Ah mais rien que l'intro de l'article Trinity sur LeCinemaEstPolitique est génial ![]()
On peut résumer en une phrase l’idée sexiste véhiculée par ce trope : une femme a beau être extraordinairement compétente, intelligente, forte, etc., elle sera toujours moins digne d’intérêt qu’un homme.
Alors que justement ça n'a rien à voir avec le statut de femme ou homme, mais juste que c'est ultra classique de suivre le point de vu du "faible" qui deviendra fort grâce à des maîtres ![]()
Comme on va le voir, la subordination du personnage féminin au héros s’opère de différentes manières [...] Une deuxième consiste la faire tomber amoureuse du héros, auquel elle se soumet ainsi « tout naturellement » au sein d’une relation hétérosexuelle où elle est dépendante affectivement de lui
Mais ![]()
En fait ça ne sait même pas ce qu'est une relation amoureuse ![]()
Le 23 mai 2016 à 13:46:04 _no-more_2 a écrit :
C'est bon je sens la colère monter.Je vais dans ma chambre taper contre les murs jusqu'à ce que ça passe.
Déjà à ton âge ? hé bah d’ici 15 ans tu seras devenu un serial killer à force.
Mais c'est trop ça, ils chialent juste parce que le personnage principal est une femme. Alors que bon, on ne peut pas dire que la saga Matrix enferme les femmes dans des rôles stéréotypés.
En plus les réalisateurs sont tous les deux des femmes désormais, est-ce bien Charlie ?
À peine arrivée à Poudlard, Hermione en sait 10 fois plus que ses camarades masculins sur l’art de la magie, mais aura-t-elle pour autant le droit d’être l’héroïne? Bien évidemment que non. Dès le premier film de la série, elle est subordonnée à Harry l’élu, d’une manière aussi arbitraire que scandaleuse.
Le film complique d’emblée le processus d’identification avec elle en nous plaçant du point de vue d’Harry et de Ron, et en la réduisant à un stéréotype sexiste de « première de la classe prétentieuse ». Les femmes ne peuvent pas être intelligente impunément sous le patriarcat. Pour neutraliser la menace qu’elles représentent, elles sont dépeintes le plus souvent comme froides, diaboliques ou pédantes, et Harry Potter n’échappe pas à la règle. Si le film (et le reste de la série) finira par en faire un personnage pleinement positif, c’est seulement après l’avoir punie et définitivement subordonnée aux personnages masculins.
Le 23 mai 2016 à 13:52:10 SnakePlisken59 a écrit :
À peine arrivée à Poudlard, Hermione en sait 10 fois plus que ses camarades masculins sur l’art de la magie, mais aura-t-elle pour autant le droit d’être l’héroïne? Bien évidemment que non. Dès le premier film de la série, elle est subordonnée à Harry l’élu, d’une manière aussi arbitraire que scandaleuse.Le film complique d’emblée le processus d’identification avec elle en nous plaçant du point de vue d’Harry et de Ron, et en la réduisant à un stéréotype sexiste de « première de la classe prétentieuse ». Les femmes ne peuvent pas être intelligente impunément sous le patriarcat. Pour neutraliser la menace qu’elles représentent, elles sont dépeintes le plus souvent comme froides, diaboliques ou pédantes, et Harry Potter n’échappe pas à la règle. Si le film (et le reste de la série) finira par en faire un personnage pleinement positif, c’est seulement après l’avoir punie et définitivement subordonnée aux personnages masculins.
![]()
La première étape de cette subordination consiste à lui faire reconnaître qu’elle est une peste prétentieuse. Pendant le cours de lévitation, elle explique ainsi à Ron comment réciter la formule magique et réussit à exécuter le tour du premier coup. À la sortie, elle entendra Ron se moquer d’elle avec ses potes et partira pleurer dans sa chambre. Or, dans ces scènes, le film prend clairement le parti de Ron.
Comment ils font pour à ce point ne rien comprendre à ce qu'ils voient ? ![]()
Ca prend clairement le parti de Ron ? Mais où ça ? Alors qu'on voit justement la conséquence de ces moqueries sur Hermione.
