Et le mouvement Give Elsa A Character il est où ?
Pfff franchement... faut arrêter avec le lobby LGBT... on s'en branle.
Ben ils n'ont pas tort en fait.
Même si la reine des neiges on s'en branle un peu, c'est de la merde chantante.
Le 24 juin 2016 à 22:55:59 resolution a écrit :
Ben ils n'ont pas tort en fait.
Bah si ils aiment Frozen.
Reso j'ai une question. Tu as pensé à faire une autre émission pour parler de cinéma d'auteur comme de wes anderson ? Car j'ai écouté tes deux podcasts de pensées et tu as un certain talent et une bonne culture, je trouve que les seins nus c'est bien mais ça ne te reflète pas vraiment ce que tu es vraiment.
Le 24 juin 2016 à 22:59:47 Mario5454 a écrit :
Reso j'ai une question. Tu as pensé à faire une autre émission pour parler de cinéma d'auteur comme de wes anderson ? Car j'ai écouté tes deux podcasts de pensées et tu as un certain talent et une bonne culture, je trouve que les seins nus c'est bien mais ça ne te reflète pas vraiment ce que tu es vraiment.
Ben j'ai pas grand chose à dire sur Wes Anderson (pour reprendre cet exemple) si j'aime ce qu'il fait à présent ça n'a pas toujours été le cas, donc je ne suis pas le mieux placé pour en dire du bien, même si j'aime son inventivité et sa créativité, parfois certains de ses films je les trouve longs. Ou peut-être que maintenant je me suis juste habitué à ce rythme.
Après des pensées j'en ai fait quelques uns sur les films, les meilleurs films de chaque année et puis quelques films ici et là comme P'tit Quinquin, Citizen Four (même si je parle pas de mal d'autres trucs) et puis plus récemment j'ai parlé de Derek Jarman.
J'en ferai sans doute d'autres, même si là je vais être très occupé ces prochains mois.
En quoi le mouvement est débile ?
Demander pour qu'un personnage se retrouve dans un couple homosexuelle. Déjà le principe de demander (que dis-je, exiger) qu'un projet dont on ne sait s'oriente dans une direction précise, c'est bien ridicule mais là, c'est encore plus débile ![]()
Le 24 juin 2016 à 23:53:04 Zyvrox a écrit :
Demander pour qu'un personnage se retrouve dans un couple homosexuelle. Déjà le principe de demander (que dis-je, exiger) qu'un projet dont on ne sait s'oriente dans une direction précise, c'est bien ridicule mais là, c'est encore plus débile
Tout à fait. D'ailleurs j'étais surpris que MJ dise ça, mais ce qui compte c'est le fait d'avoir un bon film, c'est toujours pareil.
Le lobby LGBT et les féministes de manière générale sont les premières à chier sur les films où il n'y a que des hommes et dire ce film est trop bien car il y a des femmes, etc. Sauf que ça on s'en branle, c'est des considérations morales inintéressantes car comme le disait Oscar Wilde : "Il n'existe pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. C'est tout." C'est pareil pour les films. Soit le film est bien, soit il n'est pas bien et en rien le fait ou non d'avoir un personnage gay va y changer quelque chose.
D'ailleurs c'est assez révélateur pour moi du féminisme-capitalisme, où elles vont exiger qu'une grande entreprise aille dans leur sens... alors que ça reste une multinationale dégueulasse qui lobotomise et capitalise dessus...
En fait les féministes veulent pouvoir consommer sur des personnages gays, lesbiens... ce qui est débile...
Je connais pas trop ce "mouvement" mais parler d'exiger me semble un peu exagéré, c'est des fans qui tweetent, c'est pas comme si ça allait mettre la pression a Disney
Au pire ils s'en foutent et ça leur fait quand même de la pub.
Et je vois pas pourquoi ça serait plus débile que n'importe quelle autre demande de fan. Et puis ça vient pas de nulle part, c'est sur que quand on est un Male blanc hétéro cisgenre (
) comme ce cher MJ on se pose pas la question de savoir si on a des personnages auxquels s'identifier vu qu'ils sont partout
Et oui tout les gens sensé sont d'accord sur le fait que le plus important soit que le film soit bien, une Elsa hétéro va pas rentre le film mauvais. Merci de ne pas réduire "le lobby LGBT" et le féminisme à quelque tumblr d'allumées.
