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Solaris - Andreï Tarkovsky

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Niveau 26
30 mars 2016 à 12:14:04

Sofia Coppola est une cinéaste dont le thème de prédilection est l'ennui. Ses personnages en sont victime et cherchent, d'une manière ou d'une autre, à s'en extirper. Les films qui en résulte sont teintés de mélancolie mais se tourne fermement vers quelque chose de positif, de dynamique. Il me semble que Tarkovski (dont c'est mon premier film) emprunte le chemin inverse. L'ennui ne fait pas partie de l'histoire mais il est placé au cœur de l’expérience cinématographique.

Évidemment, cette démarche rebutera beaucoup de monde. J'ai personnellement eu beaucoup de mal à me plonger dans l'histoire, la faute à une longue introduction qui s'enlise dans des explications indigestes. Après trois quart d'heure d'exposition, le personnage principal, Kris Kelvin, se rend enfin sur la station de recherche qui gravite autour de la planète Solaris. Le récit démarre alors, non sans quelques heurts (le fait que les scientifiques refusent d'expliquer au héros les événements étranges de la navette est vraiment lourd). Mais l'ensemble reste profondément austère à cause d'une absence quasi-totale d'accompagnement sonore. Bien qu'une musique semblant provenir d'un endroit lointain se fait entendre de temps à autre, ce sont des bruitages métalliques, angoissants et nébuleux qui occupent l'espace sonore le reste du film.

Heureusement, le scénario aborde des thèmes très intéressants, et les grandes questions qu'ils soulèvent sont condensées dans le personnage de Khari. Elle est en réalité une image envoyée par Solaris dans un but inconnu. Elle prend la forme d'une personne issue du passé de Kris, en l’occurrence sa femme qui s'est suicidée quelques années auparavant. Bien que le film s'attarde chamboulement que subit le personnage principal, il reste concentré sur cette entité étrange et sa recherche d'identité. Piégée dans un statut de copie dont elle prend conscience peu à peu, Khari s'interroge sur ce qui fait un humain. Elle se met à singer la vie de l'ancienne compagne de Kris et essaye de percevoir les émotions des autres personnes à bord de la station. Ne partageant pas la paranoïa ambiante, elle apparaît comme le personnage le plus normal, mais Tarkovski contredit cette impression en la présentant à plusieurs reprises sous un jour monstrueux. De plus, Khari est omniprésente à l'écran grâce à un subtil jeu avec le hors-champ. Le réalisateur la fait apparaître de manière soudaine et incohérente à l'écran et filme, en son absence, le manteau qu'elle laisse derrière elle.

Pour une raison ou pour une autre, j'avais associé le cinéma de Tarkovski à de très belles images, mais Solaris en comporte bien peu. Globalement, ce sont les plans liés à l'eau qui sont les plus réussis, comme ceux qui se concentrent sur la rivière près de la maison de Kris. Les quelques images de Solaris, planète recouverte par un gigantesque océan, sont également surprenantes par leur irréalité : les mouvements des courants marins s'apparentent à ceux de la lave, plus lents et compacts. Le reste m'a complètement laissé de marbre, les immondes plans violets mis à part.

Solaris est donc loin de m'avoir captivé autant que le chef-d’œuvre de Kubrick, bien qu'il offre des possibilités d'analyse tout aussi profondes et intéressantes. Je retiendrai du film son ambiance léthargique et ses enjeux scénaristiques, qui sont responsables d'un violent ascenseur émotionnel lors de la scène de fin. Mais dans l'ensemble je ne pense pas que le cinéma Tarkovski soit un cinéma qui me parle beaucoup.

http://www.senscritique.com/film/Solaris/critique/42006295

Melaine
Melaine
Niveau 25
30 mars 2016 à 13:06:13

Marrant que tu parles de Coppola dans un film de Tarkovski. :hap:
Tu aurais pu dire Antonioni plutôt. :hap:

(j'aime beaucoup Sofia Coppola mais la comparaison me parait un peu osée compte tenu du statut de Tarkovski)

Message édité le 30 mars 2016 à 13:07:09 par Melaine
Memory_Card
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Niveau 26
30 mars 2016 à 13:34:44

Je connais pas assez Antonioni, je n'ai vu que Blow Up :-(

Je me suis fait la même réflexion pour Coppola, mais j'ai pas trouvé mieux comme introduction :hap:
Et puis, le raisonnement se tient je trouve.

Rad_Spencer
Rad_Spencer
Niveau 10
30 mars 2016 à 18:03:58

Petite question: ce film est-il tiré du roman Solaris de Stanislas Lem?
Si les concepts étaient très intéressants, le style d'écriture était parfois assez lourd... Le film emprunte-t-il la même voie?

