Le chapitre 12 n'est pas fort en rebondissement, donc vous aurez le 13 demain dans la journée !
Chapitre 12 - Les lumières du Wangan
Après de telles retrouvailles, et ce au Daikoku Futo, je crois que nous nous devions de faire un tour sur le Wangan, et pas que pour rouler pépère, si vous voyez ce que je veux dire. Après un brin de causettes et de grandes retrouvailles, et les présentations faites, quoi de mieux que de se déchainer sur nos moteurs pour fêter le retour d’un membre et l’arrivée d’un autre ? Et oui, on ne refuse pas une sportive comme la GT86, et encore moins quand c’est l’un des concepteurs qui vous propose de rejoindre votre team avec l’une d’entre elles, préparée comme pas possible.
On se lance … Kizaru, toujours aussi fougueux et imprévisible, se lance en premier, ses pots d’échappements zoku faisant un bruit pas croyable. Le suivent de très près la GT86 de William, ainsi que la Mustang d’Alek. La minuscule Capuccino et son kit carrosserie digne d’une compétition de D1GP les suit avec plus de facilité que je ne le pensais. Quant à moi, je ferme la marche avec la RX7 de Chikanori.
Pendant presque deux heures, nous nous suivons, nous nous doublons, tel des funambules sur le périph’ de Tokyo. Les voitures près de nous sont comme des plots, vu la vitesse à laquelle nous allons. Nous ne sommes pas seules à cette vitesse. Une Porsche préparée par Rauh Welt noir mat s’est joint à la danse, ainsi qu’une Honda style Kanjo et une Subaru Impreza STi … Une soirée comme ça, c’est un vrai plaisir. Juste la route et nous.
Il est presque trois heures du mat’, et nous décidons de décoller pour prendre un café dans un bar en centre-ville. Quand un petit café avec un parking d’une dizaine de place voit arriver des street racers, le parking change tout de suite d’allure. Nous discutons d’un peu de tout et de n’importe quoi, du Drift Muscle, des résultats du Super GT, de bagnoles. William nous parle un peu des voitures japonaises dans son pays, la France. Il nous raconte comment des passionnés se réunissent le soir pour discuter et soulever le capot, que les gens font importer des Skyline, des Supra, des Cappuccino. Il nous raconte les débuts du drift là-bas, des passionnés et des nombreux médias impliqués. Mais il nous raconte surtout à quel point il avait hâte de mettre le pied ici, de tâter des sportives directement sur leur lieu de naissances. Après quelques heures de discutions, on s’est vite rendu compte qu’on allait faire une sacré grasse matinée, vu qu’il était déjà cinq heures.
Nous sommes donc tous rentrés chez nous. Je rapporterais la RX7 à Nagaya-San demain, et le remercier, cette auto est vraiment agréable à conduire, et n’a pas peur d’accélérer !