Ce type est collector
.
Il me fait tellement pas rire
Original mais c'est tout ![]()
c'est moins drôle si tu connais pas Oscar Pistorius
Ah si si je connais, ça reste pas drôle. ![]()
(m'enfin je ne vous juge pas, l'humour ne peut pas toucher tout le monde
)
Du coup on sait si la récente version du film sortira en Bluray ? Et si oui quand ? (à moins que ce soit déjà le cas et que ça m'ait échappé
)
Bah c'est la Final Cut non ?
Le 24 novembre 2015 à 20:51:24 RobinGoodfellow a écrit :
Du coup on sait si la récente version du film sortira en Bluray ? Et si oui quand ? (à moins que ce soit déjà le cas et que ça m'ait échappé)
http://www.amazon.fr/Blade-Runner-Blu-ray-Copie-digitale/dp/B0100RQJX4/ref=sr_1_1_twi_blu_3?ie=UTF8&qid=1448395682&sr=8-1&keywords=blade+runner
Sinon tu as aussi le collector (qui est sortie depuis un bon moment) qui contient les différentes versions et bonus (je possède celle-ci d'ailleurs) http://www.amazon.fr/Blade-Runner-%C3%89dition-30%C3%A8me-Anniversaire/dp/B008L3I6UE/ref=sr_1_1_twi_blu_1?ie=UTF8&qid=1448395682&sr=8-1&keywords=blade+runner
Le 24 novembre 2015 à 20:51:24 RobinGoodfellow a écrit :
Du coup on sait si la récente version du film sortira en Bluray ? Et si oui quand ? (à moins que ce soit déjà le cas et que ça m'ait échappé)
T'as un peu 8 ans de retard gros
Non mais je parlais de celle qui a été diffusé récemment en salles, il me semblait que c'était une nouvelle version (à moins que je me trompe).
Tu te trompes.
Ok merci de l'info ![]()
Quel film ! Toute la partie de course poursuite dans l'appartement est visuellement bluffante !
Après avoir lu finalement le livre, je ne peux faire qu'un constat : Le film de Ridley Scott surpasse le Roman, chose rare dans le Cinéma où on arrive déjà à être ébahit quand une adaptation atteint au moins la même qualité, même si là il y a pas mal de prise de liberté et de changement. Tandis que dans le cas de Philip k.Dick ça reste un roman que je qualifierais de mineure dans sa bibliographie bien que bien plus transposable sur grand écran.
Ce qui m'étonne c'est finalement la capacité de Scott à rendre plus dickien un roman de K.Dick
de part les modifications apportés, je crois que même ce dernier à en croire son enthousiasme (avant qu'il ne meurt malheureusement que quelques jours avant la sortie du film) l'avait ressentit lui aussi.
Salut, quelqu'un aurait un livre ou une analyse magnifique qui décrypte cinématographiquement et/ou philosophiquement ce film si sublime ? J’aimerais connaître tous les secrets, toutes les idées de ce film....
Je suis sur que t'auras pas de soucis à trouver ça sur google, mais très brièvement, je dirais que BR est une incroyable fable sur la déshumanisation de l'homme, d'une société qui vampirise toujours plus ses émotions et donc son essence même. C'est intéressant, parce que c'est dystopique mais c'est le genre de film qu'on peut très bien lire à travers le prisme de la civilisation moderne, et c'est peut être ce qui le rend aussi inquiétant mais aussi onirique.
Justement je trouve que les analyses trouvées son google sont intéressantes, mais trop courte, et souvent simpliste, je voulais savoir s'il existait l'analyse parfaite d'un film parfait, je suis peut-être aussi idéaliste que ce film est cynique, mais je veux tout savoir de ce film, je le redécouvre, et ce film me trouble comme jamais, certaines scènes sont tellement parfaites, çà touche la puissance artistique, et j'ai besoin de réponses....
Le film de Ridley Scott surpasse le Roman, chose rare dans le Cinéma où on arrive déjà à être ébahit quand une adaptation atteint au moins la même qualité
supprime stp
Le film de Ridley Scott surpasse le Roman
Ah tu trouves? Parce que je vois pas pourquoi le roman est un Dick mineur, y'a qu'à voir tout ce qu'il a écrit sur la guerre froide avec les USA et la Russie qui font la paix dans le dos des citoyens, ça ça m'apparait vraiment mineur.