Le 25 juin 2016 à 00:19:45 Patate_negative a écrit :
Je connais pas trop ce "mouvement" mais parler d'exiger me semble un peu exagéré, c'est des fans qui tweetent, c'est pas comme si ça allait mettre la pression a DisneyAu pire ils s'en foutent et ça leur fait quand même de la pub.
Et je vois pas pourquoi ça serait plus débile que n'importe quelle autre demande de fan. Et puis ça vient pas de nulle part, c'est sur que quand on est un Male blanc hétéro cisgenre (
) comme ce cher MJ on se pose pas la question de savoir si on a des personnages auxquels s'identifier vu qu'ils sont partout
Ben honnêtement ni le sexe, ni l'orientation sexuelle, ni la couleur de peau ne m'a jamais empêché d'éprouver de l'empathie ni de m'identifier... Mais encore une fois il faut que ça soit bien fait...
Je me suis par exemple totalement identifié à Adèle de la vie d'Adèle... pourtant le seul point commun qu'on a c'est qu'on aime les schnecks.
Je pense qu'il faut sortir de la logique communautariste qui vise à dire "on veut être représenté" comme si leur identité s'arrêtait au fait d'être gay...
J'exagère avec mon "exiger" mais dans certains cas, c'est bien ce que font les fans. Et qu'on soit d'accord, je trouve toutes les demandes de fan stupides, fondées ou pas.
Le 25 juin 2016 à 00:30:15 resolution a écrit :
Le 25 juin 2016 à 00:19:45 Patate_negative a écrit :
Je connais pas trop ce "mouvement" mais parler d'exiger me semble un peu exagéré, c'est des fans qui tweetent, c'est pas comme si ça allait mettre la pression a DisneyAu pire ils s'en foutent et ça leur fait quand même de la pub.
Et je vois pas pourquoi ça serait plus débile que n'importe quelle autre demande de fan. Et puis ça vient pas de nulle part, c'est sur que quand on est un Male blanc hétéro cisgenre (
) comme ce cher MJ on se pose pas la question de savoir si on a des personnages auxquels s'identifier vu qu'ils sont partout
Ben honnêtement ni le sexe, ni l'orientation sexuelle, ni la couleur de peau ne m'a jamais empêché d'éprouver de l'empathie ni de m'identifier... Mais encore une fois il faut que ça soit bien fait...
Je me suis par exemple totalement identifié à Adèle de la vie d'Adèle... pourtant le seul point commun qu'on a c'est qu'on aime les schnecks.
Je pense qu'il faut sortir de la logique communautariste qui vise à dire "on veut être représenté" comme si leur identité s'arrêtait au fait d'être gay...
Oui bien sur qu'on peut tout à fait s'identifier à des gens différents de soi, ça n'empêche pas que tu prenne du plaisir à suivre des personnages proches de toi, je lis parfois dans tes critiques que tu as aimé tel film parce que tu t'es retrouvé dans le héros, que tu désirais toi aussi la femme qu'il désire etc
Tu as tout à fait raison, mais là ce ne sont que des exemples de critères, par exemple le fait de vivre une histoire similaire (ou la peur d'en vivre une) est un grand facteur d'empathie et ça peut arriver quel que soit l'orientation sexuelle, la couleur de peau, etc.
Par exemple si on prend Elle, je serai bien plus proche du personnage de Berling, en plus il se tape Vimala Pons et pourtant c'est pas lui que je prends en "empathie" mais Hupert.
Lorsque je regarde ce vieux rêve qui tourne je prends en empathie un jeune gay qui fantasme sur un vieux dégueulasse...
