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Après avoir assisté à la cérémonie de récompense des Césars, j'ai eu envie hier d'aller voir le film de Kechich "La Graine et le Mulet" qui a remporté le Cesar du meilleur film, César du meilleur réalisateur, César du meilleur espoir féminin.
J'ai trouvé une salle qui redifusait le film exceptionnellement (MK2 Beaubourg). Je suis ressorti en overdose de couscous, de rai, danse du ventre en me demandant comment on avait pu récompser un film aussi long (2h30) aussi chiant (40 min d'engeulade sur les couches + 40 min de préparation de couscous + 40 min de danse du ventre) et aussi inintéressant (le scénario est tout juste bon pour servir de base à un cour métrage).
Bref je me suis dis que ces récompenses officielles avaient surtout un caractère "politique" en prenant la défense des réalisateurs engagés et exotiques au détriment du talent. Ils m'ont définitivement dégouté du couscous.
Ce n'est que ton avis ![]()
oui à ce qu'il parait il y a trop de longueurs
enfin j'le verrais un jour
Pas à mon gout... j'ai trouvé plus de longueurs dans "I'm not There" pourtant plus court de 15 minutes.
Après ça dépend les gouts et la sensibilité de chacun, c'est certain.
Moi les 2h30 je ne les ai pas vues passés. Les moments de longueurs sont tellements sidérants (le repas du dimanche, la crise de nerf...) qu'ils en deviennent courts !
Le film ressort un peu partout(enfin je crois^^),courez-y bande d'incultes chaleureux.
Jamais! ![]()
Bah tant pis pour toi hein!
Tiens, a ce propos, amazon eux ils aiment faire les choses à l'avance, sont pas cons.
Alors à ceux qui ont peur de l'éventuelle rupture de stock à la sortie du film en dvd, ils peuvent dores et déjà le réserver:
http://www.amazon.fr/graine-mulet-C%C3%A9sar-Meilleur-Film/dp/B001527ZE6/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=dvd&qid=1204749725&sr=1-1
merci Monsieur Amazon (ou Madame).
Pouark ![]()
J'ai pas aimé du tout ce film.. ça prend un siècle avant que l'histoire démarre...
Et puis bon quelle classe le repas ou ils bouffent tous comme des porcs.
Le gros point fort du film, ce sont ces acteurs, pour la plupart non-professionnels, qui se révèlent d'une justesse et d'une authenticité à ma connaissance jamais égalées. Ils sont tous si confondants de naturel, avec cette capacité unique à rester eux-mêmes face caméra, qu'ils en deviennent attachants, dénotant sans doute d'un solide savoir-faire de la part du réalisateur en matière de direction d'acteurs.
Le reste est déjà plus sujet à critique. Déjà, cette volonté de réalisme quasi-documentaire (très en vogue!) a ici un prix : des séquences entières s'étirent au-delà du raisonnable, au point de devenir pénibles. Si La Graine Et Le Mulet dure 2h30, ce n'est pas, en effet, pour la densité de son intrigue!
Egalement, je n'ai pas su si les efforts consentis en fin de film étaient là pour faire preuve d'un anti-manichéisme sincère ou pour masquer comme un racisme anti-français sous-jacent. Dans l'expectative, ce paramètre m'a pas mal dérangé.
Dégagé de toutes ces considérations, ce film se laisse regarder grâce - encore une fois - à ses acteurs, mais, s'il ne mérite pas la mauvaise note que je lui ai mis, je ne pense pas non plus qu'il mérite les récompenses qu'on lui a attribuées.
Moi j'ai bien aimé. On est vraiment immergé au sein de cette famille (communauté ?) grâce à de bons acteurs et un bon scénario. J'ai également apprécier que le film sache prendre son temps, avec des séquences qui durent 15, 20 minutes, parfois peut-être plus. J'ai été frustré par la fin (je souhaitais tellement un happy-end !), mais une fois le générique terminé, je me suis dit que finalement, c'était très bien comme ça.
Putain la claque !!
