pareil que le classement de Schwan, pluto je le conseille pas par contre, j'ai vraiment pas accroché.
Monster j'ai pas pu passer le tome 3
alors que 20th century boys, j'ai devoré les tomes ![]()
SchwanOltorain Voir le profil de SchwanOltorain
Posté le 14 novembre 2011 à 21:00:34 Avertir un administrateur
20 > Monster > Pluto ( ATTENTION MES GOUTS)
Rien que de lire le titre, je me rappelle en détail de ce manga. Il est juste énorme.
J'avais chialé quand
Il montre la photo de lui entrain de sourire a Sadakyo
Exactement pareil ![]()
Je lâche toujours une larme à ce moment-là ![]()
Par contre, les "21th", ça fait mal aux yeux...
Pourquoi ?
Pluto j'ai 7 tomes sur 8 je vais bientôt me prendre le dernier c'est juste splendide, grandiose, magnifique. Bref un excellent manga.
Parce que c'est 21st et pas 21th.
Je uppe pour la bonne cause, c'est grace à ce topic que j'ai découvert cet excellent manga ![]()
Et moi c'est grace à ce manga que j'ai découvert Urasawa ! ![]()
Vu sur mangaverse: il semblerai qu'un "spin off" de 20th CB sortent chez Panini.
Il s'agirai de ce tome http://www.amazon.co.jp/dp/4091832458/
salut !
J'ai vu le film japonais tiré du manga et je me demandais si le film était fidèle au manga
Merci ![]()
Comme souvent, c'est plus interessant de lire le manga, meme si Kana ![]()
Salut.
J'hésite à me lancer des les 20th maintenant parce que vu que Monster a eu droit à une nouvelle édition, je me dis que ce sera peut-être aussi le cas pour 20th. Vous en pensez quoi vous ? Et vous avez des infos là-dessus ?
Et maintenant, j'ai une autre question plus en rapport avec le manga.
J'ai lu les 3 premiers tomes à la biblio de mon lycée et j'ai trouvé ça très sympa mais un peu trop "dense". Trop d'informations sont communiquées au lecteur, informations qu'il faut retenir si l'on souhaite tout comprendre au scénario... Bref, ça m'a pris un peu la tête. Vous pensez que la suite me plaira ?
Si tu aimes pas trop réfléchir non je te déconseille de continuer. C'est un Seinen et c'est assez psychologique donc peut être que c'est pas fais pour toi.
Il faut s'accrocher au niveau des personnages en effet. Dans toutes les oeuvres d'Urasawa tout gravite et part vraiment des personnages, ils son le point central des récits. Après 20th CB est aussi un manga intelligent qui fait réfléchir à certains points etc. Mais à ce niveau là il n'est pas non plus difficile d'accès (ce qui est une force d'ailleurs).
Je ne peux vraiment déconseiller ce manga à personne tellement je l'ai aimé. Franchement fonce et accroche tout un peu au début. Mais les memes personnages et évènement reviennent sans arrêt dans l'intrigue donc au bout d'un moment tu arrive plus ou moins clairement à reconstruire l'architecture de l'intrigue.
Après c'est un livre d'enquête (comme Monster et Pluto) au sens où le but de l'intrigue est de découvrir une chose et que au fur et à mesure ca se compléter cette architecture. Les trous vont se combler au fur et à mesure etc. Normal qu'on début se soit confu ![]()
urasawa est un dieu
Merci, je me lance !
Il y a un spin-off qui est sorti !
le spin off est totalement dispensable à mon sens
Je l'ai vu à la Fnac, euh, j'ai pas bien compris le truc. Déjà le dessin est plutôt moche, mais après c'est vraiment un concours de plan plus pervers les uns que les autres. (Juste pour attirer les plus jeunes) Je trouve que ça correspond vraiment pas à l'esprit du manga.
fin du manga
Que dire sur ce thriller du vénéré Urasawa, acclamé et reconnu comme un oeuvre géniale à posséder obligatoirement par tout bon fan de manga qui se respecte. Quant au dessin rien à dire, on retrouve la patte classique de l'auteur, les personnages sont tous reconnaissables et leurs émotions sont particulièrement réalistes, il y en a juste un peu trop pour les larmes, mais sinon c'est vraiment saisissant.
