ANDREÏ ROUBLEV, d'Andreï Tarkovsky
Il est dans le top 50 du site du forum quand-même, donc il mérite bien son petit topic.
Un film que je conseille fortement à ceux qui ne l'ont pas vu, et encore plus fortement à ceux qui n'ont jamais vu de Tarkovsky, parce que celui-là est moins lent, moins cérébral que la plupart des autres films du réalisateur, sans manquer de grandeur.
Je crois que la scène qui m'a le plus marqué c'est quand il neige dans l'église après l'assaut de la ville.
J'aimerai bien le voir. ![]()
Moi je l'ai vu au cinéma ![]()
Le meilleur film jamais fait ![]()
Je le mate ce soir.
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Superbe film. Une fresque d'une grande beauté plastique ![]()
Très bon film, même s'il est un peu trop long à mon gout ![]()
Il n'y avait pas déjà un topic ?
Pour moi c'est le tarkovsky que j'aime le moins et qui m'a déçu, mais je compte le revoir.
j'ai cherché, pas de topic déjà fait
En effet ouais, mon imagination doit me jouer des tours
C'est pour cette raison que tu as été accepté dans le PCF. ![]()
Je pense le regarder très prochainement aussi. ![]()
Dark qui suit la voie de la raison. ![]()
Vu aujourd'hui
Bon suivre un film de 3h25 en VO sous-titré anglais n'est pas une mince affaire c'est certain... Mais au final ça m'a peu gêné tant j'avais affaire à un grand film, une oeuvre titanesque dans la Russie du XVème siècle où règne une étonnante violence, où le pays semble la proie au chaos et où la religion tient un rôle majeur voire primordial dans la vie des personnes de cette époque. Avec une mise en scène impressionante, comme toujours chez Tarkovski, ce film est impeccable sur le plan technique. Maîtrisé de bout en bout, il m'a n"anmoins semblé un peu trop long. Je ne me suis pas ennuyé du tout mais je trouve que certains passages n'étaient pas follement intéressants, ce qui pour ma part ne fait pas de ce film un chef d'oeuvre car je n'ai pas été transcendé non plus à chaque instant ou presque. Ce film sur une partie de la vie, de l'oeuvre et de la passion de l'art d'Andrei Roublev, moine iconoclaste russe, demeure une fresque ambitieuse et travaillée. Un film remarquable auquel je me réserve encore un visionnage plus tard pour en capter encore plus la richesse dont il fait montre. Ce film m'a rappelé un peu certains films de Bergman, notamment Le Septième Sceau, aussi bien sur la forme que sur le fond, avec sa pointe de noirceur et ses plans semblables à des tableaux. Andrei Roublev est donc loin d'être une déception pour ma part, je ne crierais pas au chef d'oeuvre (du moins pour l'instant) mais ce film demeure splendide et magnifique, tout en étant d'une richese incroyable et nous offrant une technique majestueuse.
8.5/10
3h25 ![]()
ma version durant 2h30 (mais je m'étais déjà fais chier en le matant, il faut absolument que je le revois).
3h25 c'est la version intégrale, sortie en 1973 je crois, enfin c'était la version voulue par Tarkovski à la base, sans censure. Mais comme je l'ai dit j'ai trouvé que certains passages nétaient pas forcément palpitants, mais j'aurais peut-être enlevé 20 minutes maxi au film, et encore. Je me demande quelles parties ont été massacrées par la censure dans sa version de 1969.
Ah d'accord. J'essayerai de voir la version longue et de prendre du café pour ne pas m'endormir ![]()
Je trouve pourtant qu'il y a moins de longueurs que dans Solaris ![]()
A croire que je suis incapable d'apprécier un film dès que c'est religieux
, toutes les parties en relation à l'art etc m'ont paru intéressantes et bien mises en scènes, mais dès que ça commençait à toucher religion, j'ai pas du tout accroché au personnage et aux croyants autours, et me suis vite fait chié.
Globalement ça reste une bonne expérience, mais vraiment avec ses hauts et ses bas, et que j'ai pas vraiment envie de revoir de sitôt (surtout qu'apparemment j'ai vu une version de 40 min plus courte que la vraie...).
Un p'tit 7/10.