Et finalement à part l'esthétique sf japonisante, je trouve pas que Ridley Scott renouvelle tant que ça l'idée du roman, mais faudrait que je le revoie.
Bonjour, j'avais pris quelques notes sur l'histoire issue du roman de P. K. Dick : Les androïdes rêvent-ils- de moutons électriques ? Si vous voulez partager, je la copie colle ! ![]()
L'intrigue de surface se déroule dans un univers post-apocalyptique, dans la baie de San-Francisco, ravagée par les radiations nucléaires de la Dernière Guerre mondiale. Les êtres vivants ont presque disparus de la surface de la Terre, suffoquant aux retombées radioactives, la plupart ont fui vers Mars, planète du Nouveau monde colonisée par les hommes à l'aide des progrès technologiques de l'androïde humanoïde. Certains sont restés sur Terre malgré l'hostilité des conditions de vie. Exposé à une forte intensité, l'inhalation des radiations provoque une dégénérescence des cellules et des troubles cognitifs chez des personnes qui se voient déclassées socialement de l'humanité, appelés les « spéciaux ». Le personnage principal est un chasseur de prime, Rick Deckhard, resté sur Terre et employé pour tuer les androïdes en fuite depuis Mars. Au cours de son périple, notre héros va vivre une expérience qui le changera profondément dans son humanité.
Le jeu des illusions, les dualités et les doubles sont au cœur du livre. Le lecteur est confronté aux jeux des apparences tout au long du récit. Le doute est au cœur du récit. Les hommes vivent avec les machines, ces dernières sont tellement développées, qu'elles ont une apparence semblable à celle du corps biologique de l'homme. Le mouton électrique factice de Rick Deckhard, qui souhaite obtenir un véritable mouton. Le mensonge sur l'identité de Rachel et de la chouette. Le crapaud retrouvé dans le désert de l'Oregon qui s'avère être un faux. L'araignée de John Isidore dont Rick doute qu'elle soit réelle, Rachael Rosen lors du test d'empathie au tout début de l'ouvrage, les androïdes révélés Garland, Mlle Luft, le chasseur de prime Phil Resch et même le héros lui-même ! Sans parler de Mercier, qui se révèle être un acteur de Hollywood. Le doute s'installe dans le récit des personnages jusque chez le lecteur qui ne sait plus qui est réellement humain ou machine. La pensée de Descartes est ainsi traduite à savoir que j'existe si je réfléchis en doutant de mon existence. Le doute est humain. Les illusions se retrouvent aussi avec les chouettes mortes, oiseaux inconnues car nocturnes avant le cataclysme, qui deviennent de véritables attractions curieuse lorsqu'elles sont découvertes par les hommes. Dick semble faire une métaphore entre ce que l'homme voit et ne voit pas. La conscience imaginative de ce que l'on ne voit pas quand bien même nous savons qu'elles existent, nous y pensons. Et le fait de ne pas les voir dans notre quotidien, fait que l'on n'y pense pas, on ne les conçoit que trop peu. A l'imagination de la conscience humaine, s'opposent les sens, plus primaires. La « tropie » et le silence sont des données imaginative et conceptuelles pour l'homme mais révélatrice de tant de sensations et d'émotions abstraites que l'on peine à les imaginer chez les androïdes. Un jeu d'apparence entre le corps physique dont les sens ne détecte pas la différence avec un corps organique, puis la conscience de l'âme absente chez les androïdes mais difficile à percevoir car ils sont si intelligents.
