" Quelque chose de léger, " répondit l'assassin.
" Quelque chose de facile à piloter. "
" Alors j'ai exactement ce qu'il vous faut, " répliqua Hal avec confiance.
" Suivez-moi. "
Le préposé démontrait une grande connaissance des bateaux en bois, et au moment où il lui délivra une paire de rames et un gilet de sauvetage, 47 savait déjà tout ce qu'il devait savoir sur le bateau et était prêt à naviguer.
Le Whitehalls faisait douze mètres de long et avait été initialement conçu pour servir de taxi sur l'eau dans les ports de New York et sa première mise en service datait de 1840.
Parce qu'il était plus rapide que la plupart des autres transports, on l'utilisait pour débarquer plus rapidement les marins des navires qui entraient au port.
Hal regarda 47 s'éloigner tout en observant qu'il semblait parfaitement compétent avant de rentrer dans son bureau.
Bien loin d'être un expert, 47 connaissait les rudiments de la navigation et il trouvait celle de ce bateau très appréciable tandis qu'il tirait sur les avirons.
Et en dépit de l'air froid et de la pluie persistante, il ne fallut pas longtemps avant que l'assassin se sente au chaud.
Il tira alors les avirons vers lui pour lui permettre de retirer son imperméable.
Il était maintenant avec un haut en nylon bleu, un pantalon similaire et des chaussures de sport.
Ses Silverballers étaient savamment dissimulés.
Sa corde à piano, et une seringue remplie de sédatif extrêmement efficace, étaient aussi dissimulées dans un sac imperméable à l'eau qui était à côté de lui.
Il se sentait bien mieux sans sa veste, et il appréciait de plus en plus la navigation de ce bateau et décida d'accélérer un peu plus l'allure.
Le bateau semblait comme effleurer le lac et un doux bruit claquant retentissait lorsque sa coque entrait en contact avec des vagues occasionnelles.
Progressivement, le Whitehalls passa une marina, un port vide, et un quai où étaient amarrés 3 navires de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
L'eau coulait à l'extrémité des avirons du bateau, laissant se dessiner des cercles dans son sillage tandis que la yole commençait à approcher l'endroit où il se rendait.
Il était tout naturel que la zone accueille une nouvelle embarcation, il n'avait donc pas à se montrer discret en arrivant même s'il ne cessa d'observer autour de lui.
La première chose qu'il remarqua était que les bateaux présents ici étaient très variés autant par leurs formes que par leurs tailles.
Certains étaient sur un seul niveau tandis que d'autres en avaient deux, et possédaient un intérieur bien plus spacieux.
Presque tous étaient bien entretenus, et de nombreux présentaient des paniers remplis de fleurs.
L'un d'entre eux était d'un intérêt particulier pour l'agent car il était situé à l'extrémité du quai, directement en face de celui que la cible habitait.
Une femme âgée était à genoux sur le pont avant, entretenant une boîte pleine de géraniums rouges brillants, lorsque 47 se dirigea vers son bateau.
" Vos fleurs sont en très bonne santé, " dit-il lorsqu'il fût assez près.
" Comment faites-vous pour aussi bien les entretenir ? "
Tandis qu'il parlait, il surveillait aussi la péniche de la cible, mais il ne semblait y avoir aucun signe d'activité.
Même avec le temps actuel, il y avait plusieurs rameurs sur le lac, et la femme devait être habitué à ce genre de compliments puisqu'elle ne témoigna aucune inquiétude lorsque l'étranger se rapprocha.
Son nom était Grace Beasley, avait des mèches de cheveux gris qui dépassaient de son chapeau imperméable bleu que son défunt mari aimait porter lorsqu'il allait jouer au golf.
Ses yeux étaient presque turquoise et son visage était quelque peu ridé.
Une chemise à carreaux et un pantalon noir complétait sa tenue.
Qui souhaite une poursuite de la traduction ? ![]()
Moi! Franchement j'ai tout lu en deux soirée et tu fais du travail remarquable . C'est dommage que tu arrêtes :/
Pareil ![]()
Qui souhaite une poursuite de la traduction ? ![]()
Moi stp je viens de tomber dessus et je voulais lire le livre c'est sympa ![]()
Chacal47
Posté le 25 octobre 2010 à 21:32:35
"Mais 47 n'a pas l'intention de lancer les hostilités, pas encore, il affiche donc un large sourire en arrêtant son camion."
47 ne sourit jamais...
