Comme Les Harmonies, et tant d'autres. ![]()
DTL va appeler ça un retournement de veste
Mais je sais pas, j'étais super enthousiaste et tout, et puis c'est retombé totalement, je ne suis même plus sûr qu'il mérite 8. Je trouve ça grossier presque cette manière de foutre le Boléro partout. Et c'est un peu bordélique, fourre tout, avec des réflexions que je pourrai qualifier d'adolescente. Oui je pense que c'est un film adolescent. Alors c'est pas mal, c'est bien foutu, (quoique la caméra numérique), c'est divertissant, mais ça manque cruellement de consistance. Et puis surtout je suis passé à autre chose.
Comme Les Harmonies, et tant d'autres. ![]()
tu me rappelles que j'ai des Miyazaki à baisser ![]()
(à cause des fleurs
)
Bon j'ai revu les images et j'ai pas pu les baisser.
Merde, tu pourrais faire un effort
Au passage ce n'était pas un reproche pour Love Exposure, juste de la curiosité, merci d'avoir répondu sérieusement (ça change
).
Ben si tu me poses une question sérieux, je répond toujours sérieusement. (sauf si tu me demandes de rendre mon palmarès et que ça m'emmerde).
Non mais qu'on repasse un film sous un oeil plus critique et qu'on le fasse même descendre (ou monter) dans notre estime, c'est bien normal. Ce qui me laisse perplexe, c'est la critique absolument dithyrambique et passionnée qui laisse place à un avis pareil, froid, distant, très sévère. Je ne comprendrais jamais de tels écarts. Comment as-tu fait pour ne pas voir que le Boléro était si souvent utilisé il y a quelques mois ? Que la caméra numérique était parfois brouillonne ? Soit c'est effectivement un retournement de veste, soit tu n'as pas un oeil très critique lors de tes premiers visionnages. Mais il y a quelque chose que j'ai du mal à cerner. C'est comme les personnes qui mettent un film premier de leur top en Juin (admettons) et qui le sortent en Septembre. En soit c'est pas un mal, chacun fait comme il veut, mais il faudrait songer plus sérieusement à évaluer avec justesse le film dès la première fois, parce que ça donne lieu à des renversements de situations assez impressionnants et improbables.
Ça me rappellerai presque Blazco avec Inception tiens. ![]()
(Mais dans son cas l'écart relevait plus des avis que des deux notes, pas si éloignées au final)
Ben à certains moments tu aimes certaines choses et d'autres moments d'autres choses.
C'est normal je dirai et tant mieux.
Si demain je lis un texte de je sais pas qui, qui va développer une vision du cinéma ou de l'art que je n'avais pas envisagée, et qui me plaît (tout ne me plaît pas) et bien je vais regarder les films que j'aime d'une autre façon. Et je vais réfléchir, est ce que celui là je l'aime vraiment ? C'est vrai qu'il a ce gros défaut là.
Ce que je disais avec les fleurs et la poésie, j'ai pas toujours pensé comme ça. Sauf qu'à un moment après avoir entendu Bégaudeau en parler je me suis renseigné et je me suis dis, mais c'est vrai ça, on en fait trop. On peut faire autrement. (je ne dis pas que c'est à cause de lui que je pense ça, car si ce qu'il disait ne m'intéressait pas, je ne me serai pas renseigné). Et ainsi la vision évolue.
à un moment donné j'avais une vision très plastique du cinéma c'est là que j'aimais Les harmonies et consort. Maintenant mais ça ne m'intéresse plus du tout. Non seulement je trouve ça froid, mais je trouve ça vide, sans vie.
Tu arrives à aimer toujours la même chose (enfin on va dire grosso modo) je n'aime pas ça, j'ai besoin que ça bouge.
Tu te souviens à une époque on aimait plus ou moins la même chose, Kubrick, Malick et Miyazaki…
Puis j'ai découvert Godard (grosse révélation), Pasolini, Welles, et maintenant je les aime un peu moins, j'ai trouvé la relève. Là récemment j'ai découvert Lubitsch, et j'adore. Mais il risque de ne pas durer longtemps, je ne sais pas.
