En même temps on va pas revenir sur une décision qui date de près de 14 ans, surtout quand la personne à la tête du jury cette année là était môssieur Clint Eastwood.
Quant au film de Tarantino, j´ai lu un texte très intéressant sur chronicart qui résume assez bien am façon de penser (même si j´ai pas vu le film) :
http://www.chronicart.com/cannes07/cannes07_23.php
"Il est probable qu´en terrain auteuriste, comme c´est le cas à Cannes, Boulevard de la mort passe aux yeux de beaucoup pour une aimable potacherie, un film où Tarantino " se répète " (au mieux) ou " se fourvoie dans des trucs débiles " (au pire). On croyait ces débats clos depuis longtemps, or même à Cannes il est bon de rappeler quelques évidences : il n´y a pas de séparation chez lui entre basse et haute culture (on peut même ajouter que les films dits de basse culture sont parfois meilleurs que des films qui prétendent à l´art). Cette crispation identitaire (on est entre nous, entre films d´auteurs, qui sont ces invités vulgaires et bruyants ?) en dit long sur le malaise qui s´est installé au sein de toute la chaîne de fabrication des " films d´auteurs ", de l´auteur au producteur en passant par l´exploitant et le critique. Au contraire, le Festival de Cannes est idéalement le lieu d´une cohabitation de ces différentes manières d´être un auteur (mais en retour il faut bien avouer que les films de genre se fichent royalement des festivals, sortis des grands raouts et des festivals spécialisés)."
Quant aux histoire de sifflets et autres standing-ovations de 20 minutes on nous les sort tous les ans pour la moitié des films en compét (Le Labyrinthe de Pan y avait eu droit l´année dernière, aux 20 minutes d´applaudissement, pas aux sifflets).
Légende ou pas, j´en sais rien, mais chronométrez vous 20 minutes en train de taper des mains et on en reparlera. Je dirais bien fantasme de journaliste mais bon...
Alors les échos post séances, j´essaye de pas y faire attention quant à la qualité des films présentés. Le dernier James gray s´est soit-disant fait huer par toute la critiquer lors de la projo press, tant mieux, qu´ils aillent tous se jeter à la mer ces mange-merde.
La réaction de Polanski à la conférence de presse de Chacun son Cinéma résume assez bien le niveau des journaleux durant le festival.