Salut bande de poissons desséchés.
C'est officiellement le film le plus beauf que j'ai vu de ma vie, les 2 premiers Fast & Furious passeraient pour des enfants de choeur à côté !




: Il est l'heure de dégourdir popaul !
Calmez-vous et rangez vos barracudas, il ne s'agit pas d'un film pour les grands, même si certaines scènes sont très émoustillantes au vu des actrices choisies...
On va doucement bais(s)er (:hap:) la température et constater que le film commence avec un hommage sympathique à Jaws, voyant Richard Dreyfuss se faire dévorer par de sales petites bêtes. Malheureusement, cette séquence est légèrement gâchée par des effets spéciaux discutables. Globalement, le long-métrage n'est pas aidé par ces derniers, même si ce n'est pas toujours dérangeant, les piranhas étant souvent camouflés dans une eau trouble.
Dans les bonus, Alexandre Aja raconte les déboires vécus lors de la production au niveau des effets spéciaux : voilà ce qui explique cela ! 
L'un des gros bémols de Piranha 3D, c'est son casting ; entre un héros principal aussi charismatique que mon épluche patates, une petite amie anecdotique, un caméraman totalement débile et deux filles venant du X pour exhiber leurs formes à tire-larigot... La seule actrice étant un minimum "passable" est la mère du jeune homme.
Cependant, ces "défauts" participent complètement au côté totalement stupide et jusqu'au-boutiste du film : Piranha 3D est con, et il le sait !

Que ça soit pendant les séquences gores ou dans les plans boobs/popotins qui envahissent littéralement l'image, tout est là pour recréer un gros délire qui pourrait germer dans la tête d'un adolescent de 18 piges. De plus, le réalisateur a eu la bonne idée de dérouler son film lors d'un Spring Break - grosse fête américaine où l'alcool et les hormones explosent les compteurs. Mais malgré la dégénérescence motrice de ces jeunes gens, force est de constater que cette orgie décadente est soutenue par une technique générale maîtrisée.
Car oui, la réalisation s'en tire avec les honneurs, surtout pour le genre. Beaucoup de travellings circulaires, quelques plans bien trouvés, et une scène d'attaque de 10 minutes franchement impressionnante au niveau de la logistique et du nombre gargantuesque de personnes/débiles à l'écran. Même son de cloche pour les différents effets morbides, ils sont vraiment variés et travaillés. Pour insister sur le côté festif, la colorimétrie est très colorée, même saturée, ce qui donne un ton chaud et estival à l'ensemble.
Difficile de juger réellement ce Piranha 3D. Si on le prend au premier degré, on risque de trouver fort logiquement que c'est une daube sortie tout droit des enfers. Par contre, pour une personne rentrant dans le délire assumé d'Aja, l'expérience peut paraître fun et décomplexée. Puis flûte ; voir des filles dénudées de 20 ans qui dansent au rythme de nos fantasmes inavoués, c'est un peu le summum non ?

Ma note : 🌕🌕🌕🌕🌕🌕🌗🌑🌑🌑