Lien permanent"
Moi aussi ça m'a surpris ![]()
Je vais essayer de reprendre et de faire une page par jour au minimum. Souhaitez moi bonne chance... lOl
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"Je me sers régulièrement d'engrais", admit Mme Beasley. "Mais l'essentiel est de retirer les fleurs fanées. Cela leur permet de mieux refleurir."
"Eh bien, ceci semble fonctionner parfaitement", déclara 47, admiratif. "Par ailleurs, pourrais-je avoir un verre d'eau ? J'aurais dû en apporter un peu, mais j'ai oublié, et ce fût un long parcours pour rejoindre le quai."
La demande semblait assez innocente, aussi Mme Beasley répondit : "Oui, bien sûr. Je reviens tout de suite." Elle entra par une porte coulissante en verre qui donnait sur un salon confortablement meublé et une petite cuisine assez stylée.
Un moment plus tard, il la retrouva là-bas lorsqu'elle était en train de prendre une bouteille d'eau froide dans son réfrigérateur. Une grande main se referma sur sa bouche. Mme Beasley essaya de crier, sentit quelque chose comme mordre son cou, et aussitôt elle se mit à tomber.
Agent 47 attrapa la femme inconsciente et la porta dans la chambre à côté, où il la déposa sur le lit soigneusement fait. Pour être doublement sûr qu'elle reste immobilisée pour la durée nécessaire, il attacha ses poignets et ses chevilles avec ses propres fils de nylon. Sachant maintenant que la vieille femme n'était pas prêt de quitter sa place, il se mit à sa véritable tâche, qui était d'entrer dans la péniche voisine et d'avoir une conversation avec son propriétaire.
Une tâche qui serait plus facile à dire qu'à faire, pensa-t-il, puisque la cible était un assassin elle-même, et il était sûr de rencontrer une variété de mesures de sécurité. Comme il le ferait.
47 éteignit donc les lumières dans le salon, mais laissa tout le reste comme il était, sachant que le moindre écart par rapport à la façon dont la vieille dame procédait pouvait attirer l'attention.
Bonne chance
/
Merci []Donoyo[] !
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Tout d'abord, il ajusta la position de ce qui avait été le fauteuil préféré de M. Beasley, plaçant ce dernier de telle façon qu'il faudrait que quelqu'un s'approche de très près pour le voir, puis il s'y installa pour attendre.
Au final, après une heure d'observation, l'assassin fut raisonnablement certain de deux choses. La première était que la cible n'avait pas de gardes de sécurité pour la protéger. Sa position lui permettait une vue assez claire de la péniche et des environs, et même la surveillance la plus affinée aurait donné quelque signe de leur présence, particulièrement au sein de la petite communauté flottante, très soudée. Il n'y avait pas de caméra, aucune. Et ceci faisait sens, étant donné son statut relativement peu élevé au sein de l'organisation "Puissance Treize".
Deuxièmement, sur la base du moment de la journée et l'absence totale de mouvement sur le pont, l'assassin était sûr que la cible n'était pas chez elle. C'était quelque chose qu'il aurait pu simplement confirmer en s'aventurant à l'extérieur pour vérifier sur le parking, mais il ne voulait pas prendre le risque, puisque l'un des résidents pouvait le voir quitter la maison de la vieille dame.
Donc, tout ce qu'il pouvait faire de mieux était d'attendre que la cible revienne, et effectuer son mouvement pendant le bref moment où sa porte d'entrée serait déverrouillée et qu'elle s'attendrait le moins à une attaque. Après avoir verrouillé la porte derrière elle, être sur sa propre terre à la maison, la cible se sentirait en sécurité.
Après avoir formulé son plan, il vérifia pour s'assurer que la porte d'entrée de la péniche ouvrirait en douceur. The Whitehall était caché à l'abri derrière le bateau de Mme Beasley, hors de vue.
Tout ce qui restait à faire était d'attendre.
merci c'est gentil ![]()
De rien [SHOKERDEVIL]. Ça me fait plaisir. ^^
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La récompense vint 45 minutes plus tard, lorsque la cible apparut sur le quai, portant deux sacs de course. Elle plaça l'un d'eux sur le banc à côté de la porte d'entrée, glissa la clé dans la serrure, et tourna cette dernière d'un tour vers la droite. Il y eut un bruit cliquant lorsque le second verrou fut déverrouillé; elle tourna ensuite la poignée et poussa légèrement la porte. Le bip révélateur d'un système d'alarme pouvait être entendu de la cuisine. Cela signifiait qu'elle n'avait que quelques instants pour entrer et saisir un code PIN, sinon la société de sécurité appellerait pour vérifier la situation.