Quant aux lieux de l'intrigue, on voyage dans tout le Japon mais aussi plus en Thaïlande, aux Etats-Unis, dans des villes, dans des campagnes, mais surtout et c'est ce qui fait la particularité de ce titre, dans plusieurs époques. Chacune d'elle est parfaitement décrite et on sent bien le souci du détail de leur représentation avec le quartier de l'enfance de Kenji, l'affiche du film pornographique réel il me semble, la reproduction de l'exposition universelle d'Osaka, mais aussi un Tokyo plus moderne en 2000, puis un monde futuriste en 2015 et 2017. Bref, du tout bon pour le trait de l'auteur.
Les personnages sont plaisants car tous distincts, approfondis et suivis sur une longue période, cinquante ans pour les plus anciens. Il arrive d'ailleurs particulièrement bien à jongler entre eux, réutilisant jusqu'aux derniers chapitres des personnages vus dans les premiers tomes et qui étaient portés disparus depuis lors. Ainsi on va retrouver les boss de la mafia, le policier Chouno, les prêtres, la fille du constructeur du robot de l'an 2000, etc, etc...
Les deux seuls bémols que j'apporterais à ce sans-faute sont d'abord le caractère récurrent de jeune homme immaculé, naïf, idéaliste, parfait défenseur de la morale du héros, ensuite le personnage de Kanna que je trouve insupportable. Kenji ne fait que s'aligner aux côtés des professeurs Tenma et le dessinateur de Billy Bat, et ceci sera renforcé par sa passion du rock dont nous reparlerons. Kanna quant à elle est une adolescente combative à la pugnacité intarissable, en partie justifiée par la disparition de ses proches et leur accusation injuste, mais qui verse parfois dans l'entêtement insupportable de la crise d'adolescence.
Quant au scénario maintenant, la découverte des prophéties d'enfance du cahier de prédictions ainsi que la reconstruction des souvenirs de la bande à Kenji et la montée de la secte d'Ami sont haletantes, ce qui doit constituer les cinq premiers tomes. Arrivé à ce que l'on croit être l'apothéose de l'action, tout est brutalement arrêté pour nous plonger en 2014, dans les conséquences de la manipulation d'Ami. On a du mal à décrocher des premiers tomes pour plusieurs raisons, la bonne construction de l'intrigue, les aller-retours entre les époques, la découverte de l'identité d'Ami et de la préparation de la machination. Malheureusement l'intérêt est très vite retombé pour moi pour plusieurs raisons.
Premièrement, Urasawa a choisi de mettre en scène l'ascension d'un homme grâce à des pouvoirs ou prétendus pouvoirs surnaturels, pour contrôler le monde d'une main de fer. Alors certes c'est plutôt bien développé pour une fiction, mais il suffit de détacher ses yeux des pages et de regarder le monde extérieur pour trouver beaucoup mieux. Il suffit de se pencher sur les motifs de déclenchement des interventions armées Etasuniennes, les manipulations médiatiques diverses, la destruction des différentes structures traditionnelles qui laissent place à une extension toujours plus importante du marché. Le point de vue l'oeuvre est différent puisqu'il montre la domination par la volonté d'un seul homme, appuyées sur des prédictions, pour autant cela fait petit bras, mais ce n'est que mon avis.
Deuxièmement, la méthode d'écriture d'Urasawa de maintien du suspens sur une longue durée est plutôt bonne car les révélations sont progressives, mais on finit par tomber dans le même écueil que Monster et le procédé devient lassant. La lecture des tomes 6 à 14 est à la fin lassante en étant passé successivement des assertions 1) Ami est Sadakiyo 2) Ah non c'est pas Sadakiyo 3) Ami est Yamane 4) Ah non c'est pas Yamane 5) Ami est Fukubei 6) Fukubei est mort ! 7) Ami est-il donc réellement Fukubei ? 8) Oh putain Ami a ressuscité ! 9) Du coup Ami est-il toujours Fukubei doté de pouvoirs ou est-ce une autre personne ?