Le seul du réalisateur que je n’avais pas encore vu, donc voilà chose faite. On est un peu dans la lignée de l’Enfance d’Ivan, avec ce côté très « humaniste » du film, très large aussi, qui ne se retrouvera pas (ou moins) dans ses suivants. C’est une véritable fresque donc, trois heures, un parcours initiatique en quelque sorte, de ce peintre.
Comme pour certains Tarkovski auparavant (je pense à Solaris, Stalker, ou encore au Sacrifice), la vraie force du film arrive dans le temps du film. Ainsi là aussi le début a été très compliqué je trouve, déjà cette première scène, quoique belle, intrigante, puis les premières épreuves auxquelles est confronté le héros (en vérité il n’y a pas que lui, avec le Grec par exemple), ne m’ont pas franchement convaincu. Le message est pourtant là, mais c’est amené assez difficilement, et le message même m’a parfois interloqué (je pense au premier avec le bouffon). Cependant, une fois que le film se lance vraiment, rien ne l’arrête. C’est peut-être à partir de cette séquence, sublime, où l’équipe de Roublev peint le palais, et où on a l’impression d’être dans une sorte de paradis, qu’un nouvel élan arrive. En gros de ce moment-là (1h10) jusque-là la fin, j’ai beaucoup adoré. Toute la partie sur l’invasion est énorme, celle du silence grandiose, et toute celle sur la cloche (qui peut paraitre longue c’est vrai), finalement très intéressante, profonde réflexion sur le destin d’artiste.
D’ordinaire il y a un procédé que je n’aime pas vraiment, c’est le fait d’étirer des scènes, une vingtaine de secondes tout au plus, et de les bercer avec une musique, ça peut paraitre insignifiant mais à la base je déteste ça, sauf que là Tarkovski l’utilise à plusieurs reprises (dans l’église, près d’un chêne vers la fin), et c’est vraiment splendide. Quand lui le fait cela relève presque du miracle. Les décors c’est toujours aussi beau, apologie de l’eau et la boue (il n’empêche que désormais dès que je me promène dans la boue par un temps de pluie je pense à Tarkovski, c’est sa signature je trouve, des vieux décors russes baignés dans l’URSS, presque dégueulasses et sales, mais terriblement beaux), et puis c’est fin, au début très étrange, avec ce brutal changement de couleur, pour finalement arriver en haut, tout en haut. Comme le cheminement du film en fait, une montée en puissance, c’est ce qui symbolise le mieux le film.
Ceci étant quelques bons nombres de passages me semblent incompris, ou alors pas forcément très utiles. Aussi une multiplication de personnages qui se révèle parfois trouble (Cyrille, Daniel, ils se ressemblent à fond, à chaque fois j’ai réalisé juste après qui était qui), et pas forcément nécessaire… Par contre l’idée de ne pas surexposer Roublev et de ne pas faire un film que sur lui j’ai trouvé ça bien, je ne sais pas trop l’expliquer pourquoi mais voilà cela a permis à Tarkovski de prendre un point de vue plus général, et dans ce film-là c’est une bonne chose (enfin chez ce réalisateur c’est assez habituel).
Voilà donc le film prend pas mal de temps à se mettre en place (en fait je me rends compte que tous les films que je n’aime pas à fond c’est soit à cause du début soit à cause de la fin), le début intrigue pas mal, mais après c’est beaucoup plus intéressant et j’ai vraiment aimé.
A noter bien évidemment le commentaire lumineux de Pierre Murat (ceux qui ont le coffret MK2 vous allez vous régaler, il commente chaque film c’est splendide), avant de voir un Tarkovski je suis quasiment aussi content de voir le film en lui-même que le commentaire de Murat, c’est dire ! (j’exagère bien évidemment)
Mais c’est intéressant ce qu’il dit, pour certains Tarkovski difficilement compréhensibles il a le mot juste, il nous permet de voir le film sous un angle vraiment pertinent, je commence à le kiffer à mort ce Murat (faudrait d’ailleurs que je vois son commentaire à propos de Stalker).
Aparté refermée c’est un Tarkovski assez inégal finalement, très beau par moments, moins par d’autres, une histoire qui se révèle intéressante mais pas toujours claire, globalement j’ai quand même beaucoup aimé.
7,5/10.