Je suis rendu au milieu du tome 2.
C'est chaud quand même l'ambiance ultra malsaine avec les enfants. ![]()
Bon je viens de finir.
Perso, j'ai vraiment beaucoup aimé.
Un peu trop rapide dans la réaction des personnages notamment les adultes.
La fin est pas mal mais un peu frustrante du coup !
Ça vaudrait le coup d'avoir une suite !
Si t'a aimé, hésite pas à lire les autres titres de l'auteur, je te conseil "je suis shingo" d'ailleurs ![]()
OK, je vois que c'est une série en cours et 21€ le tome, il faut être sûr de accrocher !
Il y aura 6/8 tomes je crois en plus ![]()
Mais ouais, c'est TRES special.
Je viens de voir que le tome 1 est en rupture 😮
Le 07 janvier 2019 à 17:08:10 Moploool a écrit :
Je viens de voir que le tome 1 est en rupture 😮
cela sera surement réimprimé connaissant glénat... ou alors cela fera comme cyborg 009.
Ces petits cons d’enfants sont tellement tête à claques que j’arrive pas à accrocher. L’autre comment il parle à sa mère. Le collège il est au fin fonds de la banlieue ou quoi.
de retour chez glénat en plus grand format que l'ancien https://twitter.com/Glenat_Manga/status/1353673978536222720
J'achète.
Bonne nouvelle. ![]()
Moins cher pour la totalité, j'espère.
D'ailleurs, ça sera une nouvelle pagination ? moins de tomes ?
Classique du manga d'horreur, classique du manga de survie, et classique du manga; il n'est pas rare de voir L'école emportée cataloguée ainsi. Au contraire même: il est courant de voir cette pierre angulaire de la bibliographie de Kazuo Umezu, considéré comme une référence absolue du manga aux côtés de géants tels que Tezuka et comme le Dieu du manga d'horreur, nommée ainsi. C'est donc avec de nombreuses expectatives que le lecteur averti débutera sa lecture.
L'école emportée débute par la disparition aussi brutale qu'étrange d'une école primaire, et par extension de ses occupants, -quelque huit-cents élèves et le cadre enseignant- mystérieusement téléportée dans un monde hostile, dépourvu de vie, abondant en sable. Avec une telle introduction, le père du manga d'horreur parvient rapidement à capter l'attention de ses lecteurs et à susciter immédiatement le suspense chez eux. Mais, en dépit de la vélocité avec laquelle le Dieu du manga d'horreur y parvient, l'invraisemblance- c'est-à-dire ce qui paraît croyable, la cohérence de la logique interne d'une oeuvre par opposition au réel qui est ce qui est dans notre réalité- du récit se fait ressentir plus rapidement encore. Si l'on peut lui faire la faveur de fermer les yeux sur le suicide de la cinquantaine d'enseignants, eux adultes responsables qui étaient chargés de protéger les élèves; et, parallèlement, sur l'étonnante détermination d'acier des enfants âgés de trois à douze ans tout au plus, ça serait être aveugle que de les maintenir fermés pour le reste du récit. Comprenons bien qu'il est difficile, pour ne pas dire impossible, d'accorder de la crédibilité à ces personnages tant leurs habilités sont improbables. Par exemple, ce moment où ces enfants en bas âge parviennent à fabriquer une baliste, rien que ça. Ou encore lorsque l'un d'eux, sous prétexte qu'il est fils de médecin et qu'il a vu du coin de l'oeil son père prescrire un médicament une fois ou l'autre, nous fait la prouesse de réussir une opération du foie.
La surenchère ne s'arrêtera malheureusement pas là: en plus de sortir des éléments aussi invraisemblables qu'improbables, l'auteur a le culot d'user de facilités scénaristiques. Le personnage principal, pour une raison qui demeurera inconnue du lecteur, peut communiquer par télépathie avec sa mère. Encore une fois, il est possible de ne pas s'en préoccuper, le problème est une fois de plus l'usage qu'en fait l'auteur: permettre à la mère du protagoniste de lui envoyer des objets du japon au monde où a il été téléporté, et ce systématiquement durant les moments critiques. Il en résultera que plusieurs fois le prétendu Dieu du manga d'horreur ayant mis son protagoniste dans des situations inextricables qui auront fini par le dépasser, usera de cet artifice pour l'en sauver. Par exemple, quand Shô est sur le point de se faire tuer par Sekiya, mais que le couteau que sa mère lui a envoyé le sauve in extremis.
L'école emportée comporte plusieurs thèmes dont le nombre ravira sans doute certains lecteurs. Néanmoins, les thèmes, aussi intéressants soient-ils, s'ils sont traités sans finesse dans leur exécution, perdent tout de leur intérêt. C'est malheureusement le cas de l'école emportée. L'exemple qui illustre le mieux cela est certainement celui de la religion: les enfants voueront un culte à ce qu'ils considéreront comme une divinité pour la laisser tomber et ne plus en parler quelques chapitres après.
Un autre exemple qui témoigne du traitement expéditif d'Uemezu est ce moment où, à la fin du tome 3, les personnages découvrent qu'ils sont victimes de la peste pour en guérir seulement deux chapitres plus tard.
Néanmoins, le manga a au moins le mérite de bénéficier d'un trait appréciable. Certains argueront qu'il est antédiluvien, mais cela ne l'ampute pas de ce qui en fait son charme: son caractère expressionniste qui correspond bien aux moments se voulant dramatiques.