C'est à ce moment où l'agent de l'organisation "Puissance de Treize« entendit une série de pas rapides derrière elle et commença à se retourner. Dans un mouvement fluide 47 ferma la porte et donna un violent coup d'épaule à la cible. Elle trébucha, perdit le sac de course, et tomba en avant. Le Walther était rengainé sous son bras gauche, mais elle n'avait pas la possibilité de l'utiliser puisqu'elle était forcé d'utiliser ses mains pour amortir sa chute.
Dans cette situation, l'assassin reconnaissait que sa position était dominante mais sans certitude absolue. 47 avait quelques secondes, peut-être une minute, pour maîtriser son adversaire, la désarmer et forcer le respect avant que la compagnie de sécurité réagisse suite à l'alarme. Le bip, bip, bip insistant servait à souligner ce fait. Donc 47 se mit déjà à avancer, cherchant à avoir une emprise sur la cible, quand cette dernière roula sur son dos. Une boîte de soupe était à portée de main et Marla la jeta en direction de 47. Le cylindre métallique frappa l'assassin sur la joue droite et le fit chanceler en arrière.
Marla reconnut instantanément 47 et sentit comme un coup de poignard soudain de peur. L'agent "Puissance Treize" n'avait aucun doute quant à sa capacité à neutraliser un cambrioleur ou un violeur mais elle avait vu cet homme dans l'action, et connaissait ses capacités.
"Réponds au téléphone ou je te coupe le visage."
Quand Marla regarda dans les yeux du tueur à gages, c'était comme regarder dans un miroir. Voilà quelqu'un qui était aussi impitoyable qu'elle. Elle pouvait sentir la chaleur de son souffle sur son visage, et la force que contenait de son corps.
Le téléphone sonna à nouveau.
"Laisse moi y aller et je vais répondre", dit-elle, la tension révélant dans sa voix un léger accent irlandais.
"Utilise le téléphone dans la cuisine," ordonna 47, et il l'accompagna avec un Silverballer lorsque la femme traversa la pièce. Tout simplement parce que le Walther couché sur le sol ne signifiait pas que la femme ne portait pas une arme secondaire, voir une troisième.
Tandis que Marla répondait au téléphone dans la cuisine, il pris le récepteur annexe du téléphone sur le bureau.
"Bonjour ?" déclara l'agent de la "Puissance de Treize» et la sonnerie s'arrêta.
"Mme Norton ?" demanda une voix masculine. "C'est John de la compagnie de sécurité AJAX. Est-ce que tout va bien ?"
"J'ai trébuché et j'ai laissé tomber mes courses, c'est tout." répondit Marla alors qu'elle regardait l'Agent 47 qui vissait un silencieux sur son pistolet. "Mais je vais bien."
"Je suis content d'entendre ça," dit l'homme avec prudence. "Donc, vous n'avez pas besoin d'assistance médicale ?"
"Non," dit Marla. Et elle espérait que ceci serait vrai.
"Bien," répondit John. "Pourrais-je avoir votre code de sécurité, s'il vous plaît ?"
Marla tourna la tête vers l’assassin qui avait l'arme silencieuse pointée sur son genou droit.
"Mon code est Indigo378."
"Merci," dit John poliment. "Je vous souhaite une bonne fin de journée."
Elle aurait pu mentir, bien sûr, mais sachant la rapidité avec laquelle l'homme à l'autre bout de la ligne avait accepté le code, 47 ne le pensait pas.
"Lequel de tes tétons dois-je estropier d'abord ?"
Les mains de Marla se levèrent instinctivement pour couvrir ses seins. C'était un signe de faiblesse qu'elle regretta immédiatement tandis qu'elle se forçait à faire descendre ses mains vers le bas.
"La torture, ça ne fonctionne pas," répondit-elle fermement. "Les gens disent n'importe quoi pour faire cesser la douleur. Tu sais ça aussi bien que moi."
"C'est ce que disent les experts," reconnu 47 sombrement. "Mais j'ai d'assez bons résultats en général. La raison en est peut-être parce que j'aime ça. Va là-bas et assis toi sur une de ces chaises." Marla ne savait pas s'il disait la vérité ou s'il essayait juste de la dérouter encore plus. Il fit un signe avec le pistolet.
L'intérieur de la péniche arborait un thème rétro des années 50, avec beaucoup de couleurs primaires, du plastique et du chrome. Les chaises qu'il venait d'évoquer afin qu'elle s'assoit était grandes et disposées autour d'une table circulaire.
