"Et cet aspect mercantile n´est pas compatible avec la litérature non plus..."
Autrement dit, dès qu´un livre est édité, il perd son statut de "littérature" ? Un éditeur n´a qu´un seul but, et il est mercantile. Soyons pragmatique, bien entendu son objectif est de découvrir des auteurs intéressants et de les faire découvrir au public... afin de pouvoir continuer à éditer!
Un véritable auteur, si je m´en tiens à ta description, devrait écrire son oeuvre sur la longueur, puis soit la garder pour lui, l´exercice de l´écriture étant une fin en soit; ou alors le distribuer gratuitement dans la rue ou sur internet.
Je sais, il y a une différence entre écrire et chercher à être éditer, et écrire dans le seul but de faire entrer de l´argent (ce que tu définis à juste titre comme du mercantilisme). Mais la frontière est floue... Paul Auster, un de mes auteurs favoris, peut être considéré à juste titre comme un Auteur avec un grand A. ce qui ne l´empêche pas d´être intégré dans un système commercial avec grand tirage et roman à intervalle régulier... Mercantiliste pour autant? Idem pour Amélie Nothomb...