Et tout cela renforcé par des gros plans sur les visages vrillés par l'effroi ou la surprise de nos héros qui distinguent quelque chose que nous ne pouvons voir, ou de personnes tapies dans l'ombre dont le visage n'est révélé que quelques chapitres après, sans parler du constant port de masques pour certains. Urasawa réussit à relancer la machine avec l'introduction de nouveaux personnages et prophéties qui vont se réaliser, par exemple l'arc de l'assassinat du pape. Malheureusement la redondance et l'abus d'un rythme lent a tendance à faire souffler le lecteur qui n'a pas toujours envie de découvrir de nouveaux personnages, je pense par exemple à la famille que l'on suit au début de l'an 3 après Ami, ou des délires de Bowling de Dieu.
De même les aller-retours entre époques deviennent vraiment gonflants à la fin tant ils sont frénétiques, entre l'an un après Ami, l'an trois après Ami par exemple, ou les voyages dans la machine à souvenirs qui sont parfois très bien intégrés au reste, parfois très mal placés. Cette manière de sauter des faits pour les révéler au moment adéquat amène aussi à zapper des moments capitaux, par exemple le choc entre la statue et le robot à l'an 2000 qu'on n'a pas vu il me semble.
Troisièmement, l'histoire d'Urasawa n'échappe malheureusement pas aux incohérences et maladresses. Je pense par exemple au fait que Yoshitsune retrouve Sadakiyo et la débile sur le toit de l'hôpital alors qu'il pouvait difficilement savoir où ils se trouvaient, et en hélicoptère en prime, de la manière la plus naturelle du monde. De même pour le meurtre du policier corrompu par numéro 13 en plein milieu de l'église de Shinjuku, il savait à coup sûr qu'il allait se trouver ici ? Je suis sûr qu'on pourrait en trouver d'autres en relisant du début l'histoire.
Mais plus généralement on a le droit à des énormités assez intolérables pour une oeuvre de ce rang, Sadakiyo se trouvant entouré d'enfants masqués à son image qui vont en plus récupérer tranquillement les vaccins, Otcho qui défonce tous les gardes armés à main nues ou au baton en ne se trouvant blessé qu'une fois dans toute l'aventure, l'apathie d'ennemis dignes d'Akira. Ou encore des éléments inexpliqués comme le développement de pouvoirs de Kanna par expériences de Fukubei pendant la grossesse de Kiriko, les enfants qui jouent dans la tour du soleil, les messages transmis des personnes dans le programme informatique du souvenir à Kanna dans le monde réel, ou la survie de Kenji à l'an 2000, et bien d'autres éléments qui rentrent dans un schéma simplet décrit ci-dessous.
Quatrièmement, on se rend rapidement compte qu'on lit la révolution, ou le sauvetage du monde des bisounours. Ami et ses sbires sont des putains d'incompétents. C'est bien simple, à entendre les membres de la bande à Kenji, ils sont constamment en danger et la mort est à leur trousse partout et de tout temps, alors qu'en réalité leurs ennemis se foutent qu'ils soient vivants et ne font rien pour les abattre. Par exemple, le passage de la prison des lucioles est une farce, Otcho défait constamment ses liens mais la sécurité n'est pas renforcée, les cellules non fouillées, et il réussit à s'enfuir en creusant un putain de tunnel dans les murs pendant plusieurs années. En résumé ils ont encore des prisons du XIXème siècle...
Pareil pour les ennemis en général, certains sont des tueurs redoutables comme numéro 13, le tueur qui pousse l'amant de Kiriko sous le train ou le policier corrompu qui tue le flic légendaire, mais ils s'attaquent toujours à des cibles secondaires. Les ennemis plus basiques sont soit non armés de manière incompréhensible, par exemple les membres du parti d'Ami qui viennent foutre le feu à l'hopital du vieux maître d'école, soit possèdent des armes mais sont incapables de tirer, par exemple ceux qui font face à Kenji aux barrages nord de Tokyo, jamais un coup accidentel ne part, enfin quand ils finissent par tirer, les dégâts sont ridicules comme la jambe écorchée de Kenji, les tirs sur Maruo et Croacroa qui portent les vaccins, ou ils se font maîtriser telles de vulgaires merdes par des gars en grande infériorité.