La peur fit frissonner Marla à la base de son crâne, et avec raison, étant donné la manière avec laquelle l'assassin avait revendiqué son sadisme.
"Mets tes mains derrière ton dos," ordonna-t-il sévèrement. Il lia ses poignets avec un cordon téléphonique. Ses chevilles vinrent ensuite, et lorsqu'il eut fini, Marla fut immobilisée. Ou presque, puisque la ligne téléphonique plastifiée était glissante et difficile à nouer.
"Bon", dit l'agent tandis il se redressait. "Je ne veux pas t'entendre crier ... donc tout ce qu'il nous faut maintenant, c'est un bâillon. Ou préfères-tu répondre dès maintenant à mes questions ?"
Marla se rappela les yeux bleus et froids de Mme Kaberov, et la balle dans la boîte doublée de velours.
"Va te faire foutre !" répondit-elle avec défi.
"Très bien, faisons donc à ta façon," déclara 47, et il quitta la salle à manger.
L'assassin revint quelques instants plus tard avec un torchon qu'il attacha autour de la bouche de Marla, et une taie d'oreiller qu'il rabattu sur sa tête. Puis, au grand soulagement de Marla, elle entendit une série de bruits de pas, suivi par le bruit de l'ouverture de la porte d'entrée et de sa fermeture.
Mais l'homme avec le pistolet serait de retour, et elle savait que sa première occasion de s'échapper serait probablement la seule et l'unique.
Ainsi, plutôt que d'attendre pour voir ce qui allait arriver, Marla tenta immédiatement de dégager ses mains. Et grâce au fait que le cordon téléphonique était glissant, il ne fallut pas longtemps avant que ses liens commencent à se détacher. Ceci était encourageant, elle accéléra ses mouvements pour se dégager afin d'avoir les mains libres avant que son agresseur ne revienne.
Après ce qui avait sembler être des minutes interminables, le cordon se détacha, et elle tendit la main pour enlever la taie d'oreiller.
Maintenant qu'elle pouvait voir, il était relativement facile d'enlever le lien enroulé autour de ses chevilles. Enfin, alors qu'elle sentait que son cœur battait très fort au travers de sa poitrine, les pieds de Marla furent libres. Elle se leva, se débarrassa du bâillon, et pris la direction de la porte. Le verrouillage de cette dernière fut moins discret que Marla l'escomptait mais sa priorité était maintenant de ralentir son opposant.
La serrure ne serait pas suffisante pour repousser un agresseur vraiment déterminé, mais ceci lui donnerait du temps supplémentaire, et c'est tout ce dont l'agent de la "Treize Puissance" avait besoin et elle retourna dans la pièce. Le Walther était toujours là, gisant sur le sol, et la présence bienvenue de l'arme rassura grandement Marla, elle ramassa le pistolet et le pointa vers la porte. Tenant le semi-auto avec les deux mains, Marla attendait maintenant le retour de l'assassin.
Le système de sécurité était-il activé ou non ? Elle aurait dû vérifier, mais ne l'avait pas fait. Un signe certain qu'elle était encore perturbée, mais c'était une erreur facile à corriger.
C'est alors qu'elle sentit de la fumée, entendit l'alarme incendie s'enclencher et vit des flammes dans la cuisine. L'incendie commença immédiatement à toucher les rideaux avant de se propager au plafond, et elle eut à peine assez de temps pour récupérer son imperméable, saisir son sac sur le sol, et quittez la péniche, arme à la main, tandis que les flammes continuait à se propager.
Marla n'avait aucune envie de rester et de tout expliquer aux autorités, donc tout ce qu'elle pouvait faire, c'était de ranger le Walther dans une poche tandis qu'elle courait vers le quai. Ses pieds nus faisaient un bruit de claquement quand ils frappait le bois humide, et certains de ses voisins apparurent pour crier afin d'alerter les autres au moment où Marla entra dans le parking. Des sirènes pouvaient déjà être entendues au loin, elle chercha la clé de sa voiture et se réfugia dans la Mercedes.
Ne sachant pas où 47 était, ni quand il reviendrait, elle démarra la voiture et fila au plus vite. Il était peut-être à ses trousses, mais elle devait prendre ce risque. Elle n'avait vraiment pas d'autre alternative.
