Oh la la elle va loin cette analyse et il a fallu attendre la 3ème fois pour que le mot Noir soit écrit à la place de ce que j'appelle l’anglicisme soi-disant politiquement (en quoi d'abord ?
) correct Black. Enfin bref, ça c'est personnel ça me fait tiquer
Sinon je me suis surpris à être d'accord sur le fait que les musiques à tendance lacrymale envahissent un peu trop le film et....ben c'est tout en fait.
Le postulat de base étant justifié par un emprunt à une histoire vraie je ne vois pas comment on pourrait réellement débattre sur le fait que le choix de ces 2 personnages diamétralement opposés ait été pensé de la manière dont l'auteur de l'article l'expose (déni de la réalité sociale etc...)
Et c'est cinématographiquement parlant un modèle de comédie qui a été utilisé je ne sais combien de fois (deux personnes diamétralement opposés qui se rencontrent)
Tout ça pour dire que c'est exactement le genre d'analyse que je hais. Ça parle de beaucoup de choses mais jamais de pur cinéma (et quand ça le fait ça n'est jamais très pertinent)
Bon perso j'ai pas posté mon avis mais vous avez déjà compris que j'ai aimé ce film. Pour ses qualités d'écriture d'abord : ça frôle assez souvent le cliché et ça met le pied en plein dedans parfois mais la manière, dont le tandem Nakache/Toledano se réapproprie les clichés pour en faire quelque chose qui sonne plus vrai, est vraiment aboutie
Illustration avec la scène où le personnage de François Cluzet fait écouter des musiques classiques au personnage d'Omar Sy. Comme on pouvait s'y attendre il ne les connaît pas, il est "inculte" à ce niveau là (cliché : un jeune de banlieue n'écoute pas ce genre de musiques) mais il utilise, disons sa propre culture pour désigner les différentes musiques qu'il entend et faire marrer Cluzet (et le public avec) = détournement du cliché de base. Je connais vraiment des gars dans le genre alors je sais de quoi je parle
Bon de deux : très bonne interprétation des comédiens. Cluzet est pour moi le meilleur acteur qu'on ait eu depuis boah allez facile Patrick Dewaere
Omar si il a un peu plus de mal dans ses séquences de pures émotions (et encore il s'est amélioré depuis ses précédents films) excelle dans le registre de l'humour
Et de de trois (ou troizio pour ceux qui utilisent encore ce genre de termes
) : ça faisait depuis le dernier film de Bezançon (donc pas si longtemps finalement) que je n'avais pas l’impression de regarder un téléfilm gonflé pour le ciné au niveau de la réal'. Bon rien d'exceptionnel mais là encore les réal' ont fait des efforts. On est loin du montage pas génial de leur précédent long, Tellement Proches.
Et c'est pour moi le genre de comédies qui doit tenir ses qualités plus de l'écriture, de la direction d'acteurs et de l'interprétation de ces derniers que de l'aspect purement visuel disons (sans pour autant le bâcler)
Bon après concernant le succès phénoménal du film il arrive sûrement à point nommé du contexte social actuel mais bon on ne peut pas le blâmer pour ça. Alors succès démesuré sûrement mais succès non mérité alors là non
Je persiste et signe au duo Toledano/Nakache
(mais bon je préfère Tellement proches
)
Pavé césar, merci à ceux qui m'auront lu 