C'est genre le film le plus pourri que j'ai vu depuis, allez on va dire 2 ans.
N'y allez vraiment pas. Ou alors si vous avez une sensibilité a fleur de peau, que vous avez un regard naif sur le monde, et que vous etes un provincial en quete d'évasion avec une envie de voir un Paris version carte postale. La dans-ce cas ce film risque de vous plaire. Sinon, passez votre chemin.
Paris est un film choral, comme on en a déja mille fois fait, et en beaucoup mieux. Romain Duris a de grande chances de crever, il reste cloitré chez lui, et s'imagine la vie des parisiens du haut de sa fenetre. Et nous spectateur, allons connaitre les tenants et aboutissants de ce qui défile sous les yeux de Romain Duris. Voila pour le postulat de départ.
En fait, le portrait des habitants de paris a strictement aucun interet. Les personnages n'existent pas, et quand on parle d'eux c'est pour traiter de façon ultra superficielle leurs petits problemes a eux. Alors on assiste a une dépression, une mort, une naissance, une rupture, des flirt, et un beau message sur l'intégration d'une beur. ça ne cherche pas a s'attarder sur les personnages, mais ne sert uniquement de façon assez mievre, le "carpe diem" du film. Parce que oui, Paris est une ville fantastique et ça serait dommage de pas voir les belles choses qui se passent sous nos yeux, tellement elles sont belles. D'ailleurs le parcours d'un africain pour atteindre Paris est la pour nous rappelr, a quel point Paris est une ville formidable.
Et donc le discours social est completement évincé au profit d'une vision totalement niaise et surréaliste de paris.
Le pompom revient a la scene ou des trentenaires bourgeoises vont s'encanailler en flirtant avec des vendeurs aux halles de rungis. Car oui paris est un garnd melting pot ou tout le monde fait abstraction des différences qu'elles soient éthniques ou sociales pour vivre dans la plus grande unité.
En voulant faire une déclaration d'amour a cette ville, Klapish nous délivre une vision totalement niaise et donc faussée de Paris, et tombe dans le grotesque.