Asylum Of the Daleks, le premier épisode est excellent je trouve. Même si, réflexion fait, on sent déjà qu'il y a quelque chose qui cloche.
Quand à la suite, disons que l'épisode deux va encore mais que ça devient de pire en pire jusqu'à l'épisode de Noel. 
En fait, les épisodes ne sont pas véritablement mauvais en soit, mais il y a comme un truc plus ou moins insaisissable qui est passé à la trappe. Oh, bien sur, la série s'américanise (New York, un épisode raté qui se veut "Western & Guns " etc. ) mais quelque part, ça ne date pas d'aujourd'hui. Ça se faisait déjà ressentir dans la saison 6 qui était pourtant très bien.
Là ou ça devient gênant, c'est quand on se rend compte que le scénario devient incohérent et disparait régulièrement à certains moments des épisodes. Steven Moffat qui est pourtant un maitre du scénario (notamment avec la série Sherlock, très bien également au demeurant ) nous pond des trucs où le début et la fin ne semblent pas raccrochés. D'habitude, la réponse est cachée mais bien présente dès le commencement de l'épisode. Là il se produit à la fin de celui-ci un bête retournement de situation, le Docteur joue de son tournevis et les méchants explosent. Exemple avec l’épisode quatre : sans spoiler, disons que des cubes mystérieux tombent du ciel et bien évidemment, leur nature se révèlent vers la fin. Mais le moment du "sauvetage de situation" n'a strictement rien à voir avec ce qui s'est passé avant. Un nouveau caractère apparait, explique la situation, disparait et n'intervient pas malgré sa puissance de God multi-dimensionnelle lorsque le Docteur appuie sur un bouton pour sauver tout le monde
A l'époque, Russel T. Davies concevaient ses scénarios différemment et, s'ils étaient loin d'être mauvais, il ne s'appuyait pas autant sur un détail visible mais dilué dans le décors comme le fait Moffat. Cependant, la gamme d'émotions qui se dégageait dans un épisode/une saison compensait plus que largement. Là, cet aspect là devient régulièrement raté. Pour exemple : lors du troisième épisode, le Docteur passe soudainement en mode d4rk sans la moindre raison. Il se met à pointer son arme sur un plus ou moins coupable pour éviter à un village de se faire décimer, invoquant les victimes que son indulgence causent. Celles des Daleks, du Master etc. Sauf que, dans le contexte, ça n'a absolument aucun sens à moins que cette régénération soit bipolaire.
Enfin, je suppose que ce n'est plus un secret, mais c'est bien sûr la saison où les Ponds s'en vont. Je ne spoilerai pas l'épisode mais il m'a vraiment déçu. Très loin d'être aussi émouvant que Rose coinçait dans une autre dimension, que Martha quittant le docteur et certainement pas au niveau de The stolen earth...
Cela dit, bien que ça puisse paraitre étrange, je te conseille quand même de regarder. Tout n'est pas à jeter et l'épisode de Noel s'avère bien meilleur, redonnant un certain espoir. Et puis, ce serait bête de s'arrêter sur un morceau de demi-saison moisie. 