c'est un peu différent de cricketo mais j'aime son style.
"tu ne sais pas à qui te t'adresse"
Nan mais c'est clairement le genre de phrase provocatrice auxquelles ça ne sert à rien de répondre. Je sais que tu veux sauver les âmes de tous ces mécréants, mais tu ne pourras jamais atteindre ce but.
Le mec donne un avis, bah tant mieux pour lui si ça lui fait plaisir.
Mais bon, continue à leur répondre si tu veux hein, ça m'amuse aussi. ![]()
Et Barton Fink a reçu interprétation + mise en scène + palme.
Polanski > all ![]()
Et Barton Fink a reçu interprétation + mise en scène + palme.
pas le scénar ? au temps pour moi.
Je sais que tu veux sauver les âmes de tous ces mécréants, mais tu ne pourras jamais atteindre ce but.
je sais
Le mec donne un avis, bah tant mieux pour lui si ça lui fait plaisir. ![]()
ben s'il disait juste : j'ai trouvé ça moyen, j'aurai sans doute pas répondu, mais là il commence vraiment à me les briser avec son échelle de notation (de merrrrrde).
Revu. C'est très étrange parce qu'en ce moment j'ai l'impression d'être en légère panne d'inspiration au niveau de l'écriture. Peut-être faudrait-il que j'investisse un hôtel désert, miteux, aux murs décrépis qui en diraient long sur mon état d'esprit psychologique.
Je ne vais donc pas m'étendre sur le film, qui m'a tout l'air d'un véritable classique du cinéma américain. Pour l'instant je ne sais pas trop en quoi, ni pourquoi. De la même façon que je ne sais pas pourquoi je n'ai pas adoré le film, et pourquoi il semble me hanter depuis quelques heures. Il faudra sûrement du temps pour que tout se décante un peu, et que je saisisse davantage les enjeux de ce que je viens de voir. Néanmoins j'ai beaucoup aimé, notamment pour l'atmosphère si particulièrement mystérieuse qui passe beaucoup par le décor de l'hôtel, sa manière d'être un lieu palpable, d'être un personnage à part entière ( qui m'a fait penser, dans l'esprit, au motel de Psycho, que les Coen auront aussi en tête en tournant No Country sûrement ).
Et puis comme souvent chez les Coen, j'adore les personnages. Pas très loin des stéréotypes - carrément dedans même - et pourtant si finement décrits. C'est ça qui est intéressant chez les frangins, la façon dont ils travaillent les archétypes, comment ils s'appuient sur une base qui n'a rien de surprenant pour mieux, grâce à des dialogues d'une acuité et d'une rare intelligence, dessiner des psychologies individuelles d'une formidable précision. Je pense aux producteurs par exemple, à leur mépris total envers le cinéma et les individus, qui sont à fond dans l'exagération ( Tony Shaloub est excellent ) mais qui semblent dans le même temps parfaitement crédibles. Et bien sûr aux deux personnages principaux, dont l'un est interprété par un John Goodman au sommet de son art. Meadows est un personnage typique du film puisqu'il fait de l'ambiguité sa matière principale, à la fois menaçant et réconfortant, venant troubler l'intimité de Barton Fink, d'abord étranger total ( dès qu'il tape à la porte ), puis voisin amical dont la propension à vouloir aider Fink va de paire avec une inévitable - mais involontaire - manie de lui faire du mal. C'est par exemple le moment où il veut lui apprendre le catch, qui se finira par une chute douloureuse de Fink. La chute est d'ailleurs un mot qui définit bien la trajectoire du personnage principal, dont le passage vers la côte ouest ne ressemble à rien d'autre qu'à une progressive et inéluctable descente aux Enfers. Et on pense, en voyant Fink, à d'autres personnages des Coen, qui ont l'air de ne rien maîtriser de leur vie et de tout laisser s'effondrer sans pouvoir y faire quelque chose. Toute résistance serait inutile en fait, et chacun de leurs actes fait qu'ils s'embourbent davantage, comme pris dans des sables mouvants contre lesquels la lutte ne mène à rien, sinon à les enfoncer encore plus. Mais - et dans Barton Fink - c'est la dure loi d'Hollywood, hôtel menaçant où la solitude et l'effroi hantent chacun des couloirs.