Ce doute se repère aussi dans les comportements des androïdes. Ainsi, Rachael pleure, rit, couche avec le héros, définit les autres machines comme ses amis, et Roy cri de souffrance lorsque Rick détruit ses « amis ». La frontière est poreuse entre humanité et machine, à tel point que la tromperie et le quiproquos se trouvent au cœur du récit, transformant notre héros au cours de son périple. A l'instar de Ergo Proxy, l'intrigue principale du livre, à savoir la recherche des androïdes pour les tuer, a moins d'importance que le fait que les personnages sortent transformés de leurs expériences. Particulièrement Rick et John Isidore, humains, c'est ce qui les distinguent des androïdes. Leur empathie les transforment, ils se questionnent, en témoignent leur réflexions murmurées intérieurement. Ils ne cessent de réfléchir à leurs actes, ce qui les entourent et ce qui les poussent à agir. Ils ont conscience d'exister et conscience du monde qui les entourent. La transformation des personnages est un des points clefs du roman, c'est ce qui les définit le mieux en tant qu'être humain. L'expérience du vécu les métamorphoses :
Au cours de son périple, Rick se transforme. Il passe d'un chasseur de prime pragmatique et réaliste vis-à-vis des androïdes en un être transformé à leur contact, par l'empathie qu'il éprouve pour Mlle Luft puis pour Rachael Rosen. Malgré le fait qu'il sache qu'elles sont des machines, ils est d'abord traversé par son désir sexuel envers les androïdes féminins, instinct élémentaire biologique, puis se remet aussi en question consciemment vis-à-vis du sens de son travail et de ses actes. Il en vient à refuser de tuer Rachael, puis il doute de lui-même. C'est ce qui fait de lui un être humain. L'empathie qu'il éprouve pour les androïdes, ravalée par les conseils de Mercer qui lui indique de poursuivre sa besogne quand bien même elle le répugne, paraît être irrationnelle. Toutefois, c'est sans doute chez l'humain qu'elle a été décrite parce que l'homme est un être sensible et empathique, capable de transcender la raison par son empathie ?
« Il tendit la main pour lui reprendre (le crapaud), mais elle avait découvert quelque chose ;alors qu'elle le tenait toujours à l'envers, à lui tripoter l'abdomen, elle localisa de l'ongle le minuscule panneau de contrôle. Qu'elle ouvrit d'une chiquenaude […] Je n'aurais peut-être pas dû te le dire, qu'il était électrique. Elle posa la main sur son bras. Elle se sentait coupable, de voir l'effet que ça produisait sur lui. Le changement. Non fit, Rick. Je suis content de le savoir. Ou du moins...je préfère le savoir ».
« Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », le titre du livre s'interroge sur la nature humaine. On pourrait le résumer aisément par des phrases plus simple : Les androïdes sont-ils conscients d'exister ? Les androïdes rêvent-ils ?
Pourquoi Rick Deckhard souhaite-t-il avoir un vrai mouton alors qu'il possède un animal de bonne facture, avec une apparence et des actions en tout points semblables à un véritable animal ? Pour le statut social, il est vrai, ou l'argent est au cœur du roman. Chasseur de prime, pensant sans arrêts aux primes récoltées au cours de ses missions, regardant sans arrêt le Catalogue Animalier Sidney...refusant de faire savoir aux voisins que le mouton n'est pas réelle, un comble pour son statut social ! Les animaux vivants étant très rares et convoités dans ce monde désolé et sans vie. Bien plus que cela, c'est parce que l'animal électrique n'est pas vivant que Rick en souhaite un véritable. Le fait que ce soit une machine, même si perfectionnée soit-elle, il ne peut éprouver de l'empathie humaine en s'occupant de ce mouton factice. Savoir que la bête est dotée de circuits synthétiques, qu'elle ne ressent rien que ce que le programme lui dit, tout cela entame une distinction entre le vivant et le non-vivant. L'empathie qu'éprouve tout au long du roman notre héros, pour les androïdes, pour le test Voight-Kampff, le test Boneli, la boîte à empathie, proprement humaine, ne se retrouve pas dans un animal mécanique. La conscience de l'homme est alors mise en avant. C'est à travers elle que l'on sait que ce mouton est faux, alors je ne m'occupe que d'un mécanisme sans vie. L'animal vivant reflète la conscience humaine. Rick se sent exister à travers la possession d'un animal réel. Les androïdes ne rêvent pas de moutons électriques car ils n'ont pas de conscience pour rêver ni imaginer ni éprouver de l'empathie pour une forme de vie biologiquement naturelle. Pourtant, Rick en doute, sans arrêt, en affirmant que Roy doit avoir des rêves pour s'être échappé de Mars avec les sept autres androïdes.
Ainsi, John Isidore déplore Rachael lorsqu'elle arrache les patte de l'araignée avec indifférence.
Puis, Rick est surpris lorsque Rachael lui parle de sa mort d'androïde avec indifférence.
Une « raison d'androïde » comme il le fait remarquer. Une raison qui n'est pas celle d'un homme, mais celle d'un être froid, calculateur, une machine insensible. Bien que des émotions s'échappent des androïdes : rire, pleure, souffrance... comment les expliquer ?