Le 23 mai 2016 à 13:52:10 SnakePlisken59 a écrit :
À peine arrivée à Poudlard, Hermione en sait 10 fois plus que ses camarades masculins sur l’art de la magie, mais aura-t-elle pour autant le droit d’être l’héroïne? Bien évidemment que non. Dès le premier film de la série, elle est subordonnée à Harry l’élu, d’une manière aussi arbitraire que scandaleuse.Le film complique d’emblée le processus d’identification avec elle en nous plaçant du point de vue d’Harry et de Ron, et en la réduisant à un stéréotype sexiste de « première de la classe prétentieuse ». Les femmes ne peuvent pas être intelligente impunément sous le patriarcat. Pour neutraliser la menace qu’elles représentent, elles sont dépeintes le plus souvent comme froides, diaboliques ou pédantes, et Harry Potter n’échappe pas à la règle. Si le film (et le reste de la série) finira par en faire un personnage pleinement positif, c’est seulement après l’avoir punie et définitivement subordonnée aux personnages masculins.
Et la représentation des roux comme victimes sur l'ensemble de la série, on en parle ?
Et du petit à lunette qui se fait marginaliser ?
Et que le personnage raciste et extrémiste de la série soit un grand blond, les heures les plus sombres ??
La deuxième étape a lieu dans la scène suivante, au cours de laquelle Hermione est placée dans la position de damoiselle en détresse sauvée par les deux héros masculins. Alors qu’elle est attaquée par un troll dans les toilettes, Harry et Ron viennent héroïquement la sauver. Hermione assumera toute la responsabilité de l’incident face aux professeurs, montrant ainsi aux deux héros masculins qu’elle leur est infiniment reconnaissante et prête à se dévouer toute entière à eux.
Il n'y a pas un seul passage non-hilarant dans leur truc qui montre à quel point ils regardent les films avec des œillères ![]()
Le 23 mai 2016 à 13:51:15 _no-more_2 a écrit :
Le 23 mai 2016 à 13:48:39 westen59 a écrit :
Le 23 mai 2016 à 13:46:04 _no-more_2 a écrit :
C'est bon je sens la colère monter.Je vais dans ma chambre taper contre les murs jusqu'à ce que ça passe.
Déjà à ton âge ? hé bah d’ici 15 ans tu seras devenu un serial killer à force.
Pourquoi d'ici 15 ans ?
J'ai fait ton signalement sur le site du gouvernement et tu peux dire en même temps au revoir à ton pseudo
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Le 23 mai 2016 à 13:52:10 SnakePlisken59 a écrit :
À peine arrivée à Poudlard, Hermione en sait 10 fois plus que ses camarades masculins sur l’art de la magie, mais aura-t-elle pour autant le droit d’être l’héroïne? Bien évidemment que non. Dès le premier film de la série, elle est subordonnée à Harry l’élu, d’une manière aussi arbitraire que scandaleuse.
C'est un film sur Harry Potter son apprentissage ainsi que destinée, ils sont cons ou quoi ?
Le film complique d’emblée le processus d’identification avec elle en nous plaçant du point de vue d’Harry et de Ron, et en la réduisant à un stéréotype sexiste de « première de la classe prétentieuse ». Les femmes ne peuvent pas être intelligente impunément sous le patriarcat. Pour neutraliser la menace qu’elles représentent, elles sont dépeintes le plus souvent comme froides, diaboliques ou pédantes, et Harry Potter n’échappe pas à la règle. Si le film (et le reste de la série) finira par en faire un personnage pleinement positif, c’est seulement après l’avoir punie et définitivement subordonnée aux personnages masculins.
La vache..... enfin non pas Hermione mais celui ou celle qui a écrit cela, enfin je précise avant qu'on me traite de Macho sexiste ou je ne sais quoi d'autres..
Il ou elle va loin très loiiiiinnnnnn
J'attaque Dragons et Dragons 2 ![]()
Et Neuville le gros laideron
ET LUI????
Le 23 mai 2016 à 14:00:46 SnakePlisken59 a écrit :
J'attaque Dragons et Dragons 2
Oh putain non
C'est un homme qui a écrit l'article.
Le héros de ces dames, un homme élevé par le patriarcat et qui a décidé de consacrer sa vie a défendre la demoiselle en détresse qui ne peut se défendre elle-même
(moi aussi je peux faire pareil que ces articles, c'est pas dur )
Le 23 mai 2016 à 14:01:47 TheRealShadman a écrit :
ET LUI????
Issa Doumbia !
Dans Dragons, Astrid est la plus redoutable de tou-te-s les adolescentes du village, mais son seul et unique rôle sera d’assister Harold dans sa quête (et de lui faire des bisous pour le récompenser aussi…). Ce dernier aura l’honneur d’être le héros du film alors qu’il est présenté dès le départ comme un garçon qui n’a rien d’exceptionnel (à part le fait d’être le fils du chef). Qu’il soit un garçon s’écartant des normes de virilité aurait d’ailleurs pu être intéressant si la fin du film ne l’avait pas montré devenir un-homme-un-vrai à la force du poing, et si sa valorisation en tant qu’homme doux n’avait pas impliqué la réduction d’Astrid, seul personnage féminin un peu consistant, au rôle de bras droit et intérêt amoureux.