Je reviens sur le décor principal et à cette fin assez énorme. La symbolique est là mais pas lourde du tout, et surtout, Barton Fink s'achève d'une manière parfaitement cohérente dans une atmosphère infernale qui pousse l'irréalisme du film à un point ultime. Les flammes surgissent de nulle part, on sait bien que rien de tout cela n'est très crédible, et pourtant, la sensation d'être dans un univers finalement réaliste imprègne la conclusion de ce petit chef d'oeuvre. C'est la force des Coen, que de proposer un mélange d'atmosphères si particulières et si intimes à la fois, et d'en faire naître l'absurdité ou l'horreur.
9/10
Qu'est-ce que ce serait si t'avais adoré. ![]()
Nan mais " Arizona Junior " ou " No Country " j'adore vraiment, ce sont des films que je peux défendre passionnément (
). Barton Fink je suis plus dans l'objectivité si j'ose dire, ça m'a beaucoup moins séduit ( ce qui veut pas dire que je suis pas objectif pour les deux autres ).
Quelle panne en effet ![]()
Bah j'aurais pu écrire plus quoi ( enfin, j'aurais dû, y a tellement à dire sur ce film...en même temps c'est hyper référencé et je ne saisis pas tout je pense ).
Franchement qui peut faire un film comme ça aujourd'hui (lire aussi intelligent et génial) ? Lynch ? Ok, mais c'est à peu près tout.
Y'a pas longtemps je m'étais repassé le début j'avais regardé 45 min du film. Du coup j'étais en retard ![]()
Des films intelligents et géniaux c'est pas si rare non plus. Des films comme ceux des Coen, ça n'existe pas ailleurs
Je repensais à l'avis de la trop mignonne Axelle Ropert, je suis pas loin de penser que non, les Coen ne sont pas de grands cinéastes. Mais ce sont de grands auteurs.
C'est bizarre d'estimer autant 3 de leurs films et d'être encore sceptique. Comme si de nos jours les grands cinéastes couraient les rues. Je t'envie ![]()
Les Coen sont de grands cinéastes, je pensais que tout le monde était d'accord là dessus.
A cause de quoi tu ne les considère pas comme de grands cinéastes, je ne suis pas sûr de comprendre? Leur mise en scène est quand même très travaillée, la photo et la montage ne sont généralement pas en reste, et comme tu le dis ce sont de grands auteurs.
Trop mignonne trop conne comme dit le proverbe? (je demande juste.)
Ca veut dire que s'il y avait davantage de grands cinéastes, les Coen n'en seraient pas ?
Et il faut garder une certaine distance aussi, je mets Juno dans mon top 10 mais je le considère pas comme un des plus grands films de l'Histoire non plus.
"Trop mignonne trop conne comme dit le proverbe? (je demande juste.)"
Le pire c'est qu'elle est moche et conne. Comme quoi, elle a rien pour elle ![]()
Ouch triple attaque
IanC
Posté le 20 octobre 2010 à 23:12:57
Les Coen sont de grands cinéastes, je pensais que tout le monde était d'accord là dessus.
Ah ok pardon, je savais pas que tout le monde était d'accord dessus.
Blazco
Techniquement c'est en effet irréprochable. C'est juste que pour moi le cercle des grands auteurs de cinéma est assez restreint, et je mets pas les Coen au même niveau que Welles, Kubrick ou Antonioni, qui me semblent plus novateurs et importants dans l'Histoire.
Non mais Leprodiss il faut qu'il lise son article sur les séries américaines dans la spéciale des Cahiers pour changer d'avis sur cette débile ![]()
Un grand cinéaste est il forcément novateur et important ? Je ne pense pas.