Je veux dire je pense que tu vas aimer mais pas autant qu'Eve ou Le limier, enfin je peux me tromper.
Je verrai bien.
Je trouve ça enivrant lorsque je vois la liste des films que j'ai à voir… Je ne vivrai jamais assez longtemps pour tout voir.
Tu te trompes blaz
(Enfin, j'espère)
Oui, c'est fou! J'ai que sur CL plus de 500 films à voir ![]()
Ils t'intéressent tous vraiment ?
Moi aussi je suis plutôt optimiste (plus que blazco en tout cas). Une histoire d'amour au lyrisme déchirant doublée d'une des plus belles partitions de l'histoire du cinéma de dieu Herrmann le tout sublimement mis en scène par dieu² Mankiewicz
il faut être fou pour mettre moins de 9.
D'ailleurs le film qui m'y a fait penser récemment, Lettre d'une inconnue, il a mis 9 donc c'est ma prédiction ![]()
85% m'intéressent, 15% est les réalisateurs & acteurs que je veux finir leurs filmographies...
La musique m'avait pas marqué, faudrait que je réécoute.
J'ai mis une vidéo sur la fiche cl du film si tu veux.
Un chef d'oeuvre. Les personnages sont habités par des acteurs formidables, des dialogues géniaux au service du récit, soutenant un rythme effréné.
La musique, le noir et blanc, Monroe !!
Un G R A N D oui.
Je ne vois pas le problème ![]()
Bah, le cynisme, ça me gonfle.
Ah ok, mais c'est pas un défaut du film.
J'ai trouvé le film abominable, le pire mankiewicz que j'ai vu
Incroyablement déçu ![]()
Je viens de lire ton commentaire
Je vais répondre sous peu ![]()
Re.
Bon franchement j'ai quasiment plus rien du film en mémoire, donc ça va pas être précis.
1. Je préfère les comédies du hollywood classique que les drames/mélo, et de très très très loin. La légèreté et l'audace des premiers compensent la lourdeur pachydermique des seconds qui vieillissent hyper mal!...
Sinon entre autres réals, je suis fan de Lubitsch, Wilder, Capra, vite fait de John Ford, Hitchcock évidemment, Welles forcément, Walsh, Kazan, et j'aime bien Mankiewicz comme je l'ai dit (malgrè "Eve" qui est typiquement le film pour gonzesse qui m'énerve).
2. Sinon pour moi, "Eve" c'était très clairement anti cinématographie, j'ai pas vu un film de cinéma personnellement, mais une pièce de théâtre, où tout était à la fois extrêmement statique, plat, mou, chiant, et le comble mal joué (surtout Anne Baxter qui a un charisme d'huître juste pas possible).
Et le fait qu'il y ait trop de dialogues, pour moi c'est également très anti cinématographique quand ça finit par phagocyter tout le reste.
Le cinéma c'est quand même un art de l'image, quand l'information ne passe plus que par le dialogue, à un moment donné c'est qu'il y a un problème. Surtout qu'ils sont franchement pas bons ni spécialement intéressants (enfin là c'est une appréciation subjective).
Et quand des types ne font que parler dans des scènes molles et toutes plates, avec des retournements de situation totalement artificiels sur le final (avec l'intervention du journaliste en mode deus ex machina, "je sais tout de ta vie mouhahahaha), ben je suis désolé mais je m'emmerde.
Donc non je ne pense pas avoir spécialement de problèmes avec le cinéma classique hollywoodien quand il est dynamique, vivant, énergisant, et bourré de charme.
Récemment dans les films vus, je pourrai citer entre autres "le ciel peut attendre", "haute pègre", "l'extravagant mr deeds", "l'enfer est à lui", qui sont de vraies merveilles et que j'ai aimés, comme quoi...
Vu ce soir, je dis comme Assurance
.
J'ai vraiment beaucoup aimé, c'était brillant à bien des niveaux, et des deux côtés de la caméra.
Peut être que ça tire un poil en longueur sur la fin et que ça manque un peu de finesse dans la toute dernière séquence.
Enfin je dis comme Assu
.
