D'accord avec toi
Et puis François Bégaudeau ![]()
C'est quelqu'un que j'apprécie aussi, même si je ne suis pas d'accord avec lui parfois
Ah j'avais pas vu ! (
)
Cool alors
Bah Bégaudeau je trouve que c'est l'un des plus intéressants dans Le Cercle. Voilà ![]()
Je pense aussi, car même si on est pas d'accord avec lui il avance des arguments
Il est passé ce soir.
C'est vraiment une super expérience, tout est vrai, les salles de classes, les cours, les conseils de classe sont tellements réalistes, le conseil de discipline (enfin les seuls qui peuvent dire que c'est réaliste ne sont surement pas ici
). Ce n'est même plus du cinéma, c'est un documentaire, je n'ai quasiment rien appris pour ma part mais le fait qu'on retrouve toutes ces choses très bien réalisées c'est plaisant.
Finalement il arrive que les palmes d'ors ne soient pas pourries !
Oui j'en ai profité de le revoir, c'est criant de réalisme, à croire qu'on est aussi dans la classe. Et c'est tellement vrai que chaque sentiment éprouvé est plus fort. A la fin quand la fille fait "moi j'ai rien appris..." Ça m'a tué ![]()
C'est vrai que c'est assez triste, cette fille qui n'a causé aucun problème et qui ressort sans rien, perdue sans que personne ne prête attention, on se rend compte de l'impuissance du prof il ne sait pas quoi dire et nous même ne saurions pas quoi dire a sa place. La scène finit un peu vite je trouve, mais en même temps il n'y avait rien d'autre
François Bégaudeau joue super bien, chaque réaction qu'il a, on les a vus 100 fois quand on était en cours face aux profs. Et puis ce sentiment qu'il essaye de calmer la classe sans pouvoir dire ce qu'il a envie de dire pour ne pas créer de tensions, et que ça finit inéluctablement a dégénérer quoiqu'il dise.
"les conseils de classe sont tellements réalistes"
Qu'est ce qu'il ne faut pas lire ... C'est probablement la pire scène du film. Jamais dans toute ma scolarité j'ai vu un enseignant laisser deux élèves s'esclaffer pendant tout un conseil de classe et surtout pas devant le proviseur. Un enfant ça aime faire des conneries mais il sait quand même devant qui il peut les faire et la plupart du temps devant le proviseur, ben il ferme sa gueule.
"(enfin les seuls qui peuvent dire que c'est réaliste ne sont surement pas ici
)."
J'ai été dans un collège en ZEP et mon lycée actuel fait collège où les classes sont même pires que celle du film et pourtant crois-moi, les professeurs ne réagissent pas spécialement comme Bégaudeau. Les élèves sont criant de vérité, le corps enseignant un peu moins.
poil-de-castor.
C'est déjà beaucoup si les élèves osent juste ouvrir la bouche lors d'un conseil.
ça doit dépendre Kill, pour avoir été en conseil de classe etc, ça correspond à mon expérience.
Je disais qu'ils étaient réaliste dans le sens ou le traitement des cas est exactement le même, le proviseur donne le nom de l'eleve, regarde ses notes puis donne le ton et ensuite les profs souvent s'engeulent ou s'accordent a dire qu'il est mauvais, pendant que les délégués ne servent a rien, bon la elles pouffent mais vu l'attitude qu'elles ont en cours, vu la sévérité du directeur et étant donné qu'elles sont des filles de 14 ans, c'est cohérent. Et aussi quand tu as un fou rire, c'est plutôt difficile a l'arrêter, surtout en classe.
Enfin ce que j'ai prefere c'est le moment ou la déléguée dit quelque chose et les profs s'en branlent. Ca m'a fait pareil pour mon premier conseil cette année, ces salauds se branlent de ce que tu dis si c'est pas dans le sens de ce qu'ils pensent, c'est même pas si ça les gêne que le délégué parle.
Enfin bref, chacun a son expérience différente
Moi dans mes souvenirs de délégués de classe (
) ça ressemble assez à ça, avec souvent des profs qui sont pas vraiment d'accord entre eux.
c est un très mauvais film sans scénario bourré de cliché sans aucun intéret a évite
Sérieux ?
Mtn sur LCP ![]()
Encore ?
Ça doit faire la quatrième en une semaine. ![]()
Ce film ![]()
Entre les murs présente la particularité d'être l'adaptation cinématographique d'un livre autobiographique dont l'auteur joue le héros, en l'occurrence un prof de français affecté dans un lycée réputé difficile. Cet auteur-comédien incarnant son propre rôle dans la vie (c'est toujours dans son propre rôle qu'un acteur est le meilleur) n'est autre que François Bégaudeau, ancien chanteur du groupe de punk français Zabriskie Point.
