Nan mais tant qu'à faire!!! ![]()
Je viens de le voir. Je vais essayer de faire ça ordonné.
Tout d'abord, l'attente était énorme. James Gray est l'un des cinéastes contemporains les plus talentueux. Il filme comme peu savent filmer. Il arrive à rendre élégant ce qui pourrait être d'un banal absolu. Il créé des atmosphères avec une facilité désarmante.
Première scène, et déjà magnifique. Photographie et musique accompagnent le pas lourd de Phoenix. Le ton est donné. Le film ne sera pas aussi banal que le sujet dont il traite. La réalisation est élégante, sobre, mais toujours juste. Pas d'artifice. Gray a vraiment quelque chose en plus.
La photographie donc, est probablement la plus belle vue sur un écran de cinéma cette année. Les tons et la lumière sont splendides. Beaucoup pourraient en prendre de la graine.
MAIS (et oui il y a un mais...), le film ne tend pourtant pas vers l'excellence. Je prends l'exemple des acteurs. Joaquin Phoenix et Vinessa Shaw sont tous deux excellents mais malheureusement on ne peut pas en dire autant de Gwyneth Paltrow qui, à chaque apparition, reste comme figée de froideur face à l'interprétation incroyable de phoenix. 2/3 c'est pas mal, mais c'est insuffisant, dommage de ce côté.
Déception également côté musiques. Certes les thèmes présents sont très réussis, mais je m'attendais à une BO un peu plus garnie, à l'image de La Nuit nous appartient. Bel accompagnement donc, même si je reste un peu sur ma faim.
Enfin, je regrette un peu le côté rocambolesque de l'intrigue. Ces personnes qui vivent encore chez leur parents (Phoenix y revient), la rencontre Phoenix/Paltrow pas vraiment crédible... Bref, j'avais parfois le sentiment que l'histoire était un peu trop tiré par les cheveux ou paraissait trop clichée (ce qui n'est pas le but de Gray j'en suis certain, mais c'est mon ressentiment).
Reste quelques scènes marquantes : l'introduction, la virée dans le Night-bar, simplement hallucinante (c'est une leçon de mise en scène et d'atmosphère), la déambulation nocturne dans la ville (notamment en voiture, avec ces plans sublime de la ville illuminée) et toute la dernière partie du film (de la plage au dernier plan).
Une réussite donc, indéniablement. Mais je reste quand même un peu sur ma faim. Déçu sur certains points, je classe le film derrière La Nuit nous appartient. Dommage que je n'ai pas été emballé autant que l'autre. Cela reste néanmoins un film à voir.
Je lui mettrais un 7.5 / 10 (principalement pour le côté artistique, la mise en scène et deux des acteurs). Pour comparaison, j'aurais mis 9 à La Nuit nous appartient. ^^
Génial. Le film est réussi sur tout les points. Esthétiquement, c'est magnifique. La photographie est juste magique (j'ai adoré la scène où il téléphone à Paltrow après la fête du petit juif, qui étais magnifique). Pour ce qui est des acteurs, Phoenix confirme ici qu'il est une grande perte pour le Cinéma si il ne revient pas sur sa décision. Quant à Paltrow et Shaw, elles jouent bien mais qu'est ce que Paltrow est laide ! De la tête aux pieds en passant par ses seins (scène un poil inutile par contre), elle est vraiment laide. Mais Two Lovers reste un superbe film un poil moins bien que La Nuit nous Appartient mais superbe quand même.
Je la trouve très belle moi
Sinon la séquence où Léonard et elle se téléphonent sans se regarder une seule fois est très belle aussi.Et le premier plan est magnifique en effet.
Après réflexion je mettrais 8 tout de même. Le film me hante mais dans le bon sens du terme. Je crois que le charme opère toujours. ^^
Non vraiment, une grande réussite. Phoenix tu es un con. ![]()
Va lui dire en face ![]()
^^
8,5 pour ma part. Le film est loin d'être un "chef d'oeuvre total", mais comme tu dis il hante profondément. Et je le trouve à part.
C'est en regardant Two Lovers qu'on se demande quand est-ce que James Gray sera récompensé pour son travail. Pas besoin de disserter sur son nouveau film pendant 3 pages, Two Lovers est une grande réussite.
La première chose qui marque c'est l'aspect esthétique de la chose, la photographie est très réussie, l'ambiance qui se dégage de New York est formidable (surtout pendant les scènes de nuit en fait); la réalisation est globalement assez posée, mais elle délivre des scènes assez géniales (la première scène, la première conversation téléphonique entre Gwynelth Paltrow et Joaquin Phoenix, la scène dans le night-club).
