine avec pas mal de bouleversements comparativement au début, concernant à la fois le héros et la situation internationale à laquelle se trouve confrontée son pays, ainsi qu'une certaine rupture du cycle des chapitres qui relance l'intérêt.
10 tomes c'est bien
je voyait mal faire un manga à rallonge avec ce genre d'histoire
ok ça peut être fun alors, si c'est si court au final. merci ![]()
Ah d'accord. Dommage, j'ai que le 8 moi. ![]()
Big
pour ce manga exceptionnelle vraiment très bon j'en suis que au tome 2 mais il m'a déjà éblouie je le conseil à tout les fan de seinen il me fait beaucoup penser à '13 vies une vision du japon' qui est un très bonne animé que je conseil !
je suis en train de le ...... commander (
) sur internet et il a l'air vraiment bien ![]()
Très bon manga.Sauf une fin pénible pour moi.
Je plussoie Rewoo la fin casse le truc je trouve
Je m'attendais a beaucoup mieux.
Sinon les petites histoires sont vraiment réussie, j'ai même chialer quelques fois ![]()
Ikigami est un de ces titres qui repose entièrement sur un concept particulièrement bien trouvé, représenté en l'espèce par la loi nationale de prospérité, mettant en place la vaccination obligatoire de tous les enfants entrant à l'école primaire, qui inocule une substance qui entraînera la mort à une date et heure précise programmée en amont d'un jeune sur mille une fois âgé de 18 à 24 ans. Le lecteur plonge dans cette société à travers les yeux de Fujimoto, fonctionnaire chargé de délivrer le préavis de décès appelé Ikigami.
Je ne sais si cette idée est originale ou totalement conventionnelle, mais pour un novice des oeuvres relatives au totalitarisme que je suis, ce fut très efficace. On se plaît donc à découvrir progressivement l'horreur du système à travers les destins des victimes que je vais aborder ci-après, mais aussi par les rouages de la gigantesques machinerie bien huilée que notre fonctionnaire va apprendre à remettre en question, de toutes les étapes de la vaccination et sa préparation aux mesures prévues pour assurer son application, en passant par le contrôle de la population et la propagande, sans oublier son efficacité et ses buts.
Motorô Mase effectue une introduction si brutale, sans autre détour que la présentation d'une situation acquise, qu'on se retrouve résigné et ouvert à cette doctrine comme l'est la population soumise. Un autre enjeu du titre est la situation géopolitique du pays concerné duquel on ne sait rien d'autre que sa localisation asiatique, grâce à de maigres indices qui nous maintiennent dans l'état d'une nation soumise au contrôle de l'information, ainsi qu'aux dessins très corrects de l'auteur auxquels il n'y a pas grand chose à reprocher, et qui nous fait le plaisir de représenter de vrais orientaux aux yeux bridés, ce qu'il faut louer.
La détermination de ce pays et des événements internationaux qui ont mené à cette loi sera un des intérêts d'Ikigami, et autant dire que le mystère qui perdurera sur l'ensemble des dix tomes réservera des surprises. Le coeur du titre reste cependant focalisé sur la dernière journée de ces jeunes recevant l'Ikigami livré par Fujimoto, et le ton est donné dès le premier tome avec deux histoires qui illustrent la confrontation entre l'idéologie politique de prise de conscience de la valeur de la vie par ces décès, et le pragmatisme des actes extrêmement bons, vertueux, désintéressés, ou au contraire mauvais, criminels, immoraux de ces jeunes adultes dont l'existence cesse soudainement, et qui n'ont plus rien à perdre.
Si la qualité de ces drames est très variable, tantôt très touchants et pertinents, tantôt insignifiants et insipides, ils partagent une structure commune qui devient progressivement la plus grande tare du titre. En effet, chaque destin se décompose invariablement en trois chapitres consécutifs, le premier sur la présentation du destinataire de l'Ikigami et la livraison, le deuxième sur sa réaction, et le dernier sur sa mort. J'ai dans l'idée que les cadres à la rigidité excessive de ce genre sont la marque des auteurs médiocres, qui préfèrent restreindre leurs possibilités créatrices car ils savent qu'ils n'ont pas le talent de sublimer leur sujet.
Motorô Mase est définitivement de cette race, et est aussi responsable d'erreurs d'appréciation aberrantes. La série compte dix volumes de six chapitres chacun, qui au total compilent dix-neuf livraisons, or, force est de constater que ce manga n'a pas une substance suffisante pour justifier cette durée. L'auteur a beau diversifier ses protagonistes par leur statut social, professionnel, familial, appréhension de la mort ou position sur la loi nationale, ces situations aboutissent rapidement à un nombre restreint de problématiques que sont le choix du bien ou du mal, se consacrer à ce ou ceux qu'on estime le plus, ou réaliser un rêve.
Il y a des fulgurances, des moments émouvants, mais la tendance sur la longueur est un terrible essoufflement, surtout qu'on n'est pas épargnés par les conneries. Il y a de grandes disproportions dans les profils, avec une surreprésentation des artistes qui composent un quart des victimes, mais surtout une sous-représentation des femmes qui sont seulement trois à être livrées. On a aussi droit aux coïncidences faciles pour monter les histoires ainsi qu'au pathos de ces dernières, qui vers la fin deviennent ridicules tant ils sont énormes. Ce canevas étriqué et abrutissant non seulement nous fait tourner en rond, mais en plus empêche de procéder aux enrichissements nécessaires.
Le schéma lancinant détruit toute possibilité d'inattendu en nous forçant à assister à ce ballet de décès ayant peu à offrir, s'embourbant dans un rythme assommant qui attend la fin du cinquième tome pour esquisser un début d'évolution de la psyché de Fujimoto ! Des développements intéressants sur sa vie privée, ses relations amicales, ses états d'âme sont sacrifiés au profit de cet épanchement de niaiseries, à l'instar de ce régime totalitaire dont certains pans sont très bien exposés, alors que d'autres qu'on s'attend à découvrir comme les réseaux de résistance, le processus de rééducation ou la répression des opposants restent à jamais inconnus.
L'échec est similaire sur la situation internationale et les événements historiques, car le grand mystère conservé par Mase, permettant par ailleurs de garder sur ce volet un suspens plaisant jusqu'au bout de l'oeuvre, vient au dénouement se dégonfler comme un soufflé tant les maigres informations parcellaires et les points obscurs de cette uchronie voilée créent un tableau d'ensemble fragmentaire dont on ne peut tirer aucune conclusion satisfaisante. Les derniers chapitres font des révélations intéressantes, mais deviennent la cause d'une minable conclusion convenue et pleine de bons sentiments.
En définitive, l'oeuvre de Mase est juste correcte, encore un de ces potentiels de la bande dessinée nippone terrassés par des défauts rédhibitoires. Je veux croire qu'il y a plus à trouver dans une description du totalitarisme que ce que propose Ikigami.