Z'êtes pas tendres avec Darren, c'est quand même pas le pire réal du monde, sans être mon préféré non plus, loin de là, mais il a tout de même fait quelques trucs mémorables. Ce qui me saute à l'esprit tout de suite c'est la scène où la vieille sombre dans la folie dans RFAD, Le frigo, l'univers autour d'elle qui se met à se transformer, le présentateur et l'avatar "robe rouge" de la vieille qui viennent s'inviter dans le salon, puis tout le studio télé, et ça part dans une danse démoniaque, le plan sur la télé éteinte puis la vieille qui se retrouve à déambuler dans une rue frénétique, comme perdue au milieu d'une autoroute... C'est tout simplement dantesque, ici, tout se mélange, rêve, cauchemar, folie, désillusion, réalité...
D'ailleurs Durendal Welles ne parle quasiment pas de cette caractéristique présente dans au moins trois des films de Daronofsky (pas dans the Wrestler il me semble, et je n'ai pas vu the fountain) Qui est le rapport quasi "Lynchesque" à l'onirisme, à la folie, comme si le rêve venait s'insinuer dans le quotidien sans forcément passer par la case sommeil, rendant difficile (pas impossible, ça me semble tout de même plus limpide que chez Lynch) la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.