Ford commence aussi un peu à me décevoir avec le dernier Ford que j'ai vu pour le festival. Je vais chercher d'autres réalisateurs.
Et blazco il a raison. Changer d'avis c'est pas un mal.
Tant que tu ne changes pas d'avis sur le même sujet toutes les 3 heures.
Et puis avec l'expérience tu peux apporter un recul plus important à ce que tu vois, relativiser. Ce que tu ne peux pas faire si tu vois toujours la même chose.
Attention, je n'ai pas dit que c'était "mal" de changer d'avis. Remettre en cause ses préférences, les voir d'un oeil plus critique ou tenter d'en faire une nouvelle lecture après avoir enrichi sa culture cinématographique (ou littéraire, ou autre...), c'est une bonne chose. Ne pas rester figer dans une même et perpétuelle vision du cinéma, c'est bien aussi. Donc tout ça je n'ai jamais prétendu que c'était mal.
Mais entre ça et mettre un film premier de son top avec une flopée d'avis dithyrambique (dont ce fameux "C'est la vie !", quand même), c'est assez radicale et extrémiste comme changement je trouve. Enfin j'avoue que j'ai du mal à m'imaginer dans une telle situation.
En gros là tu es en période de renouvellement (enfin, comme nous tous je pense, c'est l'âge ou on ingurgite massivement, ou l'on se forge une culture cinéma et des références), mais à un moment tu vas surement revenir au point de départ (ou presque, puisqu'il y aura toujours de nouvelles choses, de nouveaux films, de nouveaux cinéastes, de nouveaux styles, de nouvelles façons de penser le Cinéma).
Tu feras comme Bowman dans 2001. ![]()
Peut-être que je reviendrai au point de départ, mais je n'en suis pas si certain. Je veux dire la base ça serait Kubrick et il ne fait plus de film, donc si j'y reviens c'est dans 10 ans voir plus… Et franchement je trouve un film d'Ophüls tellement plus puissant qu'un Kubrick, il n'y a pas ce regard pesant de la caméra qu'il peut y avoir dans Barry Lyndon par exemple. C'est plus frais, plus léger en apparence tout en ayant un petit arrière goût amère sur la vie même dans ses comédies comme la Ronde ou le Plaisir.
Et je n'ai jamais mis Love Exposure en premier (je ne sais pas si c'était ce que tu voulais dire, ou si c'était un exemple). C'est la vie je l'ai réutilisé pour d'autres réalisateur : Dumont et Pialat en premier. Surtout Pialat d'ailleurs.
Sinon pour rebondir sur l'exemple de Miyazaki, il faut aussi se dire (mine de rien) que ses films sont également (et peut être avant tout) destinés à un jeune public. Or, le processus d'identification et la poésie pour les plus jeunes passent aussi par le travail esthétique (les fleurs, les personnages qui se tiennent la main) et sonore (les compositions de Hisaishi). Tu as comparé indirectement la poésie d'un Bressen, austère, à celle de Miyazaki tout à l'heure. Mais le public visé est totalement différent. Miyazaki pense aussi son film pour les enfants, et tu ne peux pas créer un film austère et froid pour ce public (enfin on peut toujours essayer, mais bon...). C'est en ça que le cinéma de Miyazaki est si précieux et intelligent, il mêle la poésie enfantine à une forme de poésie plus adulte, le propos est à la fois naïf, et à la fois profond, plein de sens et de lucidité. C'est l'un des exemples les plus éloquents que films sachant à la fois divertir un jeune public, et de façon intelligente qui plus est, et offrir un beau moment de cinéma aux plus grands, en leur permettant une lecture plus complexe de l'oeuvre, et sans rien renier à la part d'enfance du métrage. Tout cela relève d'un équilibre très difficile à avoir mine de rien. Et Miyazaki le trouve quasiment à chaque fois, sans jamais tomber dans l'excès poétique justement (je pense).