Ainsi Entre les murs montre une confrontation entre deux types de figures rebelles: le Blanc trentenaire de gauche ex-punk, et les Afro-Maghrébins dit "racailles" biberonnés au Coran, au foot et au rap. Ironiquement, on voit bien l'artificialité de la rébellion de l'ancien punk, devenu prof de français (profession conformiste s'il en est) au grand cœur spécialiste des causes perdues, limite homo sur les bords (mais le film garde jusqu'au bout le secret de l'orientation sexuelle de François Bégaudeau, laïcité oblige, n'est-ce pas?), face à de jeunes issus de l'immigration afro-maghrébine qui ne respectent que la force et les traditions de leur pays d'origine. Dialogue de sourds entre une société complètement dégénérée, efféminée, pourrie par la tolérance et l'illusion de l'égalité (aboutissant forcément à l'hypocrisie, puis à la violence par incompréhension), et des enfants d'étrangers aux valeurs bien plus simples (pour ne pas dire simpliste, vu l'infériorité intellectuelle de certains), mais finalement bien plus naturelles.
Trêve de considérations politiques. Si je dois parler d'Entre les murs, je ne peux qu'en dire du bien: louer son ultra-réalisme, la spontanéité des acteurs, la finesse du scénario et des dialogues... Le film évite habilement les caricatures et développe toute une palette de nuances, sans pour autant faire de concessions sur le dévoilement sans fard d'une réalité brutale et inquiétante. Il dresse notamment un tableau fidèle des rapports ethniques entre les différentes populations immigrées selon leur origine (asiatique, maghrébine, africaine, antillaise, euro-française), ainsi que des rapports égalitaires entre profs et élèves.
Le sommet est atteint lors de la scène finale du conseil de discipline, où la mère de Souleymane, ne parlant pas un mot de français, demande à son fils de lui traduire les messages des profs. Chapeau bas pour le jeu remarquable des acteurs, autant les profs que la mère de Souleymane: rarement un film aura montré avec tant de contraste l'antagonisme irréductible entre l'Occident libéral - obsédé par le(s) droit(s) et les démarches administratives - et l'Africain ex-colonisé néo-colon (revendiquant son origine avec fierté, mais traduisant son propre manque de confiance en soi par de l'agressivité).
Bravo aussi à François Bégaudeau qui brosse malgré lui l'auto-portrait satirique du prof en manque d'autorité, complètement perdu entre sa camaraderie simulée avec les élèves et ses sanctions colériques suivies de remords ("Souleymane va-t-il se faire expulser?"), à la virilité et à l'orientation sexuelle incertaines (on veut savoir!), et enfin frappé par le syndrome de Stockholm avec ses élèves perturbateurs.
Plus vraie que nature aussi, la prof gauchiste qui débarque en salle des profs pour dénoncer la rafle des parents clandestins d'un élève; c'est la même prof qui prend partie pour les élèves lors de leur altercation avec François Bégaudeau et qui répète leurs rumeurs au directeur du lycée. Effectivement avec des profs comme ça (d'un côté le mou du cul sans autorité et de l'autre la militante immigrationniste forcenée), on comprend mieux pourquoi l'Éducation nationale engendre massivement des délinquants, des psychopathes, des trafiquants et des rappeurs afro-capitalistes.
Bien entendu le contenu de cette critique reflète mes propres positions idéologiques, et je serais curieux de connaître les analyses que produiront d'autres personnes, mais Entre les murs n'a nul besoin d'exégèse pour faire office de film militant tant la réalité qu'il décrit est criante d'absurdité. Un simple visionnage suffit pour dénoncer tous les travers de l'enseignement trotsko-libéral, de l'immigration extra-européenne, du multiculturalisme et de l'égalitarisme.
Seul écueil à ce réalisme digne d'un roman naturaliste: lorsqu'à la fin, Esmeralda déclare être une fervente lectrice de Platon, on n'y croit pas une seconde. S'imaginer qu'une gamine maghrébine inculte pourrait comprendre La République relève justement de l'angélisme béat que dénonce Entre les murs (malgré lui?).
La question que je viens de poser entre parenthèses reste en suspens. Les personnes qui ont tourné, réalisé et produit ce film sont-elles conscientes de la bombe idéologique qu'il représente? Étaient-elles naïves au point de croire que les spectateurs ne retiendraient que les éléments happy end de l'intrigue, sans tirer de conclusions alarmistes sur la profondeur de la problématique soulevée par le film? Avec les Français, on ne sait jamais, les limites de la connerie idéologisée sont tellement lointaines...
Tiens, Alain Soral est venu faire un tour sur jv.com.
(l'élève qui lit La République c'était déjà dans le livre, c'est une anecdote véridique)
(oui je sais Alain, difficile d'imaginer qu'une petite beurette puisse s'intéresser à Platon)
le seul moment où je trouve que le film manque de crédibilité c'est quand le prof rentre en salle de profs et pousse un coup de gueule ça fait pas naturel sinon je trouve que c'est très bien pensé et joué dans l'ensemble