Il nous avait marqués dans le rôle du bienveillant Aragorn dans le Seigneur des Anneaux. Acteur sur le tard (il a déjà 50 ans !), il n'aura prouvé son génie que grâce à David Cronenberg, réalisateur formidable, à qui l'on doit notamment La mouche, ExistenZ, ou bien Crash.
C'est donc dans A History of Violence qu'il impressionne en père de famille modèle qui peu à peu est rattrapé par son passé, et bascule inexorablement dans une sphère de violence. Un jeu intérieur, tout en nuance, prêt à laisser exploser une colère d'un moment à l'autre, voilà ce qui frappe chez lui.
Avec Les Promesses de l'ombre, du même réalisateur, on le retrouve totalement métamorphosé en mafieux russe. Sûr de lui, il a pris ses marques et a accumulé un nombre d'informations hallucinantes pour camper cet homme glacial, qui cache pourtant une part de sa personnalité. Il a en effet appris le russe, s'est documenté sur les mafias, a voyagé là bas, et a surtout su s'approprier une gestuelle, une démarche particulière pour les besoins du rôle. Il est incroyable de vérité.
On l'attend dans un film espagnol, Alatriste et j'espère en tout cas que cet acteur, qui est l'un de mes préférés, continuera encore longtemps à m'étonner.