Ca commence bien
Sur "La chasse" de Vinterberg http://www.lecinemaestpolitique.fr/la-chasse-2012-chasse-a-lhomme/
Ce n’est sûrement pas un hasard si Grethe est la supérieure hiérarchique de Lucas et la directrice du jardin d’enfants. On retrouve ici la phobie antiféministe des femmes de pouvoir, cette allergie à l’idée que les femmes accèdent à des postes à responsabilité. Ce rapport de pouvoir est appuyé par la « féminisation » de Lucas au sein de l’équipe : pendant que Grethe gère l’administratif et reçoit les parents, Lucas joue avec les enfants, leur essuie les fesses quand illes vont aux toilettes et fait la vaisselle. Tout se passe donc comme si le fait d’être subordonné à une femme et cantonné à des tâches « féminines » était la cause originelle des souffrances endurées par Lucas.
Le film fait ainsi de la garderie une sorte de matriarcat étouffant, où Lucas est non seulement dominé par une femme, mais aussi entouré d’un troupeau d’autres femmes aussi peu lucides que leur cheffe, suivant bêtement ses ordres.
Au final, le seul personnage féminin absolument positif est Fanny, la chienne de Lucas. Fidèle à son maître, elle aboie lorsque l’on parle de son ex-femme. Que le seul personnage féminin totalement valorisée par le film soit une chienne soumise à son maître en dit long sur la misogynie de ce film…
Tout le passage sur Lego est génial aussi ![]()
Emmet est un ouvrier sans personnalité et heureux de se couler dans le moule que lui réserve une société capitaliste aliénante et abrutissante. Wyldstyle est une rebelle possédant de multiples talents et d’emblée présentée comme extraordinaire. Qui des deux sera élu-e par les scénaristes pour devenir « Le Spécial » qui sauvera le monde à votre avis ? Un petit indice : les réalisateurs, les producteurs et les scénaristes du film sont tous des hommes. Vous commencez à deviner ?
Le film est un exemple d’autant plus scandaleux du « syndrome Trinity » qu’il a conscience d’être injuste vis-à-vis de son personnage féminin, comme en témoigne le fait que Lucy n’accepte pas au début qu’Emmet soit « Le Spécial ». Bien évidemment, elle finira par se faire à l’idée et deviendra comme il se doit l’intérêt amoureux du héros. J’ai du mal à voir autre chose ici qu’un sexisme assumé de la part des créateurs du film, qui disent en gros à leur personnage féminin : « et ouais, ce type ne t’arrive pas à la cheville, mais du sera quand même le second rôle, que tu le veuilles ou non ».
Dans l’une des scènes les plus scandaleuses du film, elle avoue même à Emmet que si elle a été si méchante avec lui, c’est parce qu’elle était jalouse qu’il soit « Le Spécial ». Non seulement le personnage féminin n’a pas le droit d’être l’héroïne, mais elle doit en plus s’excuser d’avoir voulu l’être ! Pire, le film la rend responsable de l’incompétence du héros masculin par la bouche de Vitruvius (Morgan Freeman), le mentor noir que le héros blanc devra dépasser en même tant que la femme badass (exactement comme dans Matrix et Wanted). Ce dernier explique en effet à Wyldstyle qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que le héros soit incompétent si elle n’arrête pas de lui répéter qu’il l’est. Car pour le film, qui adhère sans aucun recul à l’idéologie ultra-libérale du « quand on veut on peut », il suffit d’y croire pour devenir « Le Spécial ». Et si les hommes n’arrivent pas à accomplir de grandes choses, c’est un peu de la faute des femmes qui n’arrêtent pas de les dévaloriser…
La violence du film vis-à-vis de ce personnage féminin transparait enfin dans le fait que c’est seulement au contact de l’homme qu’elle aime qu’elle révèle sa véritable identité, qui n’est pas d’être une héroïne badass qui surpasse les hommes (« Wyldstyle ») mais un personnage secondaire qui se soumet au héros masculin (« Lucy »). A la fin, Lucy fera ses excuses à Emmet à la télévision, en déclarant qu’elle regrette de l’avoir pris de haut, et finira dans ses bras.