Bon je l'ai revu cet aprèm. La première fois j'avais adoré et là euh...j'ai encore plus aimé
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J'ai dit qu'on souriait plus qu'on ne riait, bah finalement non. Au cinéma ça m'avait moins fait rire, mais là c'était différent. Le film fait toujours beaucoup d'effet et dégage un charme unique, quelque chose d'extrêmement réjouissant et euphorique. Ellen Page compose une magnifique Juno MacGuff et je retiens aussi l'interprétation de Michael Cera, lunaire, et de Jennifer Gardner, assez triste et émouvante.
Le scénario de Diablo Cody est un modèle - coup d'essai, coup de maître - et il évoque l'adolescence avec une justesse, une délicatesse formidables. C'est très touchant parce que les ados du film sont en pleine quête identitaire ( " I don't know who I am ! " s'exclame Juno ) et sont entre deux âges, coincés entre l'enfance et l'âge adulte. Ils apparaissent à la fois comme vulnérables et à la fois plutôt forts, même si le langage cru qu'ils utilisent peuvent masquer une certaine fragilité. Bleeker par exemple passe un cap en ayant sa première relation, mais c'est sa mère qui lui lave ses vêtements. Paradoxe intéressant qui dit tout de personnages totalement paumés.
Ajoutons une BO fantastique, pleine de vitalité et de tristesse, ainsi qu'une mise en scène précise et discrète, et on obtient un film formidable qui parle à tout le monde. Juno est un petit bijou, à voir et à revoir.
7/5