Memory_Card
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Niveau 26
30 mars 2016 à 20:09:25

Oui, c'est bien une adaptation de ce roman.
Après, en ce qui concerne la lourdeur du film, ça m'a parut très... anesthésié :o))
Mais je laisse les experts de Tarkovski te répondre.
(et il y a aussi une autre adaptation, plus récente, faite par Steven Soderbergh)

_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
30 mars 2016 à 20:46:29

Pas lu le livre mais aucun des films de Tarkovski ne ressemble à ce qu'il adapte.

[eu]ahri
[eu]ahri
Niveau 10
09 mai 2017 à 02:38:44

J'en ressors, et je suis assez mitigé.

Les 45 premières minutes très indigestes, je pense vraiment que ce segment aurait pu être raccourci.

Les 30 premières minutes sur la station pareil, c'est un peu le foutoir on comprend pas vraiment pas la réaction des personnages, ce qu'il se passe est assez étrange.

Je dirais que le filme "commence" réellement sur sa deuxième moitié.

Deux scènes m'ont marqué, celle dans la bibliothèque que je trouve excellente et superbement joué par l'actrice. Et l'autre scène est celle à la fin quand Kris a de la fièvre et qu'il délire dans son lit, le jeu sur l'entrelacement des personnages ainsi que la transition sur le fond noir sont jouissives sur cette scène j'ai retrouvé la sensation que j'avais eu durant Le Miroir.

En résumé ça m'a pas déplu même si je pense que le film est vraiment trop long ; j'ai largement préféré Le Miroir.

Message édité le 09 mai 2017 à 02:39:17 par [eu]ahri
Kebab2017
Kebab2017
Niveau 9
09 mai 2017 à 18:28:26

Solaris est un film moyen qui a très mal vieilli. :(

ParisDeNuit2
ParisDeNuit2
Niveau 7
03 mai 2020 à 03:44:28

Je me suis un peu accroché pour rentrer dedans, le début est un peu poussif mais il permet d'installer cette ambiance douce et mélancolique qui va être contrebalancée par les routes et l'urbanisme aggressif puis stoppé net une dernière fois par la nature. Dernier sursaut avant le départ pour Solaris.
L'enquête est un peu pompeuse et les réactions des personnages étranges mais cela peut s'expliquer par l'effet que produit la planète sur eux. Ils ne sont que des parodies d'humains à limage de ces visiteurs qu'ils ont trop côtoyé qui les ont usé.
Viens rapidement l'arrivée de sa femme morte ou l'image qu'il s'en était fait dans ces souvenirs que Solaris a matérialisé. Agissant rationnellement, il l'abandonne dans une fusée pour ne pas subir le tourment dun passé qu'il veut oublier. Mais rapidement il va faire le choix d'embrasser complètement ce passé pour y vivre dedans, complètement idéalisé. Se reprochant de ne pas avoir assez aimé, il est souvent à ses pieds et en dessous d'elle. Il est submergé par cette amour qu'il renvoie puisque cette femme n'est issu que son ressenti. Laissant donc cette dernière s'interroger sur sa nature. Réciproquement au départ elle est pratiquement lié à lui mais plus elle apprendra à être humaine, plus elle se detachera de son homme, lui enlevant tout but dans la vie ou dans ce simulacre de vie. Ces nombreuses tentatives de suicides font perdre la tête à notre protagoniste. Et lors d'un rêve où il voit sa mère jeune, le réconforter et le soigner (peut-être est ce son inconscient qui décide de prendre l'apparence de sa même jeune pour substituer son obsession envers son ex femme, ou est ce un tourment de Solaris pour y dévoiler son Œdipe) mais au réveil il apprend qu'elle a préféré être annihilée par l'appareil d'un des scientifiques à bord, le seul moyen irréversible. Comme lorsqu'il avait débattu dans cette salle ancienne noble à bord d'un vaisseau futuriste, de la nature de l'homme, la femme ne faisait qu'imiter les pratiques de la vraie femme tel n'importe quel individu reproduisant son habitus. Mais consciente de ça, sa vie n'était plus supportable.
Le hero qui a diffusé ses pensées après la mort de la visiteur à la planète, celle ci à arrêter d'envoyer ces visiteurs. Le héro disait plus tôt que l'amour c'est la peur de perdre mais que s'en était une vision erronée selon lui à appris à ces dépends que d'aimer sans risque de perde (ici la vie, l'immortalité y est vu comme une damnation) ce n'en est pas.
Alors la planète a cesser d'envoyer les visiteurs. Elle voulait connaître l'amour. Elle qui est immortel ce sentiment lui est donc inconnu.
Malgré ça le héro décide de vivre sur cette planète dans une nouvelle illusion d'amour avec son père par culpabilité, il se retrouve encore à genoux.

