C'est juste que même en étant blasé et exigeant comme moi, on peut difficilement ne pas être transporté par AN et son intensité exceptionnelle, sa narration ingénieuse (parfaitement appropriée au genre) et l'ambiance qui en ressort.
En plus le film fédère facilement toute sorte de publics, avec des scènes d'action jouissives, une alternance entre sérieux et comique et une caricature ambiante dans la psychologie et le situations.
Bref, à moins de ne pas aimer le cinéma...
Ah donc si on est pas fan du film on aime pas le cinéma?
Et le meilleur film de guerre, même si je les ai pas tous vus, c'est Requiem pour un Massacre ![]()
Apocalypse Now n'est pas vraiment un film de guerre, il est à part. Le meilleur film sur la guerre, pourquoi pas? Mais pour moi le film de guerre est un genre codifié et AN ne répond pas vraiment à ses codes.
Encore là ce topic ? Tarantidaube était juste un troll qui est passé pour vite repartir (mais peut-être qu'il est encore là?
)
"pas fan"
Le fanatisme c'est de l'ignorance, ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais si l'on déteste pas Apocalypse Now ouais, je pense qu'on peut se remettre en question quoi (sans perdre sa lucidité et ne voir aucuns des défauts du film).
Je posais juste une question hein.
Et moi juste une réponse, avec en bonus un gros lapsus qui en changeait tout le sens.
J'avais cependant compris ![]()
Hohoho, de tous les films de guerre que j'ai vu, Apocalypse Now est de loin (mais vraiment de très loin) le meilleur
Je rejoins l'avis de Disra a travers quelque chose de peut-être anodin : les scènes d'action.
AN ne serait pas ce qu'il serait sans la fameuse scène d'action Wagnérienne, une des plus cultes, et le discours de Killgore à la fin. Ca équilibre un max' le film, suscite l'intérêt des moins intéressés ( vos ptits cousins à qui vous voulez faire matter le film, si je puis me faire comprendre ), et provoque en plus des frissons et un orgasme devant cette apothéose cinématographique.
Sans parler de la scène du pont de Do Lung, ma scène préféré tout films confondus, de celle du début dans le village qui elle aussi connait une ambiance diabolique...
Vous savez, le mec qui regarde le film, ou moi même : on démarre le truc, dans une scène bizarre avec un fou sur un fond de Morrison, après un long dialogue avec des chefs militaires, et là le spectre du film chint se fait ressentir et on a peur de s'endormir. Pile le bon moment pour un peu d'action avec ce débarquement, puis la scène de Wagner qui enchaine à la manière d'un coup de fouet dans ta gueule : tu es réveillé, tout sens à l'écoute, paré pour affronter les deux heures.
Eh oui : en plus d'être magnifique, Apocalypse Now est aussi vachement bien foutu.
Ah ben perso c'est pas pour rien qu'il est mon film préféré, et même si c'est une expressionplus que rebattue, je ne me suis vraiment pas ennuyé une seule seconde.
ça et là
Déjà le début est fascinant et me fait découvrir les Doors (que je n'avais jamais vraiment écouté jusque là), je coche la case "meilleure intro que j'a jamais vue".
Et ça enchaîne avec Martin Sheen dans sa chambre, l'oeil qui n'arrive jamais à se fixer car la superposition est continue, le parallèle hélico/ventilateur...
Je me dis oula jusque là ça part drôlement bien.
Après les généraux qui parlent en écoutant de façon presque religieuse le blabla de Kurtz, apparition d'Harrison Ford, on commence à entrevoir des dialogues assez fascinants, pas toujours sensés mais qui font réfléchir de mille façons.
Et puis ça continue, on enchaîne dialogues et scènes cultes à un rythme calme, on se prend des baffes dans tous les sens. Le surf parmi les bombes, Duvall ui veut qu'on lui rende sa planche, Sheen à qui on demande de faire semblant de se battre en débarquant. On prend une teinte surréaliste bien marquée à ce niveau.
La mythique scène des hélicos, qui m'a donné envie d'écouter plus de musique classique, tellement c'était parfait sur cette scène. Puis on entame la remontée de la rivière, Laurence Fishburne tout jeunot (pas possible c'est lui ?), la scène avec les playmates sur du Creedence (toujous une excellente BA, je suis aux anges ^^), le camp boueux dont les soldas sont l'ombre d'eux mêmes...
La fusillade du bateau depuis la rive, l'attaque d'un autre bateau pleine de cruauté... l'arrivée chez les français.
Bien que pas mal décriée, j'ai adoré cette scène, absurde, irréelle, une enclave au milieu du pays où on chinoise sur des questions politiques et où on envoie quelques phrases bien senties à Sheen sur les américains.
Puis je regarde la jaquette, et tiens, toujours pas de Brando ni Hopper.
Et ça arrive. Malsai, dérangeant, choquant, avec les têtes sur les bambous, avec une hostilité latente, et un Hopper complètement atteint, mais surtout qui nous introduit Kurtz commme un demi-dieu.
Enfin, Brando : que dire ? Cette scène m'a fascinée au-delà de toute raison, le monologue de Brando est sublime, troublant, philosophique, métaphysique, magique. On ressent tout le dilemme de Sheen, partagé entre mission et admiration, ou plutôt fascination.
