Lucas achève de saborder sa saga avec ce film catastrophique. Non, vous ne rêvez pas : Dark Vador n´est pas l´incarnation ultime du mal, telle qu´on se l´était figurée dans la première trilogie, mais un jeune éphèbe névrosé à la mèche rebelle qui cuve des rancoeurs adolescentes et un chagrin d´amour mal digéré. Cet ultime (ouf!) chapitre n´a aucune ampleur, ne rendant justice en rien au génie créatif de la première trilogie. Ici, pas de batailles spatiales de grande ampleur, pas de héros, juste des ersatz et des faire-valoirs. Lucas torche son scénario comme il mouche au passage son public : de manière volage et vulgaire (comme dirait Higelin) et à aucun moment le film ne décolle. La gadgetisation à outrance des péripéties, des effets, la gratuité des scènes et la maladresse à boucler le film en annonçant l´épisode 4 (la scène ridicule où Yoda donne ses devoirs de vacances à Obi-Wan -"Tu dois apprendre à vaincre la mort grâce à la Force"-, l´apparition incongrue de Chewbacca, un pseudo sosie de Peter Cushing sur le pont d´un croiseur...), la réalisation plate et sans audace de monsieur Lucas, achèvent de placer ce film en tête des navets spatiaux de l´histoire du cinéma aux côtés du minablissime "5ème élément" du piètre Besson. A éviter. C´est un beau (?) produit sans saveur, sans texture, sans grand intérêt, mais qui permettra, une fois n´est pas coutume, à Georges Lucas de palper de manière frauduleuse de bien gros paquets de biffetons. Beurk! Nauséeux. Merci d´avoir brisé nos souvenirs cinématographiques d´enfance, M. Lucas.