Un voyage au confins de l'espace pour seulement y trouver un miroir cette planète intelligente n'est là que pour questionner notre rapport aux hommes. Paradoxalement nous allons loin dans l'univers mais en vérité nous avons peur de ne pas comprendre nous nous recherchons nous même. L'espace serait notre inconscient et Solaris notre subconscient. Nous voulions un contact, et bien commençons par nous parler et nous connaître.

Cripborne
Cripborne
Niveau 6
03 mai 2020 à 11:01:34

C'est joli, j'ai toujours trouvé cette histoire de SF passionnante de part sa dimension métaphysique, son rapport à l'inconscient etc. C'est un Tarko que je n'ai pas revu depuis longtemps et pourtant un de ceux qui m'ont le plus marqué, faudrait vraiment que je le revois. Le livre que j'ai découvert récemment est très bien également même s'il appuie d'avantage le trait sur la recherche de la compréhension scientifique de l'océan, de quelle forme de vie tient-il notamment, est-ce qu'il a une conscience... Le livre met l'homme face aux limites de ses connaissances scientifiques de part son cerveau en fait très limité lorsque confronté à des phénomènes cosmiques particuliers. Une leçon d'humilité et en même temps un vertige métaphysique.

Edit : L'actrice qui joue la femme dans le film m'a toujours fasciné, elle est extrêmement belle je trouve.
Edit 2 : Le Solaris de Soderbergh est pas mal également, la B.O. de Cliff Martinez est géniale.

Message édité le 03 mai 2020 à 11:03:13 par Cripborne
ParisDeNuit2
ParisDeNuit2
Niveau 7
03 mai 2020 à 14:02:08

Le 03 mai 2020 à 11:01:34 Cripborne a écrit :
C'est joli, j'ai toujours trouvé cette histoire de SF passionnante de part sa dimension métaphysique, son rapport à l'inconscient etc. C'est un Tarko que je n'ai pas revu depuis longtemps et pourtant un de ceux qui m'ont le plus marqué, faudrait vraiment que je le revois. Le livre que j'ai découvert récemment est très bien également même s'il appuie d'avantage le trait sur la recherche de la compréhension scientifique de l'océan, de quelle forme de vie tient-il notamment, est-ce qu'il a une conscience... Le livre met l'homme face aux limites de ses connaissances scientifiques de part son cerveau en fait très limité lorsque confronté à des phénomènes cosmiques particuliers. Une leçon d'humilité et en même temps un vertige métaphysique.

Edit : L'actrice qui joue la femme dans le film m'a toujours fasciné, elle est extrêmement belle je trouve.
Edit 2 : Le Solaris de Soderbergh est pas mal également, la B.O. de Cliff Martinez est géniale.

C'est un très grand film injustement boudé. Je pense que son imagerie magnifique au service d'un sujet intimiste en aura déçu plus d'un, à l'image d'Ad Astra. Dont je rapprocherai le message avec Solaris de Tartovski. Dans mes souvenirs celui de Soderbergh reste dans une dimension plus personnelle.

Message édité le 03 mai 2020 à 14:02:38 par ParisDeNuit2
McNintendoMan
McNintendoMan
Niveau 40
15 janvier 2022 à 23:44:14

Premier Tarkovsky que je regarde et j'ai bien apprécié, l'ambiance est particulière et très angoissante https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png
Ca fait poser plein de questions sur l'identité et le rapport au passé, même si j'ai l'impression d'être passé à côté de beaucoup de choses, mais j'imagine que le film se savoure en plusieurs fois https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png
Sinon quelqu'un peut m'expliquer dans la dernière scène Pourquoi il y a une fuite chez le père de Kris et celui-ci se laisse mouiller comme si de rien était ? C'est un bug de la V0.1 de l'île ? :hap:

oracleDissou43
oracleDissou43
Niveau 7
14 mai 2023 à 20:13:07

Le 03 mai 2020 à 11:01:34 :
C'est joli, j'ai toujours trouvé cette histoire de SF passionnante de part sa dimension métaphysique, son rapport à l'inconscient etc. C'est un Tarko que je n'ai pas revu depuis longtemps et pourtant un de ceux qui m'ont le plus marqué, faudrait vraiment que je le revois. Le livre que j'ai découvert récemment est très bien également même s'il appuie d'avantage le trait sur la recherche de la compréhension scientifique de l'océan, de quelle forme de vie tient-il notamment, est-ce qu'il a une conscience... Le livre met l'homme face aux limites de ses connaissances scientifiques de part son cerveau en fait très limité lorsque confronté à des phénomènes cosmiques particuliers. Une leçon d'humilité et en même temps un vertige métaphysique.

Edit : L'actrice qui joue la femme dans le film m'a toujours fasciné, elle est extrêmement belle je trouve.
Edit 2 : Le Solaris de Soderbergh est pas mal également, la B.O. de Cliff Martinez est géniale.

