Je viens de voir qu'il passe ce soir, sur Arte. Bon, bah film culte, Nouvelle Vague, etc.
Ouais, donc ce soir, c'est taxi driver pour moi ![]()
Mouais, moué j'ai pas trop décidé encore. M'enfin la Nouvelle Vague j'en ai eu ma dose...
J'avais bien aimé. Ce qu'il y a d'amusant, c'est déja l'éloignement de Truffaut vis-à-vis de ce qu'il préconisait.
Jules et Jim est une adaptation, en tant qu'élève (si on peut dire) de Bazin, il reprochait aux scénaristes de l'époque, de faire des adaptations qui sacrifiaient l'oeuvre originale au profit du propos des scénaristes. Dans le cas ici présent, on pourra noter que Truffaut ajouteras une scènes à Jules et Jim en plus par rapport au livre... Le cinéaste justifiera cela, par le fait qu'il ne trahissait pas l'intention de l'auteur, qu'au contraire la scène appuyait son propos...
Cependant, je dirais que le processus était en marche... On assistera plus tard lors de l'adaptation de fahrenheit 451, qu'il laissera complétement de coté l'aspect politique du roman, pour en fait livrer une déclaration d'amour au livre en général. Ca fait de truffaut un cinéaste interessant, bien que paradoxal. Un type en marge à ses débuts, qui sembla devenir ce qu'il rejetait jeune.
Que rajouter, c'est très vrai. D'ailleurs j'ai sous les yeux son fameux texte "Une certaine tendance du cinéma français". A lire pour ceux qui doutent du propos de psycow (Cahiers du cinéma numéro 31, Janvier 1954)
j'avais pas aimé farenheit 451, même détesté, car j'avais adoré le roman et truffaut pour moi l'avait déformé, il n'avait pas la dimension du roman !
Jules et Jim la première demi heure voir 45 minutes je me suis fait chier royalement, je me disais mince j'adhère pas à truffaut, c'est dommage c'est un grand réalisateur français. Puis ensuite lorsque les personnes se retrouvent ensemble en allemagne le film prend tout sa profondeur, j'ai adoré, la fin est belle. Mais pourquoi nous mettre une voix off elle casse le rythme du film alors qu'il aurait été beaucoup plus beau sans ses dialogues qui coupait le rythme ou une belle scène… mais grand film quand même.
C'est notamment pour s'inscrire dans le principe d'adaptation tel que proné par Bazin...
En fait, il s'agit de ne pas masquer l'aspect littéraire originale. Selon lui, il faudrait adaptater chaque phrase; chaque mots, et allant même à adapter au langage cinématographique, la ponctuation. La voix Off s'inscrit dans ce schéma d'adaptation, la plus pur qui ne masque en rien l'oeuvre originale.
Il faut voir ce film, non pas comme un film; comme une histoire, mais comme une adaptation; comme l'expression de l'objet livre à l'ecran. Il faut considérer que Truffaut a chercher à respecter le matériau d'origine... (ce qui n'est pas tout à fait exacte, comme j'ai pu l'expliquer plus haut)
Je l'ai vu hier, et j'ai beaucoup aimé
Le scenario est pas particulierement transcendant, mais les acteurs sont très bons.J'avais vu peu de films de la Nouvelle Vague (je les compte sur les doigts d'une main), et je n'arrivais pas à comprendre en quoi ces films avaient pu révolutionner le Cinema.Avec Jules et Jim, j'ai commencé à comprendre.
J'ai enfin vu (remarqué devrais-je dire), une nouvelle manière de faire du Cinema.Quelques exemples qui m'ont frappé :
_La taille de l'image change.Lors de certains plans, Truffaut utilise une image plus petite.J'ai d'abord cru qu'il filmait un ecran de Cinema, mais que l'obscurité faisant, on ne voyait que le film, donc une image plus petite, mais intégrée dans une autre de même taille.Mais en fait non, il y a bien quelques (rapides) plans où la taille de l'image diminue.
_Lorsque Jules, Jim et Raoul discutent dans l'herbe (vous savez, le soldat tombé amoureux pendant la guerre), et bien à la fin de cette séquente, l'image est renversée par rapport au debut, comme dans un miroir.
_Des références culturelles innnombrales (à la litterature, la philosophie, la politique etc...)