« Elle sourit avec une insouciance qui venait contredire ses propos. A ce stade, Rick n'aurait su dire à que point elle était sérieuse. Un sujet aussi renversant, abordé avec une telle légèreté...Peut-être est-ce un trait d'androïde. Aucune conscience émotionnelle, aucune compréhension de la signification profonde de ce qu'elle dit. Juste une approche intellectuelle, formelle, creuse, des divers termes de son discours ».
« Maintenant que sa peur initiale avait diminué, quelque chose de nouveau commençait à émaner d'elle. Quelque chose de plus étrange. Et, trouvait-il, de regrettable. Une certaine froideur. Comme l'haleine du vide qui séparait les mondes habités, l'haleine de nulle part. Ca n'avait rien à voir avec ce qu'elle disait ou faisait, mais avec ce qu'elle ne disait et ne faisait pas ».
« Il n'y a pas de Pris. Juste Rachael Rosen, encore et encore ».
Le monde dépeint par Philip K. Dick est aussi un monde de l'aliénation humaine malgré la dévastation de la société : l'utilisation de l'orgue d'humeur, de la boîte à empathie, de la télévision et de l'émission grotesque, soporifie les hommes en les rendant dépendant de procédés technologiques pour leur propre existence. L'orgue d'humeur n'oblige plus les hommes a effectuer un travail sur eux-mêmes. Il annihile leur conscience en modifiant leurs humeurs. Il n'est plus heureux parce qu'il a trouver un sens à sa vie pour être heureux, ni parce qu'il a accompli quelque chose pour l'être, mais parce que la machine le rend heureux. L'homme de se dépasse plus, il n'existe plus en tant qu'être conscient cherchant à contrôler ses émotions, ses envie, il devient machine programmable à souhait pour se défaite lâchement de ses angoisses, sa dépression, son mal-être.
L'homme n'est ni plus ni moins que programmable, il ne se contrôle plus, n'a plus la maîtrise de lui-même. Survivre par les machines et non par lui-même. Les gens « spéciaux » sont déconsidérés socialement et rejetés par la société.
La boîte à empathie révèle la nécessité pour les hommes de communier avec les autres. La fusion de conscience semble être un clin d'oeuil au messianisme chrétien : le Christ déferlant le chemin de croix, frappé, exténué par les soldats romains et la maltraitance de sa passion, dont les pierres contre Mercer semblent être la métaphore et la colline l'ascension finale vers le supplice de la croix ou bien le salut, c'est à dire le but ultime de l'homme à accomplir jusqu'à sa mort (postface ne va pas dans ce sens?). La foi ou le besoin spirituel de l'homme, métaphysique est propre à sa conscience, ce qui le distingue des machines où la solitude est évoquée par le tableau de l'Homme qui crie de Munch. John Isidore tout comme Iran sont des adeptes de la fusion parce qu'ils sont seuls dans leur « tropie » quotidienne, dans un monde vide, seuls et désespérés. L'une est profondément seule, l'autre est seul et mal considéré puisque « spécial ». La fusion leur permet de donner et de recevoir de l'empathie humaine, propre à la conscience. C'est une foi (existentielle?) qu'ils retrouvent dans les propos et les actes de Mercer. Si Rick est Mercer, c'est parce qu'il est en fusion avec lui, il doit aller de l'avant, faire ce qu'il faut pour son salut, c'est à dire (?) toujours apprendre de l'expérience de l'existence et essayer d'être meilleur ?
Pour moi, la force du roman dont est issu le film, c'est justement l'effort imaginatif que le lecteur doit faire pour comprendre le récit. Bien sûr, dans tout récit le lecteur doit faire un effort pour imaginer. Toutefois, ici c'est plus intéressant car on parle d'un monde de science-fiction qui n'est pas le nôtre et surtout parce que les androïdes et les hommes sont si proches qu'il est difficile de les distinguer.
En fait, c'est bien parce que nous lecteurs sommes des hommes avec l'intuition d'avoir une conscience et d'exister qu'on est capable d'imaginer le roman fictif de K. Dick ! Nous pouvons comprendre ce que le romancier nous dit parce que seul des hommes peuvent le comprendre : la tropie, la froideur des machines, le rêve... on comprend Rick Deckhard lorsqu'il doute, on comprend Deckhard lorsqu'il dit ne rien ressentir de chaleureux chez Rachael, on comprend John Isidore lorsqu'il se répugne à regarder Rachael arracher les pattes de l'araignée. On les comprends parce que nous sommes des lecteurs humains qui accompagnent le héros dans son monde de machine.