Dumont disait à la sortie de Ma Loute que pour mieux être universel il vaut mieux parler de quelque chose d'ultra local (au sens géographique) et c'est vrai aussi je pense au niveau des personnages, si tu tentes de faire comme dans les séries télé en mettant un noir, un asiatique, un hispanique, un couple gay et une femme, un gros et un beau gosse... pour que tout le monde s'identifie ça ne marche jamais, parce que ça ne parle d'aucune réalité et personne ne s'y identifie.
Alors que je peux regarder Do the right thing et prendre en empathie et m'identifier au personnage de Spike Lee, noir.
Le 25 juin 2016 à 07:30:41 resolution a écrit :
Alors que je peux regarder Do the right thing et prendre en empathie et m'identifier au personnage de Spike Lee, noir.
En même temps si tu veux pas te faire harceler par lui après vaut mieux ![]()
Le 25 juin 2016 à 00:16:31 resolution a écrit :
Le lobby LGBT et les féministes de manière générale sont les premières à chier sur les films où il n'y a que des hommes et dire ce film est trop bien car il y a des femmes, etc. Sauf que ça on s'en branle, c'est des considérations morales inintéressantes car comme le disait Oscar Wilde : "Il n'existe pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. C'est tout." C'est pareil pour les films. Soit le film est bien, soit il n'est pas bien et en rien le fait ou non d'avoir un personnage gay va y changer quelque chose.
Salut.
La question porte davantage sur : "Qu'est-ce qu'un bon film ?". Je pense que ta vision d'un bon film est différente de celles des "féministes" que tu cites (même s'il existe énormément de nuances dans ce mouvement). La citation d'Oscar Wilde semble porter avant tout sur l'esthétique - au sens large - de l'oeuvre, entendue comme l'harmonie de la forme, du fond et des règles édictées à une période donnée.
Je pense également qu'il n'y a pas de livre moral ou immoral car ce sont des notions avant tout religieuses, mais je pense qu'il y a des bonnes et des mauvaises représentations. La richesse d'un personnage par exemple est en grande partie liée à sa représentation et aux enjeux socio-culturels et de pouvoirs qu'il incarne. Le protagoniste de "Intouchables" (Driss) est pour moi l'une des causes principales de la mauvaise qualité du film (sans même prendre en compte la mise en scène bâclée) parce qu'il incarne une représentation unilatérale du "bon noir intégré". Le bon noir car il s'assimile totalement à la culture française (pas d'accent, pas de références trop marquées à sa religion et à son ethnie, il travaille, etc). J'ai eu un petit rire nerveux dans la salle en observant la scène de la danse où on voit Driss amuser la galerie de personnages blancs qui l'observent d'un air à la fois intrigué et gentiment méprisant. De l'autre côté du spectre, on a François Truffaut qui nous offre une galerie de personnages féminins différents et complexes (bons et mauvais) dans "La Nuit américaine" même si le sujet du film porte sur le cinéma.
Contrairement à ce que peuvent penser certaines féministes, la richesse d'une représentation et la qualité d'un personnage ne se résument pas à son sexe ou à sa présence à l'écran (la preuve avec Driss), elle se retrouve dans le traitement et la mise en perspective des enjeux socio-culturels qu'incarnent les personnages. Néanmoins, contrairement à ce que tu peux penser, je soutiens que la représentation est un outil pour analyser la qualité d'une oeuvre (sans même parler de moral ou d'immoral, juste de richesse et de complexité).
Annexe : https://www.youtube.com/watch?v=Xis71dIt5Nc
"Alors que je peux regarder Do the right thing et prendre en empathie et m'identifier au personnage de Spike Lee, noir."
Spike Lee ça serait le genre de mec à penser que c'est pas possible pour un blanc ![]()
"De l'autre côté du spectre, on a François Truffaut qui nous offre une galerie de personnages féminins différents et complexes (bons et mauvais) dans La nuit américaine"
C'est une vision assez binaire des choses sur le bon et mauvais. Il n'y a rien de tel dans les personnages féminins du film de Truffaut, ils n'ont pas une étiquette posée dessus pour ça. J'ai franchement l''impression que c'est propre à un mouvement prônant pour une particularité humaine (genre, orientation etc) de considérer les choses de manière aussi arrêtée et un peu hors de contexte.