_Mon préféré : les arrêts sur images.Lorsque l'image se fige une seconde, voire quelques dixièmes de secondes.
D'habitude, j'aime plutôt les films lents, voire contempaltifs.Mais là, au contraire, j'ai aimé les enchainements, la vivacité du récit.Le récit, d'ailleurs est vraiment epoustouflant.Aussi bien le récit de l'histoire, en général, que les scènes de narration.(Au passage, si vous connaissez un ecrivain dont le style se rapproche de la narration de ce film, je suis très preneur !).
Enfin bref, je dois commencer à comprendre ce qu'est/ a été la Nouvelle Vague.
huuuuuuuuu je n'ai pas pu le voir car aete ne marche plus en Alsace ![]()
j'habite en alsace et j'ai jamais eu de problème avec arte ??!
Je pense que l'Alsace est un peu comme la Bretagne, ça capte à certains endroits et pas à d'autres... Mais tu sais chouloucou, ce film est très facile à trouver, même en Alsace à mon avis...
Ben en tout cas à quimper ca capte... Par contre c'est pour la tnt, que ca semble plus difficile...
Je découvre la Nouvelle Vague depuis quelques semaines(mieux vaut tard...)et le constat que je fais pour l'instant c'est que,vraiment,le scénario a un rôle mineur,ce qui me gêne assez,alors que sur un plan de mise en scène c'est super stimulant.En témoignent les arrêts sur image ou les variations de cadre.
psycow >> c'est clair que la TNT c'est pas trop ça ! J'ai essayé de capter à St Malo aussi, que dalle ! En fait je crois qu'il n'y a qu'à Rennes et alentours qu'on a la chance de voir les programmes de W9, NT1 et NRJ12 !
C'est pour ca que je loue le ciel d'avoir une freebox... lol
A partir d'un triangle amoureux assez classique, Truffaut tisse et fabrique un film très beau et sensible. La beauté du film passe peut être avant tout par l'ingéniosité du montage et de la réalisation : changements de format, zoom/dezoom (très beau plan de la maison avec les trois fenêtres), mouvements de caméra parfois abruptes, parfois très majestueux, les travellings aériens fugaces... Globalement une mise en scène très riche qui dynamise constamment le récit et lui fait même atteindre quelques instants de grâce pure (lors du jeu de "l'idiot du village" par exemple, ou pendant d'autres moments très furtifs mais tous aussi beaux). Cette sensation est renforcée par la composition de Delerue, omniprésente durant le film. Une composition qui m'a vraiment très surpris dans le bon sens du terme, car je l'ai trouvée superbe d'un bout à l'autre. Elle porte de façon admirable le récit, et elle dégage quelque chose de très léger et mélodieux. Ça a vraiment été l'un des vecteurs de plaisir pour moi durant ce film (d'ailleurs c'est dommage que la chanson éclipse les autres compositions, je n'arrive même pas à les retrouver sur les sites spécialisés). Les acteurs sont également très bons, très justes. On s'attache rapidement au trio de personnages et ce malgré tout ce qu'il peut se passer (et on peut sans mal trouver des raisons de ne pas les aimer). Mais ils sont très humains, et m'ont semblé naturels (ce qui change assez de l'aspect théâtral parfois très appuyé pour souligner une émotion).
Globalement je dirais que c'est un film non seulement très réussi, très touchant, mais aussi habité par quelques moments absolument magiques. J'ai beaucoup aimé la fraicheur et la liberté qui se dégagent de l'oeuvre. Pourtant je n'étais pas dans les meilleures conditions pour le voir, et j'appréhendais un peu le film (moi et la Nouvelle vague, ça fait 2 pour le moment). Et malgré ces conditions, j'ai passé un très beau moment de cinéma.
Tu as aimé un Rohmer, un Truffaut et deux Godard (et détesté un) et la nouvelle vague et toi ça fait 2 ?
C'est un peu fort, mais c'est dans l'idée que cette période ne m'a jusqu'à présent jamais particulièrement bouleversé (tu cites des films que j'aime, mais aucun que j'adore - excepté celui-ci maintenant). Disons que par rapport à la renommé et l'importance de ce mouvement, je n'avais pour le moment pas encore rencontré de franc coup de coeur.
En tout cas je le vois bientôt celui là. Et le fait que ta critique me donne encore plus envie ![]()