En fait les 1001 nuits c'est vraiment génial, on est prit dans la même dynamique que le roi au nom imprononçable à qui Shahrzād raconte les histoires. Je ne sais pas s'il y en a 1001, peut-être un peu plus, ou un peu moins je ne sais pas, car c'est pas linéaire, on lit l'histoire du roi qui tue les femmes et où intervient Shahrzād, puis on lit ce qu'elle raconte, mais dans son histoire quelqu'un d'autre va raconter une histoire plus dans cette histoire un autre… C'est de la mise en abîme à l'état pur. Le film de Pasolini était déjà comme ça, je pensais que c'était un effet de style, mais non, c'est vraiment aussi tordu.
Et c'est des vrais contes, tout est magie, démon, ensorcellement… Un régal.
Le tout est imprégné de cette culture arabe, l'islam, le prophète, Dieu, on ne peut qu'imaginer aller Shahrzād sur le lit entrain de faire l'amour et de susurrer à l'oreille du roi son conte sous la nuit d'orient.