"c'est tellement plus simple d'être hermétique à un cinéaste plutôt que tenter de comprendre sa démarche", c'est tellement pas synonyme de l'étroitesse d'esprit ça
Bah si ça va de soi à mon avis (en tout cas y a une logique) :
Sans faire le moindre jugement de valeur : un jeu naturel = ça veut dire qu'on ne ressent pas le jeu, il est naturel, on ne voit pas les ficelles derrière, on ne voit pas qu'il s'agit d'un comédien.
Un jeu faux = au contraire, on voit les ficelles, il y a de l'exagération (et d'ailleurs puisque tu faisais référence à l'actor's studio, même dans l'actor's studio on a chez certains comédiens issus de la méthode une propension a tellement réfléchir le jeu de comédien, à tellement calculer, et à tellement réfléchir le rôle qu'on s'éloigne du jeu naturel. C'est le cas de Daniel Day Lewis ou dans bon nombre de films, ce qu'il fait est tellement calculé de A à Z, chaque mouvement, chaque battement de cils, qu'on est plus du tout dans du jeu naturel).
Il y a aussi le jeu expressionniste, on est dans l'optique volontaire de fausser la réalité, d'exagérer les émotions. (et je n'en suis pas fan loin de là)
L'absence totale d'émotion, chez c'est bresson.
Et puis on a le jeu récité dégueulasse, et ça pour moi c'est chez Rohmer.
Après on est libre de trouver un jeu "faux" intéressant, voire plus intéressant qu'un jeu naturel, c'est pas mon cas.