Le système de prédictions est sympathique, mais laisse perplexe pour certains éléments. Katsumata qui serait Ami derrière Ami qu'on présente comme ayant des pouvoirs de prédiction pour avoir vu la mort de Fukubei des mains de Yamane dans la salle de bio ne vaut pas mieux qu'Ami premier du nom, transformant ses désirs comme la bombe à proton en prophéties. La crédulité de la population est aussi assez stupéfiante, de se protéger du virus dans leurs maisons, de croire aux voyages sur Mars et même à la résurrection d'Ami, personnage constamment masqué ! Le projet de destruction dans son ensemble est quand même vraiment super con, avec les porteurs de valises et les soucoupes volantes. On ne me fera pas croire que des hommes n'ont pas créé des communautés dans des lieux reculés pour échapper à ces massacres.
De même, il n'y a pas de révolte spontanée de civils, on dirait que seul la bande à Kenji et ceux qui gravitent autour d'eux perçoivent les manipulations et souhaitent combattre Ami. Ils sont d'ailleurs séparés plusieurs fois mais n'ont aucun moyen de se retrouver facilement, pas d'annonce dans les journeaux, de site internet, de lieu de rendez-vous, de mot de passe, c'est toujours le plus pur hasard. Et comment croire au fait qu'ils n'aient jamais été arrêtés ou recherchés ? Fukubei possède tout de même leur identité, comment peut-il croire que Yoshitsune soit mort ? Il pourrait aisément utiliser les registres dentaires pour savoir que ce n'est pas le cas.
Je me suis dit que cela sentait réellement le roussi quand on a vu progressivement tous les membres de la bande réapparaître. Otcho et Yoshitsune ça allait, seulement à partir de Maruo, je me suis dit qu'on s'acheminait vers le retour de Kenji en grand sauveur pacifiste, et ça n'a pas manqué. Quant à sa survie, perte de mémoire et son errance alors qu'il avait découvert le mystère, l'utilisation de si grosses ficelles est toute simplement consternante. Il faut quand même constater qu'aucun proche ne meurt excepté le travesti au début, soit un personnage inutile, et Mon-Chan par une maladie.
Sacrée histoire mâture et réaliste dis-donc. Et plus les évènements deviennent tragiques plus cela devient grotesque, le virus tueur est lâché dans tous les sens, la répression ne fait qu'augmenter, mais tout le monde s'en sort. Le développement extrêmement tardif du vaccin et son inoculation sur les lieux de diffusion du virus est à cet égard bien ridicule quand on se souvient des effets de la première version. Je n'évoquerai pas plus longuement les anciens fidèles parmi les fidèles d'Ami qui se retournent sans raison alors que le massacre a commencé et que certains connaissaient ses trucages, par exemple Manjoume et numéro 13.
Enfin je ne pouvais terminer ce compte-rendu sans parler de la place de la musique dans ce manga. D'abord bien amené comme passion pour certains jeunes, il se transforme peu à peu en source d'espoir puis disparaît à la moitié de l'histoire. Malheureusement on se doute que ce n'est que pour mieux revenir triomphalement, et c'est le cas avec l'arrivée de Kenji. Le rock devient alors une manière irréaliste de solutionner tous les problèmes et de mettre en branle une population jusque là docile. Faudra me donner un exemple de mouvement musical qui a bouleversé le monde et atteint les buts révolutionnaires ou politiques qu'il se donnait. Pour ma part ce que je vois d'effets de la musique c'est plutôt des rassemblements d'homo festivus prêts à se bourrer et s'amuser.
Je pourrais continuer longtemps les critiques mais cela n'aurait pas grand intérêt, la majorité des reproches ont été développés. Pour résumer, 20th century boys est un manga qui représente une somme de travail importante qu'il faut louer, tant sur le dessin très plaisant que sur les époques traversées, la construction du récit qui se tient et est relativement agréable à suivre, l'imbrication des destins des personnages. Malheureusement Urasawa comme pour ses autres oeuvres gâche celle-ci avec un ton enfantin et naïf insupportable qui confère aux évènements décrits le statut de mauvaise farce de série B.
Je ne peux qu'être abasourdi par la reconnaissance dont jouit cet auteur au talent indéniable qui ne peut toutefois s'empêcher de saboter son travail de qualité. Naoki Urasawa rejoint définitivement au panthéon de la hype ses compères Oda et Asano.
fin du manga