Le moins qu’on puisse dire, c’est que les critiques n’ont pas été éblouis par L’Aveuglement (Blindness), premier long métrage en lice pour la Palme d’or, présenté hier soir –mais si les films d’ouverture étaient choisis pour plaire aux critiques, ça se saurait... Le point de départ du film, et ses premières scènes, ont pourtant séduit bon nombre d’entre eux, tels Jennifer Lesieur de Metro ("une première partie tendue et prometteuse"), Olivier Séguret de Libé, qui parle du "charme théorique" exercé par "l’ambition affichée dès les premières minutes du film", ou Dominique Borde du Figaro : "un film qui promettait une réflexion avant de s’abimer dans l’autodestruction".
Mais très vite, les choses se gâtent, si on en croit la presse, très majoritairement négative. Tout en reconnaissant des qualités esthétiques au film, les critiques pointent surtout ses défauts : "entre allégorie gonflante (…) et vraies fulgurances visuelles" (François Grelet dans l’édition quotidienne publiée à Cannes par Technikart), "une succession de banalités" (Thierry Chèze, Studio), "énergique sur le plan visuel et provocateur sur le plan moral mais trop cérébral et prémédité" (Kirk Honeycutt, Hollywood Reporter), "manque de tension" (Fionnuala Halligan, Screen), "un faible impact et un excès de tics stylistiques"(Justin Chang, Variety). Dans la presse française, seule la rédaction de Cinélive se montre vraiment enthousiaste, à en juger par les trois palmes attribuées par Fabrice Leclerc sur le fameux tableau que propose chaque jour Le Film Français dans son édition cannoise, et par le post d’Iris Mazzacurati, qui y a retrouvé "la violence et la puissance que nous avait assénées le phénoménal Cité de dieu." Dans plusieurs journaux, on trouve des comparaisons -pas à l'avantage de Meirelles- avec les films de Romero ainsi que Children of men d'Alfonso Cuaron -qui est membre du jury cette année...
Vu sur allociné
Décevant ça, mais bon ce ne sont que des critiques, j'irai me faire un avis du film lors de sa sortie 