C'que j'constate c'est qu'avant même de voir les films de Disque, vous avez des préjugés sur eux !
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Préjugé ? Il culpabilise parcequ'il doit le voir depuis longtemps, c'est tout
Et puis je l'avais prévenu que c'est surtout parcequ'il fait un cursus philo/ciné, je trouve pas que ce soit un chef d'oeuvre.
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-26-8184354-209-0-1-0-votre-dernier-vu.htm#message_8317580
putain 25 aout quand même. Non c'est bon je l'ai chargé sur ma clé usb. Je te dis ce que j'en pense demain ![]()
Le film n'excuse pas, il justifie les actes de chacun. C'est un peu ça la vie aussi. T'excuseras le côté ampoulé de la référence, mais Jean Renoir disait justement "le plus terrible dans ce bas monde, c'est que tout le monde à ses raisons". Entre les murs de Laurent Cantet en est une très bonne illustration. Le problème est épineux justement parce qu'il n'y a pas de coupables. C'est leur condition qui impose cela.
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Moi aussi dans mes classes y avait des fouteurs de merde etc, mais c'est pas pour autant que j'étais dans des classes spécialement difficiles ou quoi.
Il n'y a pas de coupables parce que le réalisateur n'a pas voulu en mettre. Pour moi c'est clair parce que les faits sont la pour me le montrer. Tu aurais eu raison si effectivement je me serais cru dans une "classe difficile".
La j'ai plutôt l'impression que ce n'est pas le cas ( même si ce n'est pas vraiment facile non plus ) et sous ce prétexte faire passer sa vision du coup complètement attardé du gentil humain sensible et perfectible, coupable de rien.
C'est bien gentil de dire ici qu'il n'y a pas de coupable, mais quand on se fait régulièrement raquetter ou humilié, frappé, c'est une autre histoire.
Alors peut-être après que le terme de collège et lycée difficile est galvaudé et généralisé à toute une population vivant dans des zones plus sensibles. Ça je le comprends bien. Mais le film alors généralise alors dans l'autre sens. Et les deux choses me gonflent, s'too
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Je me suis mal expliqué, bien sur que les branleurs sont coupables de racket, d'humiliation. Mais je voulais dire que c'est une condition qui va bien au delà du domaine de l'education nationale. On ne nait pas branleur on le devient, a cause d'une condition, d'une absence de considération et donc forcément les collèges en récupèrent les conséquences. Bref, je vais pas refaire un topo sur l'egalité des chances. Mais le film va au delà des murs du collège, pour dépeindre une jeunesse attardée malgré elle, presque incomprise par ses tuteurs. Pour rester sur Jean Renoir, celui-ci disait que "plus une histoire est locale, plus elle est universelle".
Le fait de montrer un vrai caïd volant la veuve et l'orphelin aurait certainement brouillés les pistes dessinées par l'auteur. Tout le problème de ces jeunes se serait retourné sur lui, alors que Cantet veut montrer tout le contraire. Pas de causes, seulement des conséquences d'une situation critique. (c'est pour cela qu'on le rapprochera beaucoup de Maurice Pialat d'ailleurs)comme je disais hier, d'artiste et le cinéaste déplore et constate l'intolérable, le politicien trouve la cause et y remédie.
Bien sûr dans la vie que l'on vit ça n'est pas forcément comme ça, on a pas un prof qui s'appelle François Begaudeau, et on a des vrais connards qu'on trouve très méchants. Mais le cinéma n'est qu'une une représentation d'une réalité. La copier à l'identique rendrait illégitime la création d'un film. cette représentation inexacte de la réalité rend une émotion proche de la vérité.
Je suis d'accord avec homer et je rajouterai surtout qu'on ne va pas voir du vol et tout pour la bonne et simple raison que le film est "entre les murs" du collège, et même de la salle de classe à peu de choses près, un vol n'a rien à voir avec le cours de français voilà pourquoi ils ne sont pas montrés
Je me suis mal expliqué, bien sur que les branleurs sont coupables de racket, d'humiliation.
Ah bon ? comment le sait tu ?
Comme par hasard ils se retrouvent de ce fait sous un jour différent dans le film, car volontairement incomplet. Donc faux.
Je comprends ce que tu veux dire, mais pour moi c'est de la manipulation idéologique. Ou on montre un tableau en entier, ou on ne montre rien. On n'en montre pas qu'une partie parce que ça nous arrange pour dire ce qu'on a à dire. Je n'aime pas les films ou les réalisateurs "marquent" ainsi leur vision de la réalité sur ce qui est censé être réel. C'est beaucoup trop facile. Je préfère quand ils s'adaptent à une réalité. Pas le contraire.