Il en résulte une production qui m'aura déçu: lorsqu'un individu peut se targuer, tellement il excelle dans un domaine, d'être un Dieu, on est en droit de s'attendre à un rendu divin. Le prestige, il lui a été donné; la qualité, il se l'est ôtée. En conclusion, l'école emportée, conjuguant invraisemblance et facilités scénaristiques, a tendance à expédier trop rapidement ce qu'il met en place, mais à défaut d'être divin comme le présume le titre de son créateur a au moins le mérite d'être bien dessiné.
C'est toujours comme ça Umezu. C'est même pas le pire de sa biblio que j'ai pu voir, 14 Sai c'est la fête du slip du début à la fin
Ca me dérangeait aussi y a quelques années quand je l'ai découvert via L'école emportée mais avec le temps c'est devenu osef, c'est même devenu sa marque de fabrique à mes yeux, les facilités visuelles avec les cases répétées à outrance etc. Ça serait plus du Umezu si y avait pas toutes ces conneries ![]()
Je dirais que c'est surtout dans sa mise en scène qu'il est doué, en particulier avec son très beau style de dessin. Le gars est hyper inventif et trash, j'imagine que c'est surtout ça qu'on attendait d'un manga d'horreur à l'époque
C'est sur qu'il a pas le talent technique d'un Tezuka mais ça aurait été vraiment un énorme gâchis de se passer d'un gars aussi doué et riche dans ses idées juste pour des (gros) détails qui ont pas l'air très importants au final pour de l'horreur
Après c'est sur qu'avec la notoriété d'un individu on s'attend toujours à autre chose
Par contre la télépathie c'était abusé oui c'est le plus gros exemple que j'ai de L'école emportée. il aurait pu faire un effort pour ce raccourcis ![]()
Le 21 juillet 2021 à 00:31:32 :
Par contre la télépathie c'était abusé oui c'est le plus gros exemple que j'ai de L'école emportée. il aurait pu faire un effort pour ce raccourcis
Ouais bon le postulat de départ c’est quand même une ecole et ses élèves qui sont teletransportés dans un autre monde à cause d’une bombe , avec des adultes qui perdent la boule, où ils attrapent la peste, où y a des humains du futur devenus des araignées cheloues cannibales, et où les monstres des cauchemars d’un gosse sont matérialisés on sait pas pourquoi non plus, donc s’offusquer de pas savoir pourquoi le perso principal communique par télépathie avec sa daronne mouais. ![]()
Les monstres des cauchemars du gosse qui se matérialisent m’avaient beaucoup plus interpellés donc j’imagine que ça dépend de chacun.
C'est surtout un problème de forme je pense. Dis juste comme ça ça a l'air léger pour le manga que c'est ouais mais sur le moment j'ai trouvé ces passages vraiment ridicules. Les personnages qui tryhard comme ça avec insistence pour exploiter un pouvoir sorti de nulle part, en plein milieu du récit, ça fait un peu peur pour les règles établies ![]()
Y a plein de détails comme ça que j'ai complètement oublié. Tout ce qui est relatif aux montres ou aux humains qui pètent un câble. Ça s'y prete, c'est son genre donc ça va on calcule pas si ça peut servir l'horreur, même si c'est pas toujours bien fait. Mais là bof on aurait pu s'en passer. Après je dis ça juste de tête, je l'ai lu y a vraiment très longtemps, de souvenir c'est vraiment ce moment précis qui m'a fait sortir du récit
Les personnages qui tryhard comme ça avec insistence pour exploiter un pouvoir sorti de nulle part, en plein milieu du récit, ça fait un peu peur pour les règles établies
Tu parles de quel passage ?
+ je l’ai lu il y a très longtemps aussi quand j’étais gosse, mais même là une fois adulte j’aime toujours autant, les passages wtf me genent pas le genre s’y prete totalement, c’est comme un fast and furious tu t’offusques plus des scènes wtf ça fait parti du delire. ![]()
Je voulais parler de la télépathie entre la mère et le gamin
De souvenir ça débute avec la daronne qui entend son fils hurler, ensuite elle cherche dans un hôtel ou quelque chose du genre un endroit précis d'où elle peut lui envoyer des objets.
Je trouvais ça étonnement précis pour l'idée improbable que c'est ![]()
Aujourd'hui ça me dérange plus du tout non plus. Je remarque même plus ses facilités d'écriture. Ses facilités de dessin par contre elles me tuent de rire à chaque fois j'aime totalement (ses zooms répétés entre chaque début et fin de chapitre pour faciliter la transition je kiffe
). J'ai lu God left hand y a environ un an, je pourrais même pas citer une seule facilité tellement c'est devenu naturel.
C'est vraiment du point de vu de la découverte que je trouve l'idée de la télépathie un peu abusée. Je partage complètement l'avis du khey à l'époque j'en disais la même chose pour exactement ce passage là.
Après t'as l'habitude et tu fais plus trop attention.
Junji Itô aussi t'as des trucs qui peuvent déplaire au lecteur qui découvre. L'horreur c'est particulier, faire en même temps une histoire de grosse ambition comme je sais pas un Akira et illustrer l'horreur avec toutes les idées qu'on veut pour accrocher un lectorat en recherche de frissons ca doit pas être évident du tout. Faut faire des sacrifices, comme les facilités d'écriture de Umezz