Le Assu de 2010 était encore frêle mais lucide ![]()
J’enchaine les petites claques chez Mankiewicz mais là c’est la première grosse…
De ce que j’ai vu de Mankiewicz, il y a toujours un côté théâtral dans son oeuvre - tout en restant profondément cinématographique - cette manière de mener la danse à l’aide de longue scènes de dialogues affûtées. Et ici il fait carrément un film sur le théâtre, sujet qui semble lui aller à merveille. Mais ce n’est pourtant pas tant la performance théâtrale qui l’intéresse que le milieu du théâtre en lui-même, qu’il montre ici sous un jour peu reluisant.
On pense pourtant suivre au début une histoire d’ascension des plus classiques, la petite jeunette qui ignore son talent et va se retrouver propulsée sur le devant de la scène… Sauf que le film ne fait pas ça, il instaure dès le début une sorte de doute et prend une tournure plus noire, plus acide, sans pitié. C’est quelque chose que je retrouve pour l’instant dans tous les Mankiewicz que j’ai vus : cette habileté à jouer sur les attentes, à emmener son spectateur là où il le commande. A jouer sur les masques, et quel sujet plus idéal pour ça que celui du théâtre ? Le film a un côté très cynique et cruel, dans ce qu’il dit du milieu mais aussi de son personnage principal. Le dernier retournement est d’ailleurs superbement trouvé, de même que la séquence finale qui m’a juste coupé le souffle, un jeu de rimes assez sublime et qui rend cette histoire d’autant plus impitoyable.
C’est tout simplement passionnant, son sens du dialogue prend une nouvelle dimension ici tant chaque scène semble construite comme un long dialogue, écrit à la perfection, rempli de sens et porté par de fantastiques acteurs. A chaque grande scène succède une autre au moins aussi grande jusqu’à cette explosion finale. Il y a une cohésion parfaite entre dialogues et mise en scène, l’un semblant constamment porter l’autre.
J’ai été tout particulièrement marqué par la manière de filmer Eve elle-même. Mankiewicz me semble être un grand directeur de femmes, et là il rend Anne Baxter terriblement adhésive. Et grâce à lui, Eve arrive à nous emmener où elle veut nous emmener, à émouvoir pour son sort de filles pauvre et veuve, à faire trembler lorsqu’elle séduit, à imiter ses rictus… C’est assez grandiose, j’ai vraiment été pris de frissons à plusieurs reprises, comme par exemple devant la scène de la robe.
Sublime.
Perso j'aime beaucoup cet arrêt sur image au début quand Eve reçoit le prix. Du symbolique pourtant très gras mais qui arrive à garder subtilité et à donner la couleur au film.
Que dire. Quelle claque. Juste magique. Tombé par hasard, après avoir cherché en vain une suite antique au Cléopâtre de Mankiewicz. J'échoue devant cette pièce théâtrale, mais une divine pièce, tout est parfait, aux regards près, c'est une composition, chaque dialogue cache un millier de pensées, tu t'interroges...de telles proses peuvent-elles s'incarner dans le réel, le rideau est-il relevable; totalement transporté; les protagonistes respirent chacun le souffle de l'authenticité, et quelle authenticité, ils ont tous leurs merveilleuses complexités, Mankiewicz prendra un malin plaisir à les confronter chacun, dans un ballet stylistique où tous les pas de danses se jouent avec des syllabes. Le film est référencé d'une folie de détails qui se marinent puissamment avec la réalité d'une situation, le sens d'un acte, d'une tirade ou le thème d'un instant. L'art débordant de cette pièce se définit devant chaque expression, chaque mimique; tout respire le pur instinct; dommage que la fin (enfermée dans le symbolisme) manque de subtilité, mais qu'importe, cela fut "une révélation pleine de musique et de flamme", une tirade qui décida du ton dramatico-destinale du film, car oui il s'agit bien d'un film, cette caméra nous offre un rendu qu'aucune pièce ne pourrait rendre. Mon avis pourrait paraître narcissico-branliesque, mais ce n'est pas un mal, ce film s'y prête divinement, la noblesse du paraître; l'histoire d'une pièce, d'une caméra, et d'un génie; sinon la musque est discrète, à raison, elle aurait été noyée.