Est-ce que tu sais comment recopier à l'identique la réalité toi ? la réalité est subjective pour chacun....toujours différente...
Que l'on demande à chacun de faire un film sur un sujet très précis.
Pour moi, ceux qui n'ont pas de talent feront un truc fade, qui ne porte pas leur subjectivité. Ceux qui auront du talent auront produit l'inverse. D'un coté c'est bien, il a réalisé l'inverse. Mais pour moi c'est si inversé qu'il a gommé la réalité pour ne cracher que sa bouse subjective. On ne fait qu'un film qu'avec notre subjectivité et le matériel, le réel, auquel il se colle. Si l'un des deux manque en trop grande quantité... enfin, c'est mon opinion, et surement que je ne dois pas remarquer la même dose de subjectivité que toi.
Et il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer "entre les murs" d'un collège/Lycée. Dans la classe même c'est plutôt difficile. Mais sinon, si le réalisateur l'aurait voulu, il l'aurait fait, et ça n'aurai pas du tout attenté au réalisme su film, au contraire.
Comme par hasard ils se retrouvent de ce fait sous un jour différent dans le film, car volontairement incomplet. Donc faux.
Sauf que les rackets il y en a pas dans les cours de français en général
C'est plutôt dans les cours de tennis ça ha ha ha.
Oh mon dieu… ![]()
Sauf que les rackets il y en a pas dans les cours de français en général
La prochaine fois lis un post en entier...
Si tu l'as fait, mais que tu réponds néanmoins la même chose, aucun intérêt à continuer cette discussion.
C'est toi qui passe à côté du film en disant que les personnages ont une partie qui sont occultés, mais en même temps c'est normal, c'est le concept de parler de l'enseignement du français, on s'en fout de la vie des jeunes, on sait rien dessus, le film n'a jamais prétendu être le reflet de toute la réalité, il montre un court de français, c'est tout, l'histoire c'est une classe de 4° en cours de français, on ne va pas te montrer les rackets les vols, les bastons car c'est pas dans l'idée du film…
Tu dis que c'est incomplet donc faux, ça n'est pas vrai…
Le réal va pas parler d'autre chose juste pour te faire plaisir à toi qui voulait une vu d'ensemble… Encore heureux qu'on a pas une vue d'ensemble on va tomber dans les pires clichés…
C'est adapter d'un roman je ne sais pas à quel degré de fidélité, mais il semble que c'est la même chose, le livre ne parle que de la salle de classe, c'est un film sur la salle de classe, c'est pas réducteur, c'est le concept même du film…
Si tu veux faire un film sur l'enseignement tu vas pas parler de la cour de récréation, tu parles des cours…
Entre les murs c'est bel et bien le titre…
pour une fois qu'on a un film qui parle d'un collège de banlieue qui sort des clichés habituels on devrait se plaindre ? Surtout que ça ne prétend jamais être LA vérité…
on ne va pas te montrer les rackets les vols, les bastons car c'est pas dans l'idée du film…
C'est ce que je dis et critique depuis le début...
Le réal va pas parler d'autre chose juste pour te faire plaisir à toi qui voulait une vu d'ensemble…
Je ne souhaite pas que le real parle d'autre chose, je souhaite qu'il reste honnête.
J'aurais critiqué de la même façon si on était tombé dans l'autre extrême. Le pb n'est même pas qu'il ne filme que ce qu'il veut filmer, mais qu'il se serve de ça pour faire passer ses idées.
A ce compte la, ce n'est plus la peine de faire des films, qu'il fasse des pubs, des associations ou je sais pas quoi.
Si tu veux faire un film sur l'enseignement tu vas pas parler de la cour de récréation, tu parles des cours…
Entre les murs c'est bel et bien le titre…
Pourtant ya pas mal de passage en dehors de la salle de classe... entre les murs de l'école. Et de toute façon peu importe, il a fait ça car ça l'arrangeait, et c'est bien ce que je critique.
pour une fois qu'on a un film qui parle d'un collège de banlieue qui sort des clichés habituels on devrait se plaindre ?
Le cliché il est des deux cotés. Et moi les deux cotés ne me plaisent pas, et d'ailleurs répondre à des clichés par d'autres clichés, je trouve ça tout aussi c**.
Mais encore une fois comme je l'ai dit à Homeraimeladuff, la dose de subjectivité qu'on peut percevoir du film est toujours variable. Je ne demande pas LA vérité, mais il y a des moments ou le trop-subjectif en noie toute parcelle.