Elle se mit à réfléchir. L'Agence savait où elle était. Ceci était évident, tout comme le fait qu'ils étaient incapable d'identifier un de leurs employés qui divulguait des informations à la "Puissance Treize" et d'y mettre un terme. Ainsi, allaient-ils tenter de la poursuivre ?
Oui, ils allaient certainement le faire. Sauf que la prochaine tentative pourrait être faite par une équipe spécialement équipée pour réaliser des interrogatoires en utilisant la psychologie, le conditionnement de l'environnement et des médicaments pour la briser.
Cela soulevait la question évidente et la plus pressante de ce qu'il fallait faire ensuite. Kaberov lui fournirait-elle un soutien ? Ou tenterait-elle de la punir pour incompétence ? Il n'y avait aucun moyen d'en être sûr. Mais les chances n'étaient pas très bonnes. Soudainement, sans aucune faute de sa part, Cassandra Murphy, alias Marla Norton, était en fuite.
Et qu'elle voulût l'admettre ou non, l'Agent 47 avait peut-être réussi à isoler sa proie.
Patras, Grèce
Bien que techniquement classé comme un yacht, le 250 pieds de long "Jean Danjou" avait d'abord été conçu pour servir de remorqueur de sauvetage, ce qui expliquait pourquoi il n'avait rien de la grâce élégante des autres megayachts possédés alors qu'ils posèrent l'ancre dans les eaux scintillantes de Patras.
Mais alors, contrairement à ses pairs, le "Danjou" était très souvent utilisé pour le transport de matériel. C'est pourquoi il avait à son bord deux SUV blindés, quatre motos BMW, deux motoneiges, six moto-marines, un hélicoptère à quatre places, un équipement complet de plongée, une chambre de décompression, une Mercedes S500 blindée et deux canonnières lourdement armées. Sans oublier un grand nombre de moyens de communication très sophistiqués et d'équipements de suivi destiné à soutenir les activités de l'Agence à travers le monde.
Le cœur du navire, et le lieu où Diana passait la plupart de son temps, était la salle de communication et de contrôle située au plus profond de la coque blindée du Danjou. Son fauteuil à haut dossier se trouvait au centre d'un bureau en forme de U d'où elle pouvait surveiller vingt-quatre écrans vidéo muraux, deux écrans d'ordinateur disposé de part et d'autre, et prendre des appels téléphoniques satellite provenant de n'importe où dans le monde.
Diana avait un grand front et des yeux qui étaient un tout petit peu plus petits que ce qu'elle aurait préféré. Pourtant, elle avait hérité d'un nez droit, de pommettes hautes et de lèvres sensuelles, son visage aurait été considéré comme beau s'il n'y avait pas eu une certaine dureté qui résidait ici.
"Répétez encore une fois," dit-elle, alors qu'elle tentait d'améliorer la netteté du son de ses écouteurs.
"J'ai du mal à vous entendre."
"J'ai un message pour Mr. Nu," répondit l'agent 47. "Dites-lui que j'ai pris contact avec Marla Norton. Et même si je n'ai pas été capable de lui soutirer des informations, elle est en fuite. J'ai placé des micro-traqueurs à la fois sur son imperméable et son sac à main. Avec un peu de chance, elle nous conduira plus loin dans la chaîne alimentaire et à la personne qui a les réponses que nous cherchons."
Diana regarda l'un des moniteurs à sa droite. Mr. Nu prenait part à une réunion du conseil à Houston, où l'armateur Aristote Thorakis était en train de rendre son rapport.
"Je vais lui dire," promis le contrôleur. "Prenez soin de vous."
"Je le ferai," promis 47, et il replaça le téléphone dans sa poche.
C'est alors que les flammes crépitantes trouvèrent les explosifs que Marla Norton avait gardés cachés quelque part au-dessus de son salon, et la péniche explosa.
Il y eut une forte explosion, suivie d'un véritable feu d'artifice spectaculaire avec des morceaux de débris de feu s'envolant dans le ciel gris et retombant sur la surface du lac, où ils firent un sifflement avant de danser aux rythmes de vagues. L'habitation de Mme Beasley fut en grande partie épargnée, à l'exception de ses géraniums, qui furent détruits lorsqu'un morceau d'épave tomba sur eux.
Le tolet d'aviron craquait tandis l'assassin s'écartait des lieux. De nombreuses sirènes rejoignirent le chœur déjà strident, et la pluie tombait doucement autour de l'agent.
Qui souhaiterait une poursuite de cette traduction et une publication plus régulière en attendant des nouvelles du futur épisode et film ? Une page par jour pour le rythme par exemple... ^^
Moi! =D