Regarde vite fait la suite, c'est tout de suite moins vulgaire
"- Viens Shane, on y va pas
- Hein ?"
Je suis plongé en pleine discussion avec mon ami Shane. Je présente tout les signes d'un malade. J'ai des cernes énormes sous les yeux, le teint jaunâtre, je transpire beaucoup, j'ai la gorge sèche, et je discute, chose que je ne fais pas d'habitude.
http://s4.noelshack.com/old/up/frankdiscuss-b3e2adbd96.png
"- On y va pas. On laisse le commandement à Verizon, je parie qu'il sera ravi d'avoir enfin un peu de pouvoir *tousse*. Je la sens vraiment pas"
Shane me regardait, avec un air d'incrédulité derrière les lentilles de son masque à gaz
"- Quoi ? Frank, qu'est-ce qui t'arrive ? T'as revus ton pote asiatique ?
- Putain, j'ai pas dormis de la nuit. Il me hante. J'étais posé, comme d'habitude, dans le salon. J'ose plus rester à côté de Corrine, elle commence à s'inquiéter pour moi et ça me fout les glandes. Et donc, j'ai encore rêvé de ça.
- Il s'est passé quoi ce coup-ci ?
- Toujours la même chose. Je suis immobile, comme mort. D'ailleurs, ma cagoule m'étouffe comme un sac mortuaire. Et là, ce mec me frappe, je riposte, je fais de mon mieux, mais cette fois cette sous-merde me fout la gueule dans l'entrée d'une voiture et m'explose le crâne avec la portière.
- Ah.
- Et attends, c'est pas le pire. Avant de m'achever, il disait un truc du genre "tu rencontres un destin funeste" ou une connerie comme ça. "
A ma grande déception, Shane éclate de rire et me dit :
"- Ahahaha. Putain, Frank, sérieusement ? T'as peur d'aller en mission à cause d'un chauve d'1m70, toi, major de l'US Army ? Du régiment des Special Operations qui plus est ? Tu te fous de moi j'espère.
- Son regard est pas naturel mec.
- C'est une illusion ! Tu me déçois beaucoup, je t'avais jamais vu comme ça. D'habitude, t'en places pas une à part pour donner des ordres, un simple chauve t'aurais rendu plus humain.
- Shane, s'il te plait !"
Shane s'arrête. C'est la première fois que je le supplie de la sorte, et faite qu'il ait compris que c'est vraiment pas normal. Ce mec dans mon rêve, c'est la mort elle même qui vient me chercher. J'ai toujours été confronté au danger et j'en ai jamais eu peur, parce que j'ai confiance en moi, parce que je sais que je peux tout faire, tout maitriser et survivre à tout.
Mais en fait, je suis plus sûr de ça.
Ce démon m'en a fait prendre conscience, je suis pas invincible, et mourir, c'est pas agréable. Je suis presque encore terrorisé de ces cauchemars.
"-Allez Frank, viens. Je te paye un coup, on va en discuter. Tu peux pas abandonner tes responsabilités à cause d'un mauvais rêve"
C'est pas faux.
______________________________________
La nuit même.
"-Oh, non, pas encore toi"
Je sais pas quand j'ai glissé dans le sommeil, mais j'y suis, et je peux plus en ressortir.
Le démon jaune aux yeux rouges me contemple de nouveau de son teint malade. On dirait presque qu'il a la lèpre.
Je me jette sur lui d'entrée de jeu en criant
"-ALLEZ, QU'ON EN FINISSE"
Je lui assène un coups, deux coups, un droit et un gauche, dans les côtes. Je ne le laisse pas bouger et je l'enchaine. Je lui balance un coup de pied dans la tête qui le projette en arrière, j'utilise tout mon entrainement au combat pour me tirer de cette sale situation.
Mais ce porc puant et répugnant se relève comme si de rien n'était. Il s'approche de moi en marchant tranquillement, et m'attrape le poignet. Rien à foutre, je lui assène un coups de genou. Mais, encore une fois, il ne le sent pas.
Il se jette sur moi de manière parfaitement ridicule, et, d'un puissant coup de tête, m'explose le menton, je sens mes dents éclater à l'intérieur de ma mâchoire, et les éclats me tranchent le palet, la langue, et même la gorge.
Le goût cuivré du sang envahissant déjà ma bouche, j'en arrive au stade où je m'étouffe. Je ne veux pas enlever ma cagoule, je sais pas pourquoi, je sens que ça serait pas bon pour moi.
"-Finis moi...."
Il attrape mon menton endolori, me soulève à hauteur de tête, et me dit :
"-Ton destin sera funeste et douloureux."
Puis, en finissant sur le champ, il me lâche un instant et plonge ses mains à travers ma cagoule, puis ma bouche, m'arrachant les lèvres au passage, puis enfonce son bras jusqu'au coude, avant de le ressortir avec le contenu de ma cage thoracique, encore sanguinolent.