Pourtant ya pas mal de passage en dehors de la salle de classe... entre les murs de l'école. Et de toute façon peu importe, il a fait ça car ça l'arrangeait, et c'est bien ce que je critique.
Il a fait ça car ça sert l'intrigue autour de je sais plus comment il s'appelle qui se fait renvoyer… C'est tout…
C'est ce que je dis et critique depuis le début...
Cette critique n'a pas vraiment lieu d'être, car le réalisateur ne veut pas faire passer un message de vérité sur l'éducation, c'est pas "être et avoir" c'est une fiction, basé sur un bouquin qui filme une salle de classe et comment ça peut être dur d'enseigner le français
Le cliché il est des deux cotés. Et moi les deux cotés ne me plaisent pas, et d'ailleurs répondre à des clichés par d'autres clichés, je trouve ça tout aussi c**.
Mais quels clichés il y a dans le film ? la classe modèle ? elle est loin d'être modèle, elle ressemblait pratiquement à ma classe au collège…
On se doute qu'il se passe des choses hors les murs, mais le film ne traite pas de ça… Si tu veux voir un film qui te montre autre chose, regarde quelque chose d'autre qu'entre les murs, qui a un concept particulier, on ne sort de la salle de classe que SI ça aide pour l'intrigue… On ne dit jamais qu'il se passe rien d'autre… Le spectateur n'est pas dupe, il sait qu'il y a des choses plus ou moins graves qui se passent… Que le collège n'est pas parfait… Vu à la manière avec lesquels ils se répondent tous les uns les autres, leur joutes verbales sont parfois assez violentes… Le film ne montre pas la cours de récré car c'est pas son but de filmer ça, ça ne parle pas de l'enseignement, il montre une fois et c'est aider l'intrigue, que l'on comprenne un peu ce qui va suivre…
Elle aurait peut-être même dû ne pas exister, oui peut-être, mais elle est là et elle permet de comprendre la suite des événements…
Le film ne présente pas le collège et les collégiens comme des anges…
J'ai relu un de tes messages, on tourne un peu en rond, puis j'ai déjà discuté des mêmes choses avec Homeraimeladuff... Si tu penses qu'effectivement, dans les collèges/lycée difficiles, ce n'est ni la faute des profs, ni la faute des élèves, mais d'un système, je comprends bien que tu ne va rien à trouver à redire à un film qui fait en sorte de n'accuser personne. Tu n'y trouveras pas de cliché alors que le cliché du "gentil humain sensible et perfectible " je le vois gros comme une maison.
Ce que je critique, c'est le réalisateur qui détruit toute objectivité pour faire passer sa subjectivité. Et pour moi, encore une fois, ce n'est pas comme ça qu'on fait.
Je comprends que ça se passe dans une salle de classe, ce qu'a voulu montrer le réalisateur etc.
Mais avec le même film et la même intrigue, on peut en faire un film totalement différent. La question pour moi n'est pas "il a fait juste ça pour parler de/montrer ça", mais "ce dont il parle/montre à t'il un lien avec ce qu'il filme ?"
Pour moi non, c'est aussi cliché que la racaille violente.
mais "ce dont il parle/montre à t'il un lien avec ce qu'il filme ?"
Ben ouais…
Je ne comprend pas la question…
Si tu penses qu'effectivement, dans les collèges/lycée difficiles, ce n'est ni la faute des profs, ni la faute des élèves, mais d'un système, je comprends bien que tu ne va rien à trouver à redire à un film qui fait en sorte de n'accuser personne. Tu n'y trouveras pas de cliché alors que le cliché du "gentil humain sensible et perfectible " je le vois gros comme une maison.
Je ne pense rien… Le film montre une salle de classe et c'est réaliste même si c'est pas la vérité… Il n'est pas dit dans le film que c'est un collège difficile il me semble
Je l'ai revu, je l'avais trouvé bon la première fois. Là j'ai vraiment adoré. Bon je vais pas détailler, c'est hallucinant de réalisme, donc très bien joué et écrit. Et puis ces dialogues quoi...j'ai pas autant pris mon pied depuis Tarantino, c'est vraiment tout aussi jouissif. Grand montage aussi, ainsi qu'une mise en scène magnifique.
5/5
leprodiss ![]()
Et puis François Bégaudeau
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Ta critique m'a encouragé à voir ce film qui m'intriguait depuis longtemps, et j'ai vraiment beaucoup aimé, j'ai trouvé ça très vrai et très spontané, je pense que c'est ça qui fait la force du film car les idées sont abordées sincèrement.