Et quand The End se remet en marche, on se dit quec'est tellement logique, évident de conclure le film par le reste de cette chanson, qui a bizarrement (rapport au titre) ouvert le film. Tout devient mystique, les paroles hallucinées et la musique planante collent parfaitement au montage virtuose, qui se conclut dans un parallèle choquant, mais plus pour la vache que Kurtz qui reste dans l'ombre.
Puis Sheen ressort de l'ombre, hagard, se demandant ce qu'il vient de faire. Et là, je me dis que je viens de voir une performance d'acteur exceptionnelle, mais seulement le lendemain, trop sonné que je suis par le chef-d'oeuvre qui vient de s'écouler sous mes yeux.
Déjà fini, pensai-je, à la fois frustré et épuisé.
Et dire que je ne l'ai vu qu'une fois, mais qu'il est sans conteste mon film préféré jusque là. Je crains presque la seconde vision, être déçu par ce film serait vraiment horrible, après tout ce que je viens de dire ^^
Je confirme, une seconde fois c'est limite chiant sur la fin parce que c'est très mou et le blabla philosophique un peu naze de brando relève pas le niveau.
Perso j'ai adoré le film jusqu'au passage chez les francais, d'une le dit passage est chiantissime, de deux, ça casse toute la tension et l'aspect "voyage au bout de l'enfer sans possibilité de retour" mis en place depuis que sheen a quitté duvall ... Et puis après bon bah, le grand brando qu'on attends depuis le début finalement on dirait qu'il peut pas faire un pas sans manquer de se casser la gueule tellement il a l'air usé, et puis les jeux d'ombres sur sa tronche on a vu plus naturel pour essayer de faire ressentir l'aspect diabolique d'un personnage ... Bref, moi la fin m'a énormement déçu, on s'attends a un truc de dingue et finalement, bof ... ca fait un peu trip intello pour impressioner la galerie, jamais on ressent réellement que ce type là est un monstre capable de décapiter des gens, j'ai pas été bon public sur ce coup là sans doute.
Mais le début est assez génial, c'est assez marrant tout en sachant pertinamment que ca va pas durer ... Les soldats qui pètent les plombs, lance qui reste perché, laurence fishburne qui joue au branleur de service, perso ca m'a bien plu !
le passage chez les français est un passage rajouté pour la version longue, essaye de trouver la version courte alors s'il ne te plaît pas… moi j'ai bien aimé… puis le monologue de Brando…
c'est magnifique et ça a un sens…
you have the right to kill me but you have no right to judge me… si c'est pas mangifique
Une nouvelle version "Redux" a été édité en DVD!
APOCALYPSE NOW REDUX (2001)
de Francis Ford Coppola
avec Marlon Brando , Robert Duvall , Martin Sheen , Frederic Forrest , Albert Hall , Sam Bottoms , Aurore Clément , Dennis Hopper , Harrison Ford , Scott Glenn , Laurence Fishburne
Alors que l'armée américaine, engluée dans la guerre du Viêt-nam, cherche à déloger les Viêt-cong d'une jungle proprement impénétrable, le capitaine Willard est chargé par les services spéciaux d'une mission qui doit rester secrète. Retrouver et liquider un ancien Béret vert, le colonel Kurtz. Celui-ci, retranché à la frontière du Cambodge, s'est taillé un véritable empire et règne avec cruauté sur une peuplade primitive de "Montagnards".
Cannes 2001 : Sélection Officielle, hors compétition. Tourné dans des conditions plus qu'éprouvantes aux Philippines, APOCALYPSE NOW a remporté la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1979, ex-aequo avec LE TAMBOUR, de Volker Schlöndorff. Ving-et-un ans après, Francis Ford Coppola est retourné en salle de montage pour ajouter 53 minutes au film original, dont une séquence entièrement inédite de 25 minutes, celle de la « plantation française ».
Coppola avait tourné 279 heures d'images pour ce film. On peut faire une version ultra longue aussi ![]()
mais ça doit être avec les différentes prises pour chaque scènes non ??
Oui c'est le total de tout ce qui a été filmé. Je ne sais pas quelle est la moyenne sur un film mais cela m'avait paru assez impressionant en le lisant.
Perso je préfère de loin la versio Redux.
Plus dense, plus égnimatique, plus démentielle....
Et puis si Coppola n'avait pas eu tant de problème lors du tournage apocalyptique de Apocalypse Npw (jeu de mots), la version de 2h30 n'aurais jamais existé.
Puis j'ai adoré le passage chez les français.
Je ne trouve pas du tout que le passage ressemble à un moment de calme dans ce voyage initiatique.
Au contraire c'est aussi survolté que toutes les autres scène du film.
Il faut voir la scène du repas pour s'en convaincre tout le monde à l'air taré, puis cette façon de filmer, ses ombres, ses lumières cette scène est tout droit sortit d'un rêve !!!
J'ai vu Apocalypse Now Redux il y'a maintenant 2 ans dans des conditions assez mauvaises.
Ce fuc un choc !!!!!!
Je n'attends plus qu'une chose le revoir ![]()
J'ai essayé de pas trop faire de fautes mais mon clavier déconne ![]()