Je crois que j'en ai pas recu une aussi bonne depuis un bail! Je redigerai une critique demain, là je digère. (pas trop mal pour un film sur le couscous !)
ouais c'est vraiment un grand film
je ne sais pas si j'ai préféré l'esquive ou bien la graine et le mulet d'ailleurs
Deux longs efforts,deux injustices en deux âges: Une jeune fille éxecute une danse aux gestes teintés de sensualité enfiévrée afin de divertir les gros porte feuilles de la ville de Sète, un vieil homme poursuit à perdre haleine les voleurs de sa mobylette, lui manquant de respect. Pulsion de vie, pulsion de mort . Cette séquence pourrait être topique aux intentions de Kechiche vis-a-vis de son film.
A travers une fiction au réalisme quasi documentaire, le réalisateur de La Faute à voltaire, a décidé de prendre son temps, de faire durer les choses sans ellipses afin de placer son intrigue hors des canevas scénristiques académiques (on le rapprocherait dés lors de Pedro Costa, epoque En avant jeunesse !). Sliman et sa belle fille ne parle du restaurant qu'arrivés à une heure du film, le temps pour nous de cerner l'entourage et la condition du vieil homme pour ainsi justifier la fondation de ce récit et de son suspence (terriblement haletant pour une histoire de couscous !).
Tout ce suspense, ces rebondissements, les conséquences négatives sur la famille est du à un élèment hétérogène, déjà présent dès la première séquence. Une paire de chaussures à talon sur un vieux bateau de pêche. Premier conflit de classe. Magin, le fils de Sliman entretient une relation adultère avec une poule de la bourgeoisie sétoise. C'est à cause d'elle que la famille éclate, c'est a cause d'elle que Magin se casse en voiture avec le couscous C'est enfin à cause d'elle que le restaurant risque de fermer boutique.
Kechiche laisse l'intrigue face a son destin. Les personnages ne prennent pas d'initiatives face au monde, il ne font qu'en subir le concours de circonstances (structure scénaristique déja présente dans L'Esquive) Sliman se rend chez son ex femme pour lui demander de preparer de nouveau le couscous. il se rend compte qu'elle est n'est pas la. L'enfer est pavé de bonnes intentions, celle ci s'est absentés pour donner le surplus de couscous à un sdf (en oubliant qu'à la base, c'etait à sa fille de sonner le plat du pauvre) Nous,dés lors fatalistes, on le savait depuis le début, manqués plus que des connards lui pique sa mobylette.
Le sentiment d'injustice est ainsi accentué par une conflit générationel. Sliman après le travail ramène du poisson pour son entourage. Sa famille l'envoie paître, il ne trouvera satisfaction qu'auprès de la fille de l'hoteliere, sa nouvelle compagne. Licencié, car plus assez rapide pour les taches demandé, Sliman au chomage, se voit invité par ses enfants à retourner au bled qu'il a quitté pour eux mêmes.
On est tenté de dire que c'est dégueulasse, mais Kechiche nous rappelle que la vie, même si elle est triste, ne manque pas d'être belle, à l'image du corps bedonnant de Rym exulte, lorsque celui de Sliman nous offre son dernier soupir.
Je n'ai pas accroché à L'esquive. ![]()
Je ne sais pas, je crois que Kechiche parvient au fur et à mesure de ses films à tendre vers l'universel. La Graine et le mulet a dépassé le déchainement de l'Esquive qui pouvait parfois faire penser à un exercice de style. Là, il parvient à insuffler un rythme propre à certains moment de la vie.
Dans La Graine et le mulet, on a beaucoup critiqué le passage où la femme de Magin s'emporte dans un éclat de colère. C'est très long oui, parce qu'elle tombe au mauvais moment dans l'intrigue. Avec cette scène Kechiche pousse le suspense à l'insoutenable. Karima ne sait pas dans quelle merde Sliman se trouve, et face à son absence de réaction, qui est plus de la retenu que de l'insensibilité, elle s'emporte d'avantage. Cette scène est pour moi une des plus géniale au niveau du réalisme, tellement elle nous pousse dans notre impatience. On est alors soulagé qu'il parte, car se déferlement de haine tombe au mauvais moment pour lui (et donc pour nous qui sommes attaché à la cause du restaurent). C'est l'omniscience que Kechiche accorde au spectateur qui rend la fin si terrible. On a toujours un coup d'avance sur les personnages.
en effet tu as aimé et je suis totalement d'accord avec toi, j'ai aussi beaucoup aimé ce film ![]()