Avant qu'on me critique, je tiens à dire que je n'ai rien contre le cinéma grand-public. Je l'aime bien quand il est bien fait. Il n'y a pas de mauvais sujets, il n'y a que des mauvais films. "Spring Breakers", dés les 15 minutes du film, l'ex chanteuse des pré-pubères, notre chère Vanessa Hudgens nous annonce la couleur : "on n'a qu'à faire comme si c'était dans un film" . Et ben ce matin c'est bien ce que j'ai fait, je suis au cinéma voir Spring Breakers comme si c'était un film. Bon il est vrai que ce film est très engagé, il parle notamment en premier, de la condition de la femme. Encore notre chère Vanessa, nous le montre explicitement quand elle renifle une liasse de billets et nous dit :" my pussy become to be wet" littéralement : ma chatte commence à mouiller... Et deuxièmement James Franco, acteur principal montre aussi l'analphabétisme, problème prépondérant dans la société de nos jours, il ne fait aucune construction grammaticale sans "yo" et d'ailleurs je pense qu'il n'avait pas appris son texte car il devait la répéter 2 fois à chaque phrase. C'est un peu le remake bien américain de Wadjda, une jeune fille veut sortir de la société de nos jours et casser les mœurs en voulant acheter un vélo et va tout faire pour trouver cet argent. A la différence que nos juvéniles bien rasées, ne veulent pas s'acheter un vélo... Il n'y a pas vraiment de morale à la fin étant donné que ce n'est pas vraiment un film. Plutôt une suite de clips, rythmée par des mélodies "dubstepées" et des corps endiablés. Il n'y a que la musique qui vaut vraiment le détour. A 1€ la seconde pour les musiques utilisées dans les films, la SACEM doit se régaler. Arrêtons d'être mauvaise langue ...le film vaut le coup, pour se rincer l'œil, pour tous les hommes frustrés même à 10h20 au gaumont opéra côté Capucines, ces jeunes filles arrivent à nous aguicher, ou si vous êtes beaufs ça vous donnera de (bonnes) mauvaises idées pour ainsi copuler avec votre dulcinée comme la double pénétration explicitement évoquée. D'ailleurs nous avons l'impression d'être un "peeping tom"chaque plan est composé de poitrine affriolante ou de vagins qu'on rêverait de gougnotter. Les filles ne vont pas jusqu'au bout et je trouve qu'autant faire la (Charles)trainée il vaut mieux l'assumer (conf : scène du début et les expériences sexuelles quasiment nulles). Après tout Baudelaire à son époque était connu pour ses critiques d'art et la traduction des nouvelles d'Edgar Poe alors qu'il s'avérait être un grand poète. Je passe peut-être à côté d'un chef-d'œuvre comme le dit si bien les cahiers du cinéma. Bonsoir.Ah oui la photographie est semblable à un pervers épileptique.