On a le droit de comprendre le personnage, quasiment au sommet du monde pendant 5 ans, qui poursuit fidèlement ses idées, commençant a recréer le monde par sa propre vision. Ce mec là qui, en 1945, le lendemain de sa gloire, se retrouve enfermé dans un bunker, voyant ses proches disparaitre un par un, son pouvoir rongé par les alliés, et attendant sa mort quasiment seul. Oui j'estime qu'on a le droit, avec du recul sur ces évènements on peut essayer de comprendre dans quel état d'esprit il était à sa mort.
Tout comme parallèlement, sans recul, on peut être horrifié par la mise en place il n'y pas si longtemps d'une véritable industrialisation de la mort, emportant des gens avec comme seul prétexte le fait qu'ils ne répondaient pas aux "critères de perfection" ou qu'ils étaient juste les bouc-émissaires de l'époque.
Alors merde, je sais que c'est pas sur un forum que ça changera les choses, mais qu'on arrête de juger simplement par la prononciation du "mot interdit". La bienséance et l'hypocrisie ne fera jamais avancer les choses. On lutte contre la banalisation de la Shoah, du racisme, de l'antisémitisme, mais on refuse le dialogue, l'explication et la compréhension. Alors allons-y, courons vers l'obscurantisme.
Peut-être que comme ça j'entendrais plus souvent des jeunes parler de "La Rafle" comme d'un film où "p'tain le mec un moment il se prend une balle, BAM ! Et l'autre qui veut filer de l'eau, comment qu'il l'engueule !"