Avis après la lecture de ce premier tome.
Après la méga déception des erreurs impardonnable de l'édition, notamment la préface en anglais et les couvertures cartonnées non collées entre elles, je me suis régalé. Je partais en terrain conquis vu qu'Akira est un de mes must-read indiscutable, ma première vrai claque niveau manga papier.
Je dois avouer que le fait de retrouver ce manga dans un sens de lecture normale, donc à la japonaise, ça fait du bien, pas que l'autre sens gêne vraiment, mais quand on lit beaucoup de manga ça fait vraiment bizarre d'en lire dans le sens occidental, et puis pourquoi dénaturé une oeuvre, y'a un sens de lecture approprié ce n'est pas pour rien, sinon l'auteur l'aurait mis dans le sens occidentale de lui-même (comme récemment avec Levius).
La traduction me semble plus fluide, les phrases sont mieux tournées, j'ai pas le souvenir que la traduction de la première édition N&B m'ait perturbé, quoiqu'il en soit celle-ci est très agréable.
Mais là où je suis pleinement satisfait c'est par rapport aux onomatopées. Je ne supporte pas quand on enlève les onomatopées pour les remplacer par des grosses lettres BLAAM ZBRAH, etc, pour moi ça fait parti intégrante du style de l'auteur, et ça donne un vraiment mouvement au dessin, donc joie qu'ils les aient TOUTES laissées (Kurokawa, One Punch Man ??).
Et surtout dans l'édition précédente, Glénat avait eu la bonne idée, de foutre sur les mur de la vieile ville et des taudis de Neo-Tokyo, des tags et des graffitis de personnes réélles, français comme étranger, ils avaient fait des copiés/collés d'une dizaine de tag et ils en avaient foutus partout sur les murs, je n'avais absolument pas compris l"intérêt. J'en ai d'abord rigolé car je connais personnellement un des graffeurs, mais après quand je voyais ses tags ça me perturbaient, ça me faisait sortir du récit. Une idée vraiment bizarre, surtout que ça a du leur demander du travail minutieux. Dans cette nouvelle édition "plus proche de l'originale", il va de soit que ces tags ont disparus, merci.
Au final, Glénat aurait pu sortir une édition qui aurait totalement sublimée l’œuvre (c'est presque le cas), dommage qu'il persiste toujours des erreurs grossières, surtout pour un projet de cette envergure. Mais Akira reste Akira, et une fois les premières pages tournées, le plaisir reste immense.