Les acteurs, eux, sont flamboyants. Joaquin Phoenix (acteur que j'ai jamais su apprécié à sa juste valeur) est boulversant et j'ai vraiment peine qu'il quitte sa carrière d'acteur pour la musique (en tout cas bonne chance à lui), Vinessa Shaw est une révélation et Gwynelth Paltrow est plutôt bonne.
Vraiment un coup de coeur que je hisserais un cran au dessus du précédent film de Gray.
Film magnifique.
Le film est somme toute assez simple (James Gray l'aurait bouclé en 2-3 mois); postulat de départ : un homme, Leonard, rencontre, à un moment délicat de son existence, deux femmes. Voilà. A partir de là, il va avoir le coup de foudre pour l'une, sans toutefois rejeter l'autre; devenir fou d'amour pour la blonde, complexe mais casée, et consentir à répondre aux attentes de la brune, discrète et sans histoire.
D'ailleurs, la rencontre de Leonard avec chacune des deux annonce la couleur : fugace, inattendue, intense avec la blonde, arrangée, encadrée et assez classique avec la brune. C'est toujours avec intérêt, compassion, que l'on voit ce trentenaire vieux garçon (Joaquin Phoenix, campant un homme sans grande assurance, la démarche gauche, mais sensible, est extraordinaire) se heurter brutalement à la réalité, puis rebondir tout aussi rapidement. La scène où, sur la plage, il décide de se rabattre sur la brune, est déchirante. L'homme, avant d'être passionné, est un être de raison, et c'est avec une simplicité qui touche terriblement et profondément au coeur que James Gray nous conte cette histoire d'amour.
A noter le portrait très émouvant de la mère de Léonard, d'abord casse burnes et étriquée, qui se montre finalement beaucoup plus compréhensive qu'elle ne le laissait deviner : "Nous voulons juste que tu sois heureux". Ca ne se passera pas comme ça, et c'est sur cette fin douce amère que l'on laisse Léonard, passant la bague au doigt de celle avec qui -pression de l'entourage oblige- il restera surement jusqu'à la fin de sa vie. Si certains disent que l'amitié est le plus noble et sincère des sentiments humains, l'amour est définitivement volatile, pernicieux, corrosif.
C'est triste l'amour, mais que c'est beau.
Oh j'ai très envie d'aller le voir ! (up caché ![]()
Et t'as raison, perso il va directement à la 2ème position dans mon top ciné 2008.
Je pense aller le voir, la critique est excellente, et c'est proablement je dernier film de Joaquin Phoenix.
Mais j'ai peur qu'il ne reste pas longtemps en ciné...
Oui, cours-y!
Je le mets aussi parmi les meilleurs films que j'ai vu cette année. ^^
je l'ai vu lundi, mais il est tout simplement excellent, l'un des meilleurs films de l'année sans hésiter, j'ai été subjugué… de grands acteurs, un grand réalisateur… ça ne peut donner que du bon… c'est dur de parler d'une telle oeuvre, Gray est un génie, si j'avais aimé la nuit nous appartient, même si je n'avais pas adoré non plus (encore que, il faudrait que je ne revois) là c'est encore mieux, quelque chose de beau, de profond…
Ouais c'est chouette ce film ! C'est un peu la black version de Vicky-Christina. Ca parait complètement différent à première vue des autres films de Gray mais en fait c'est lui, ça semble vraiment personnel.
Vicky-Christina, peut-être un peu moins (sans parce que j'ai revu Manhattan y'a peu).
J'aime bien Joaquin phoenix mais le sipnosis me fait penser à match point..
Oui, le ménage à trois est à la mode dirait-on!
Pareil, je dirais qu'il y a moins d'Allen dans son dernier. Mais ça reste plaisant.
J'y reviens et je dois dire que je fais tout mon possible pour qualifier Gray d'artiste (Little Odessa, The Yards et la nuit nous appartient y sont tous passés)
De ce film, un peu comme vous finalement je retiens surtout l'esthétique apporté à l'images. Mais voila, tellement chaques images sont belles qu'elles finissent par devenir assez banales.
Apres d'accord le personnage pourrait etre comparé au Raskolikov de Dostoïevski mais bon voila, je n'arrive pas à rentrer dans l'histoire, tout est beau, à l'américaine, de la Bar midzva au nouvel an, à la maniere dont Phoenix bosse au pressing, tout est propre leché.
Je n'ai pas pu m'empecher de faire une comparaison avec A nos amours de Pialat, qui lui, nom di diuu rentre tete baissé dans le spectateur.
Bref bref, apres c'est un reproche que je fais au cinéma américain en général, tout est beau même le laid !
Non mais c'est pas comme si tout était au même niveau esthétique non plus quoi...là on touche à la perfection, et le film n'est pas que beau(pas de jeu de mots merci^^)
C'est un film beau et un beau film.