:ok:

AuraBellaFiora
AuraBellaFiora
Niveau 63
23 janvier 2024 à 01:46:41

Sinon quelqu'un peut m'expliquer dans la dernière scène Pourquoi il y a une fuite chez le père de Kris et celui-ci se laisse mouiller comme si de rien était ? C'est un bug de la V0.1 de l'île ? :hap:

peut-être en effet cela a-t-il un rapport avec la scène au début du film où kris reste sous la pluie dehors
ou bien l'île est tellement fraiche qu'elle n'a pas finie de sécher :hap:

AuraBellaFiora
AuraBellaFiora
Niveau 63
23 janvier 2024 à 01:47:22

très bon film en tout cas

Mc-Nin
Mc-Nin
Niveau 50
23 janvier 2024 à 02:30:44

Le 15 janvier 2022 à 23:44:14 McNintendoMan a écrit :
Premier Tarkovsky que je regarde et j'ai bien apprécié, l'ambiance est particulière et très angoissante https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png
Ca fait poser plein de questions sur l'identité et le rapport au passé, même si j'ai l'impression d'être passé à côté de beaucoup de choses, mais j'imagine que le film se savoure en plusieurs fois https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png

Deux après je confirme, c'est un chef d'œuvre

Le 23 janvier 2024 à 01:46:41 AuraBellaFiora a écrit :

Sinon quelqu'un peut m'expliquer dans la dernière scène Pourquoi il y a une fuite chez le père de Kris et celui-ci se laisse mouiller comme si de rien était ? C'est un bug de la V0.1 de l'île ? :hap:

peut-être en effet cela a-t-il un rapport avec la scène au début du film où kris reste sous la pluie dehors
ou bien l'île est tellement fraiche qu'elle n'a pas finie de sécher :hap:

Ahi merci de la réponse un peu tardive :hap:
J'ai du analysé le dernier segment du film pour un exposé en analyse filmique et j'ai finalement pu répondre à ma question sans m'en rendre compte L'eau omniprésente représente Solaris, c'est sa matière première et elle englobe absolument tout. Là où la cabane au début du film est sèche, c'est parce que c'est une artificialité de l'homme qui se démarque de son environnement. A la fin absolument tout est Solaris, on note d'ailleurs que Solaris se permet de mouiller les livres sur le bord de la fenêtre, signifiant que même le savoir humain est englobé par sa toute puissance :oui: j'avais pas fais le rapprochement avec le plan où Kris reste sous la pluie mais c'est un bon prolapse de la vie qu'il va choisir : celle où il est trempé :hap:

AuraBellaFiora
AuraBellaFiora
Niveau 63
23 janvier 2024 à 03:11:38

Le 23 janvier 2024 à 02:30:44 :

Le 15 janvier 2022 à 23:44:14 McNintendoMan a écrit :
Premier Tarkovsky que je regarde et j'ai bien apprécié, l'ambiance est particulière et très angoissante https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png
Ca fait poser plein de questions sur l'identité et le rapport au passé, même si j'ai l'impression d'être passé à côté de beaucoup de choses, mais j'imagine que le film se savoure en plusieurs fois https://image.noelshack.com/fichiers/2021/29/3/1626844043-55306401-1f4a-40bd-9fed-786974a6f866.png

Deux après je confirme, c'est un chef d'œuvre

Le 23 janvier 2024 à 01:46:41 AuraBellaFiora a écrit :

Sinon quelqu'un peut m'expliquer dans la dernière scène Pourquoi il y a une fuite chez le père de Kris et celui-ci se laisse mouiller comme si de rien était ? C'est un bug de la V0.1 de l'île ? :hap:

peut-être en effet cela a-t-il un rapport avec la scène au début du film où kris reste sous la pluie dehors
ou bien l'île est tellement fraiche qu'elle n'a pas finie de sécher :hap:

Ahi merci de la réponse un peu tardive :hap:
J'ai du analysé le dernier segment du film pour un exposé en analyse filmique et j'ai finalement pu répondre à ma question sans m'en rendre compte L'eau omniprésente représente Solaris, c'est sa matière première et elle englobe absolument tout. Là où la cabane au début du film est sèche, c'est parce que c'est une artificialité de l'homme qui se démarque de son environnement. A la fin absolument tout est Solaris, on note d'ailleurs que Solaris se permet de mouiller les livres sur le bord de la fenêtre, signifiant que même le savoir humain est englobé par sa toute puissance :oui: j'avais pas fais le rapprochement avec le plan où Kris reste sous la pluie mais c'est un bon prolapse de la vie qu'il va choisir : celle où il est trempé :hap:

bien vu j'y avais pensé aussi mais ça m'a échappé le plan avec les livres

Message édité le 23 janvier 2024 à 03:12:06 par AuraBellaFiora
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