Ah mais Miyazaki fait ça très bien. C'est ce que j'ai dis, si ICO (par exemple) fait ça bien, pourquoi pas. Mais justement Miyazaki arrive à faire ça, sans tomber dans le niais. Et pourtant dieu sait que si un film est niais je lui rentre dedans. Mais là c'est pas le cas.
Par contre je ne pense pas que l'excuse du film pour enfant soit une bonne excuse. Je ne dis pas qu'il faut que ça soit austère.
Mais le roi et l'oiseau, arrive à faire ça différemment. Et à mon souvenir c'est pas fleuri.
Et même si Miyazaki fout des fleurs, à mon souvenir c'est jamais le gros plan sur la fleur : POESIE LOL, puis je la cueille, je regarde le ciel : POESIE LOL et le vent soulève mes cheveux : POESIE LOL.
Ou alors s'il le fait c'est plus fin que ça. Il y a plusieurs manière de faire circuler du vent dans les cheveux.
J'ai parlé de Bresson en parlant de poésie ? Je pense que Bresson c'est poétique d'une autre façon oui, mais vu que je n'arrive pas à la décrire, je ne pense pas que j'en aurai parlé.
Ça me rappellerai presque Blazco avec Inception tiens.
Sauf que moi je l'ai revu ![]()
Le Thon posté une nuit d'hiver ![]()
" En soit c'est pas un mal, chacun fait comme il veut, mais il faudrait songer plus sérieusement à évaluer avec justesse le film dès la première fois, parce que ça donne lieu à des renversements de situations assez impressionnants et improbables. "
Ok, je remets 6 à 2001
Non mais c'est pas évident non plus, surtout quand tu revois un film et que tu le juges de manière totalement différente. Et je suis bien placé pour le savoir avec mes changements d'avis sur Zodiac, No Country, A Bout de...hum non rien. Je comprends très peu le fait de beaucoup changer sa note sans revoir le film, mais ça me semble exagéré de vouloir qu'on " apprécie à sa juste valeur " un film dès la première fois, y a tellement de choses qui entrent en compte.
Après le commentaire de Reso sur le fait de changer,
" Puis j'ai découvert Godard (grosse révélation), Pasolini, Welles, et maintenant je les aime un peu moins, j'ai trouvé la relève. Là récemment j'ai découvert Lubitsch, et j'adore. Mais il risque de ne pas durer longtemps, je ne sais pas.
Ford commence aussi un peu à me décevoir avec le dernier Ford que j'ai vu pour le festival. Je vais chercher d'autres réalisateurs. "
à la limite je trouve que c'est dégueulasse parce qu'en fait tu juges plus selon la période que selon le réal j'ai l'impression. Si t'avais découvert Ophüls avant Kubrick, tu kifferais Kubrick maintenant, je trouve ça aléatoire.
Pas forcément. ![]()
Sinon tous les nouveaux très bons réalisateurs que je découvre je les aimerai plus que les anciens et ça n'est pas vrai. Ça peut arriver lorsque j'adore vraiment ce qu'il fait.
Mais c'est logique en même temps, un réalisateur que je connais depuis 10 ans, dont j'ai tout vu, ne peux pas devenir subitement mon réal préféré comme ça.
Alors que si je découvre un nouveau réalisateur, ben il peut le devenir. Ça me semble logique.
(et ça ne veut plus dire que je n'aime plus Kubrick par exemple, même si ça me permet de prendre du recul par rapport à ce qu'il fait).
Et surtout si j'avais découvert Ophüls avant, j'aurai peut-être eu la même réflexion que Godard (j'en sais rien).
reso, il avait pris son pied devant Love Exposure, mais maintenant, il veut se la jouer grand, ne plus assumer, et faire semblant de s'éclater davantage devant un Bresson
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Si je peux me permettre Bresson c'est pas vraiment le cinéma de l'éclate ![]()
Fais gaffe, tu vas te transformer en Reokal si tu continues
la sagesse du critique de cinéma incarnée ![]()
Bah je dis ça, mais en même temps je dois avoir le même raisonnement pour les films de mon Top. J'ai tendance à mieux classer les claques nouvelles et récentes, mais j'essaie de corriger ça parce que c'est justement injuste pour les anciens.