Je suis assez étonné des ressemblances qui existent entre ces 3 films,qui parlent tous de solitude et de la Nature de l'être humain.Etonnement d'autant plus "légitime"que ces oeuvres sortent quasi simultanément.
La ressemblance la plus frappante se situe au niveau du Pixar et du Shyamalan.Ces deux films posent exactement la même problématique:comment sauver l'être humain?
La réponse qu'apportent leurs auteurs est la suivante:en revenant à l'essentiel.Dans Wall-E,la consommation exacerbée et folle de l'Homme a provoqué sa perte.Du moins son exil forcé.Mais parce qu'ils ont dû quitter la planète,leur berceau depuis des millions d'années,les êtres humains se sont éloignés de leur vraie nature,au point d'oublier des activités essentielles comme la danse ou la communication.La Terre,dans Wall-E,est intimement liée à l'identité de l'Homme.C'est aussi le cas dans Phénomènes,autre écolo-movie qui prône la force de l'Amour.Dans le dernier Shy,ça n'est que quand les êtres humains croient en eux,en les autres,en l'amour,que le danger est écarté.
La conception de l'amour comme force essentielle à l'être humain est similaire dans les deux films.A la fin de Phénomènes,Wahlberg et Deschanel peuvent surmonter l'évènement parce qu'ils croient enfin en leur amour.Tout comme dans Wall-E,où le robot éponyme va n'avoir en tête que l'essentiel:retrouver l'être aimé(où l'être à aimer).Sa détermination n'est forte que parce qu'elle est guidée par l'amour.
Si la comparaison entre Phénomènes et Seuls Two est un peu plus difficile à prouver-malgré le fait que dans le Shyamalan,les personnages soient menacés eux aussi,et que la présence humaine sur Terre peut disparaître-on trouve des éléments de comparaison entre le Pixar et le premier film d'Eric et Ramzy.Wall-E est seul sur Terre,comme le deviennent rapidement Gervais et Curtis dans Seuls Two.Inévitablement,nos trois héros vont être confrontés à la solitude.Wall-E est triste devant le couple du film,parce qu'il pense qu'il ne connaîtra jamais l'amour(c'est plus dur tout seul).Dans Seuls Two,le personnage de Gervais,étonné de ne plus voir personne dans Paris,demande "les noirs et les arabes vous êtes où?".Mais il n'y a plus personne,et cette remarque qui fait ressortir l'aspect multicommunautaire de la France est également une preuve de la peur que ressent Gervais devant la solitude.Seuls Two creuse encore plus cette idée que la solitude est un fléau,dans la mesure où deux ennemis jurés vont finalement se rapprocher.Le film nous enseigne qu'il vaut mieux être accompagné que seul et triste.
Wall-E,Phénomènes et seuls Two ne sont pas seulement de bons films dans leur genre,ils se rejoignent aussi sur leur vision de l'humanité.