Très bonne émission de Le Cinema est mort sur James Gray : https://www.youtube.com/watch?v=fZutCdBwzo4
Je reposte ce que je disais sur le topic Ad Astra qui rejoint la vidéo ci-dessus :
https://next.liberation.fr/cinema/2019/09/13/james-gray-hollywood-vous-dit-toujours-que-c-est-impossible-il-faut-enfoncer-la-porte_1751269?fbclid=IwAR14sI5l28OwcF9DiR-WJIn1linfiAqpJ-qWpKRdjXSk0KxuIy9LR2g2Kfs
Que c'est triste à lire, c'est bizarre parce que je l'ai toujours ressentis dans ses films. 
Mais à quoi rêviez-vous, alors ?
Il y a des manques dans mon cinéma. John Ford, Visconti, Coppola, Scorsese… Regardez la scène de mariage du Parrain. Il y a une telle chaleur, cela déborde de vie, de drôlerie, d’énergie. Et c’est sublime. On est dans la Poursuite infernale, quand John Ford accompagne les personnages vers la kermesse, alors qu’ils bâtissent l’église. Je n’ai pas… Je n’ai pas cette chaleur, cette vitalité. Parce que mon enfance n’a pas été nourrie de cela. Et cette part magnifique de la vie m’est inaccessible. Je suis incapable d’en mettre au jour la part drôle, joyeuse. C’est une réelle carence de mon travail, et je l’ai toujours déploré.
Il y a dans The Yards, La nuit nous appartient, Little Odessa et The Lost city of Z l'envie de s'inscrire a coté de ces noms sans y parvenir. Je pense aussi à The Immigrant qui est pour moi un ratage complet.
Le 16 septembre 2019 à 14:22:41 Tintinmuscu a écrit :
Je pense pas que ce soit un mal de ne pas avoir cette énergie qu'il souhaite, au contraire ça lui permet de faire des films plus sombres, intimistes et psychologiques. On attend pas de lui d'être émerveillé mais bousculé. Il a une justesse dans les relations entre les personnages qu'on ne verra pas dans un Ford ou un Scorsese 
Du coup il devrait mettre ses ambitions au placard et juste faire ce qu'il aime, c'est impossible de se comparer aux grands en permanance..
Oui mais je trouve que c'est ça le problème dans ses films, je trouve qu'il oublie ou qu'il n'arrive pas à montrer ces choses simples dans les films que j'ai cité, ce qui apporte de la lourdeur.
Que serait Le Parrain par exemple si Coppola ne se serait pas attardait longuement sur ces scènes chaleureuses ? Je pense que ce ne serait qu'un bon film noir. 
Il manque ces moments de flottement mélancolique ou plutôt il les effleure d'après moi, ce qui fait que les scènes de crise paraissent superficielles.
Et pourtant je trouve qu'il y a des choses magnifiques dans ses films, notamment la scène de chasse ou encore la petite fille qui court derrière la voiture dans The Lost City of Z ainsi la scène d'ouverture de La nuit nous appartient
Le 16 septembre 2019 à 15:50:52 Serval94 a écrit :
Oui voilà. Il n'y a aucune honte à ne pas être Scorsese ou Coppola. Etre James Gray, c'est déjà très bien.
Le problème c'est qu'il veut s'inscrire dans la continuité de Coppola, Cimino, Scorsese, Cassavetes et prendre en maître Visconti, Fellini, Ford, Welles, Kubrick...